SIGNAUX HORAIRES
Chacun sait combien est indispensable au marin la connaissance exacte de sa position en cours de route. Il a besoin,
pour la déterminer, de connaître la longitude et la latitude du lieu où 1l se trouve. Certaines observations astronomiques, qui lui sont familières, lui donnent la latitude :1l obtient de même aussi l'heure locale. La longitude se déduit, d'autre part, de la différence, à un même instant, entre l’heure locale et l'heure d’un méridien pris pour origine ; des montres de précision, que le navire a emportées et qui ont été réglées au départ, ont dû conserver l'heure d'un méridien connu. Mais la marche d'une montre n’est jamais rigoureusement régulière, et quelques secondes d'écart par jour conduiraient, en s ajoutant pendant le cours du voyage, à un total qui pourrait n'être pas négligeable. Actuellement, des sigraux lancés, chaque jour, parle poste radiotélégraphique de la tour Eiffel, à des heures fixes, font entendre, à toute distance en mer, l'heure exacte du méridien adopté pour origine. À ce moment, les marins rectifient l'heure des montres.
Des explorateurs en régions désertiques, munis d’appareis récepteurs portatifs de télégraphie sans fil, reçoivent également les signaux horaires de Paris et sont, ainsi, en mesure de déterminer la position géographique des points principaux de leur parcours.
Un signal du poste de la tour Eiffel est reçu presque instantanément à de très grandes distances, puisqu'il parcourt, à travers l'air, trois cents kilomètres en un millième de seconde.
Pour assurer la plus grande précision dans l'envoi des signaux horaires, une ligne souterraine à double fil, renfermant une pile, a été établie en permanence entre le pendule de l'heure à l'Observatoire de Paris et la station radiotélégraphique de la tour Eiffel. Le pendule lui-même, ferme au moyen d'un contact, le circuit de la ligne au moment qui convient. Le courant électrique, qui passe
alors dans la ligne, fait fonctionner par l'intermédiaire d'un relais, le manipulateur qui lance le signal horaire *,