‹ La télégraphie sans filChapitre 43 sur 57 · HN · texte numérisé non relu

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Fic. 65.

dans une dérivation où un détecteur les redresse. Les

courants redressés parcourent le fil d'un téléphone qui répète la parole sans déformation. Insensible à la haute fréquence des oscillations qui transportent les courbes microphoniques, en leur servant de support, la membrane du téléphone obéit à la basse fréquence des ondulations de ces dernières.

À la réception, la téléphonie sans fil est plus simple que la télégraphie sans fil par ondes entretenues, car elle n’exige ni appareil tranchant régulièrement le courant alternatif un grand nombre de fois par seconde, ni hétérodyne. Le poste récepteur est le même que celui de la télégraphie sans fil par étincelles ou par ondes amorties (fig. 47). Le

détecteur employé est indifférent : ce sera, si l'on veut, un détecteur à galène ou une lampe à trois électrodes.

Les bruits parasites sont plus gênants qu'en télégraphie, : car 1] est moins aisé de suivre les modulations de la voix que de percevoir les signaux Morse. |

La portée directe est moindre qu’en télégraphie sans fil. Cela s'explique. En radiotélégraphie, la transmission par trains égaux donne à tous les signaux la même intensité. En radiotéléphonie, certaines syllabes qui impressionnent peu les microphones, sont perçues plus difficilement que d'autres. On augmente toutefois la portée en faisant usage d'amplificateurs.

La radiotéléphonie a un grand avantage sur la radiotélégraphie ; elle s'exprime, en effet, en langage clair, elle n'exige pas la connaissance des signaux Morse et l'habitude de la lecture au son. Sans apprentissage, les marins, les aviateurs, les particuliers peuvent recevoir directement les nouvelles. La radiotéléphonie est, pour cette raison, appelée à remplacer dans un grand nombre de cas la radiotélégraphie. D'autre part, les auditions lyriques et musicales par téléphonie sans fil sont fort appréciées.

Diriger, d'une part, un rayonnement électrique pour le concentrer et, d'autre part, reconnaître la position d'une source de rayonnement électrique, sont deux problèmes qui forment l'objet de la radiogoniométrie. Ils apparaissent, tout d'abord, plus compliqués que les problèmes optiques correspondants. Îls ont pu cependant être résolus et ils le sont dans des circonstances où la lumière trouverait des obstacles . msurmontables.

Un faisceau de radiations électriques n’a qu'une bien faible énergie si sa longueur d'onde est inférieure à 300 m. Si l’on voulait alors, à l’aide de miroirs ou de lentilles, le concentrer pour lui donner une intensité sufhisante dans une direction déterminée, comme on le fait pour des rayons lumineux, les dimensions exceptionnelles que devraient avoir les miroirs et les lentilles rendraient leur utilisation impraticable. Il en est déjà ainsi pour des rayons électriques dont la longueur d'onde a une dizaine de mètres ; les procédés optiques de concentration et de direction ne pourraient servir, par conséquent, que pour des sources électriques de trop minime puissance.

On s’est borné, pour diriger les rayons électriques, à faire usage d'antennes et de cadres.

Une règle générale, précédemment énoncée, sera d'abord utilement rappelée. Une forme de circuit, qui émet, dans une

direction déterminée, un rayonnement électrique plus intense

que dans toute autre, a aussi un pouvoir collecteur plus grand pour cette même direction. C'est de cette façon quon fait servir, dans les stations, une même antenne pour la transmission et pour la réception. L'application de cette règle facilite l'énoncé des lois.

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