Braniv
quand l’ébranlemént suivant se présente. C'est donc principalement par les oscillations d'un même tram que la résonance s'établit entre les deux antennes ; elle se répète pour chacun des trains successifs.
Étincelles fréquentes ou musicales.
Avec les anciens dispositifs, la fréquence des étincelles d'émission ne dépassait pas une centaine : l'éclateur tournant peut être animé d'une vitesse qui en donne de 1.000 à 1.500 par seconde. Cette émission est dite à étincelles fréquentes, par opposition avec l’autre, qu'on nomme émission à éfincelles rares.
Une grande fréquence d'étinceiles est précieuse sous certains rapports. Le nombre des trains dans le circuit du contact redresseur, et, par conséquent, aussi le nombre des chocs au téléphone est égal au nombre des étincelles qui correspondent à l'envoi d’un Signal, point ou trait. Or, si courte que soit au poste d'émission la durée d’une fermeture du manipulateur, elle comprend, avec les étincelles fréquentes, un nombre d'’étincelles assez grand pour que tout signal, même très court, reçu au téléphoné, au lieu d'être saccadé comme avec les étincelles rares, ait la note de la fréquence des étincelles. Avec un éclateur tournant bien réglé, la hauteur du son conserve une grande fixité. Les étincelles sont, dans ces conditions, qualifiées étincelles musicales. La source électrique de charge étant une source continue, telle qu'une batterie d’accumulateurs, pour un nombre N de tours du disque par seconde et un nombre p de dents, la fréquence des étincelles est pN. : :
Une différence dans la fréquence des étincelles, attribuée
à différents postes d'émission, fait varier la note des sons au téléphone et renseigne sur la provenance d'une dépêche. Lorsque deux transmissions indépendantes se font sur une même longueur d'ondulation, leur réception simultanée peut être sans inconvénient. En effet, on s’habitue assez vite, si la note musicale diffère suivant le poste, à n'entendre, à la lecture au son, que les signaux du poste avec lequel on doit rester en correspondance.
Les étincelles musicales sont, d'autre part, avantageuses au point de vue de l'élimination des sons parasites. Il est utile d'y insister. La résonance ne devait pas servir seulement à augmenter la portée des communications, mais aussi à obtenir la syntonisation. Si une bonne syntonisation facilite une correspondance exclusive entre deux postes, en la débarrassant d'émissions faites sur des longueurs d'onde différentes de la longueur d'onde adoptée, elle ne supprime pas les sons parasites, qui sont quelquefois extrêmement gênants. Mais les sons parasites proviennent de décharges atmosphériques, ils ont lieu par chocs isolés et ne sont que des bruits sans caractère musical. I] est donc possible de les négliger dans une réception à étincelles musicales, au moins lorsqu'ils ne sont n1 trop forts n1 trop nombreux.
Les étincelles fréquentes permettent enfin d'élever le rendement d'un poste. On conçoit que le nombre des signaux d'un poste d'émission peut être accru avec le nombre des étincelles par seconde, puisqu'un signal, même fort court, mettra en jeu quelques étincelles. En augmentant le nombre des étincelles, on a donc le moyen d'accroître le nombre des signaux. On y parvient avec des appareils d'émission à grande vitesse.
I] ne faut pas oublier qu'un accroissement important de la fréquence des décharges, pour un grand trafic,
exige un renforcement de l'énergie du circuit excitateur de l'appareil d'émission. |