EXCITATION INDIRECTE AVEC CHOC
L'excitation induite ou indirecte avait été un grand progrès. En premier lieu, l'énergie mise en action pouvait
être considérablement accrue. En second lieu, puisqu'il faut
à l'émission et à la réception un nombre suffisant de mouvements oscillatoires consécutifs pour établir une résonance, la réduction de l'amortissement avait été avantageuse. Toutefois, la simplicité d'une période unique avait été perdue.
Tout en conservant l'excitation indirecte et les ressources
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qu’elle procure au point de vue de l'accroissement de l’énergie et de l'accroissement de a .ongueur d'onde, on a pu revenir à une période unique, comme en excitation directe, et obtenir, en même temps, à l'émission de chaque étincelle, un nombre d'oscillations beaucoup plus grand que dans l'excitation indirecte ordinaire. Ces résultats ont été atteints en rendant, après une très brève excitation, l'antenne d'émussion indépendante de son circuit excitateur. |
Par l'emploi d'un éclateur à très petite distance explosive et à durée d’étincelle très faible, on est arrivé à ne laisser subsister, à peu près, que la première des oscillations que provoque dans le circuit excitateur chacune des étincelles de l’éclateur. Il est vrai que l'énergie totale, qui est communiquée à l'antenne d'émission, se trouve alors limitée à celle que fournit le début de l'excitation, mais on est par- -venu à obtenir un rendement suffisant, en maintenant, entre le circuit excitateur et le circuit radiateur, une liaison assez serrée. Dans ces conditions, au moment cù l'excitation exercée sur l'antenne est supprimée, le circuit excitateur lui a déjà cédé une partie importante de l’énergie de la décharge.
Vu la durée extrêmement courte de l'excitation, la force agissante exerce l'effet d'un choc. On sait qu'’alors le circuit de l'antenne d'émission entre librement en oscillation électrique, avec sa période propre et avec son amortissement propre. Les oscillations de l'antenne ont donc ic une période unique, et elles sont d’ailleurs peu amorties, puisque l'antenne ne possède plus l’éclateur. Les oscillations se succèdent, jusqu au moment où toute l'énergie communiquée à l'antenne par je circuit excitateur a été dissipée. Un train de ces oscillations d'émission comprend ans un grand nombre d'oscillations (fig. 53).
D'autre part, le contact imparfait, restant séparé de l'antenne de réception, n y amortit plus par sa résistance, les
duites que provoque l’an- Fic. 53. | | tenne d'émission, à travers l'espace qui sépare les deux antennes. Bien entendu, l'antenne d'émission et l'antenne de réception ont été préalablement accordées. Comme précédemment, le circuit fermé de réception est accordé avec le circuit ouvert de son antenne et 1l lui est associé par un couplage lâche. Ces deux circuits ont ainsi une période commune, qui est celle de l'antenne d'émission. En raison du redressement produit par le contact imparfait, la membrane du téléphone fait entendre, comme à l'ordinaire, un choc pour chaque train.
. Éclateur tournant.
Pour réaliser les conditions de l'excitation par choc, on fait souvent usage d'un éclateur tournant. Un disque circulaire, qui tourne autour d'un axe central perpendiculaire à son plan, porte sur sa périphérie une suite de saillies équidistantes. La circonférence des saillies passe devant une électrode fixe de l’éclateur et chacune des
oscillations in-
saillies devient à son tour la seconde électrode. Une étincelle éclate au passage de chaque saillie. L'intervalle de succession des étincelles reste invariable si le moteur qui fait tourner le disque est bien régulier et il est extrêmement ‘réduit par une très grande vitesse de rotation. Enfin, la faible distance des saillies à l’électrode fixe rend la distance explosive fort petite, c'est-à-dire l'étincelle fort courte.
Quelquefois, c'est entre deux disques Di et D2, perpendiculaires à son plan, que tourne le disque D porteur des saillies. Un petit mouvement continu de rotation est communiqué aux disques Di et D2 eux-mêmes, afin que les étincelles éclatent constamment D entre des masses froides (fig. 54).
Il s'agit ici de très grandes longueurs d'onde et, par conséquent, de périodes d'oscillation notablement plus grandes que celles des petits postes ; c'est pourquoi, avec une assez grande vitesse de | D rotation du disque D, l’étincelle, très brusquement coupée, réduit sa la décharge oscillante à une ou deux oscillations.
Les trains d'oscillations des étincelles d'émission sont, dans l'excitation indirecte avec choc, incomparablement moins amortis que dans l'excitation indirecte ordinaire. Malgré cela, chaque train reste séparé du suivant par un intervalle de temps qui est encore très considérable par rapport à sa propre durée et l’ébranlement oscillatoire quil produit sur l'antenne réceptrice peut être dissipé