ANTENNES
Il n'est pas douteux qu'une antenne symétrique, telle qu'une antenne verticale et cylindrique, dissémine son rayonnement également en tous sens. Elle convient donc pour atteindre des postes mobiles dont la position est ignorée. En cas de postes fixes en correspondance, il y a économie d'énergie radiante et le secret est susceptible d'être mieux assuré, si l'on est maître d'imposer une direction au rayonnement. Une antenne dissymétrique le permet.
Il a été reconnu qu'une antenne d'émission coudée, formée d'une courte branche verticale plongeant dans le sol, suivie d'une longue branche horizontale libre, envoie un rayonnement maximum dans le plan des deux branches et dans le sens de l'extrémité mise à la terre.
Dans ce cas, si une antenne verticale est utilisée comme récepteur, le maximum de réception a lieu quand l'antenne verticale est dans le plan de l'antenne coudée, mais 1] vaut mieux prendre pour antenne réceptrice une antenne coudée qui est également dissymétrique pour la réception.
Avec une antenne verticale pour excitateur, si l'on prend comme récepteur une antenne coudée horizontalement, et, si l'on fait tourner la branche horizontale dans un plan
horizontal autour de l'extrémité qui plonge en terre, la réception est maximum lorsque le plan vertical de l'antenne de réception contient l'antenne d'émission.
E 7” ] R De ae de Ponte 0’ Fic. 66.
Les meiïlleures conditions de correspondance, réalisées pour l'émission et la réception entre deux antennes coudées, sont celles où ies deux antennes sont dans le même plan, avec leurs deux extrémités libres dirigées en sens inverse l’une de l’autre (fig. 66). Les extrémités mises à la terre se font face.