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ROLE DES ANTENNES

C'est par une intertérence proprement dite, semblable

à celle que présente un tuyau fermé en Acoustique, que

l'on peut se rendre compte du pouvoir rayonnant électrique d'une longue tige cylindrique, verticale, À. dont une extrémité est libre, tandis que sa base est l’une des boules d'un éclateur E. La base de la tige, qui aboutit à la boule supérieure de l'éclateur, reçoit de chaque étincelle un mouvement oscillatoire, ou vibration électrique, dont la période est déterminée et constante. Sa valeur dépend de la constitution du circuit de décharge.

Ce mouvement oscillatoire se propage de proche en proche le long de la tige. Arrêté à l'extrémité libre, il se réfléchit à la façon d'un mouvement sonore qui part de l'embouchure d'un tuyau fermé et rebrousse chemin quand il arrive au fond. L'éclateur se comporte pour l'antenne comme l'embouchure pour le tuyau. On sait qu'on peut, à tout instant, composer en chaque point du tuyau deux mouvements vibratoires du milieu en vibration ; l'un des mouvements est direct, venant de l'embouchure, l'autre, réfléchi sur le fond, est inverse. Le mouvement résultant est toujours nul au fond du tuyau, qu est un nœud. Le mouvement résultant est au contraire maximum à l'embouchure celle-ci est un ventre. L'extrémité libre d'une antenne, comme le fond d'un tuyau fermé. est un

nœud où le mouvement oscillatoire direct, venu de ë

> nt fé. dé dudit né. en.

l'éclateur, et le mouvement inverse réfléchi s’annulent. Il y a un ventre à l’éclateur.

Le potentiel électrique jouant ici le rôle de la pression de l'air dans un tuyau sonore, un nœud de mouvement est un ventre de pression. On voit, en effet, pour de fortes décharges à l'éclateur, des déperditions lumineuses, dues à de hauts potentiels, se produire à l'extrémité libre de l'antenne, où un ventre de pression correspond au nœud de mouvement.

Comme dans un tuyau sonore, la distance d'un nœud à un ventre consécutif est égale au quart de la longueur d'ondulation du mouvement vibratoire.

On sait que, pour le son le plus grave que peut rendre un tuyau fermé, il n'y a qu'un nœud, qui est le fond et un ventre, qui est l'embouchure. La longueur du tuyau est alors le quart de la longueur d'ondulation du son qui est rendu et le tuyau est dit vibrer en quart d'onde.

L'expérience a montré qu’une antenne libre vibre aussi en quart d'onde. Il faut entendre par là que, si, à la vibration naturelle ou fondamentale, s'ajoutent des vibrations dont la fréquence est 3, 5, 7 fois plus élevée (la loi des Karmoniques des tuyaux fermés étant appliquée aux antennes), l'amplitude de ces vibrations surajoutées est relativement très faible.

Ainsi, pour une antenne de 75 mètres, la longueur d’ondulation de la vibration émise sera 300 mètres, ou 30.000 centimètres. D'après l'équation 3,10:° — N. 30.000, la fréquence N, qui correspond aux 75 mètres de hauteur d'une antenne verticale est 10% ou un million.

En poursuivant l’analogie d’une antenne et d'un tuyau fermé rendant sa note la plus grave, on doit admettre, ce qui a été démontré pour un tuyau vibrant

90 LA TÉLÉGRAPHIE SANS FIL en quart d'onde. que « les eflets oscillatoires qui éma-

nent des différentes tranches de l'antenne, perpendiculaires à sa longueur, sont concordants, étant de même sens

"Jol

Fra. 42.

Fic. 41.

et dans la même phase de leur vibration ». Ils s'aioutent et cette addition implique

donc en :out point éloigne un grand pouvoir rayonnant (fig. 41).

Si, au lieu de relier au sol, par un court prolongement métallique, la seconde boule de l’éclateur, on lui adjoint une seconde tige se dirigeant en sens inverse de celle qui se dresse vers le ciel, et ayant la même longueur, la comparaison acoustique donne encore d'utiles indications.

Dans ces nouvelles conditions, où l’éclateur se trouve intercalé entre deux tiges égales, l’éclateur et ses deux antennes peuvent être assimilés à un tuyau fermé aux deux bouts : il y a, en son milieu, une embouchure qui est un ventre de mouvement. Les deux extrémités libres sont des nœuds de mouvement et des ventres de pression ou de tension. (fig. 42). |

La longueur d’ondulation est la même pour chacune des deux tiges, qui vibrent séparément en quart d'onde ; l'ensemble vibre en demi-onde. À un même instant, les amplitudes dans toutes les sections transversales sont concordantes et de même sens.

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