‹ La télégraphie sans filChapitre 106 sur 221 · LUS · texte numérisé non relu

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fréquence. Celui-ci, du type Goldschmidt, est construit pour une puissance normale de 100 kilowatts, en haute fréquence, puissance qui peut être doublée au besoin. Nous avons donné au chapitre 1 les principes de l’alternateur Goldschmidt. Les caractéristiques de la machine employée à Eilvese sont les suivantes : Elle comprend un rotor et un stator. Les pôles du rotor et du stator sont au nombre de 384, et leurs axes sont distants de 1 centimètre. Il n’y a qu'un conducteur par encoche. Le fer est en tôles très minces, de 0,05 millimètre d'épaisseur, séparées par des feuilles de papier de 0,03 millimètre d'épaisseur. Le diamètre du rotor, qui pèse au moins 9 tonnes, est d'environ 1,20 mètre. L’induit tourne 3 000 tours par minute environ, soit une vitesse périphérique de 200 mètres par seconde environ.

Antenne

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VOD ut 220 volts

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Condensateur pour l'accord à 30000 v

L'entrefer est égal à 0,08 millimètre environ. On voit avec quel soin la machine a dû être construite. La fig. XX VIII, pl. VXI, représente l’ensemble de l'installation, le moteur d'entrainement de la machine de 100 kilowatts est à gauche, et l'alternateur à haute fréquence à droite. Sur des supports fixés aux murs sont disposés les condensateurs.

Si, par exemple, la machine tourne à une vitesse de 3 130 tours par minute, et que le stator soit excité avec du courant continu, le rotor sera parcouru par du courant alternatif de fréquence 10 000. Le stator est excité par du courant continu fourni par la dynamo A (ou une batterie d'accumulateurs) ; il est protégé des effets du voltage alternatif produit dans le stator par une bobine de self B qui empêche en même temps l'énergie en courant alternatif de l'antenne de passer dans la terre à travers l’excitateur.

Le courant alternatif à 10 000 périodes produit dans le rotor par la rotation mécanique dans le champ magnétique constant entretenu par le stator passe dans un circuit qui contient une bobine de self et un condensateur C, réglés de telle facon que l’ensemble du circuit rotor soit accordé à la fré-

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quence 10 000, et que, par conséquent, l'intensité du courant continu nécessaire dans le stator pour produire un courant donné dans le rotor soit minima. La réaction du rotor sur le stator produit dans ce dernier un courant à 20 000 périodes. L’enroulement stator est, à l’aide d’une selfinduction et d’une capacité D, accordé sur cette fréquence. Le courant à 20 000 périodes du stator réagit à son tour sur le rotor et y fait naître un courant à 30 000 périodes par seconde, l’enroulement du rotor est accordé sur cette fréquence par le condensateur.E. Enfin l’antenne et la terre sont mises aux bornes du stator.

La manipulation se fait à l’aide d’un manipulateur placé dans le circuit excitateur, qui, en même temps qu'il excite l'alternateur et fournit par conséquent la puissance à l’antenne, agit sur la vitesse de la machine de la manière suivante par l’intermédiaire d’un relais : Le champ de l’alternateur et celui du moteur sont excités séparément; le circuit excitateur de ce dernier contient une résistance qu’on enlève du circuit à l’aide de l’interrupteur X, au moment où l'énergie est fournie à l’antenne. Il en résulte, qu’à ce moment, la vitesse du moteur tend à augmenter de telle sorte que la diminution de vitesse que tendrait à provoquer l’augmentation d'énergie soit contre-balancée, et la vitesse reste constante à 3 100 tours par minute.

Le pylône contient quelques détails de construction intéressants. Il a 250 mètres de hauteur. Il est formé de deux tronçons, avec joints isolants à la partie inférieure et à 150 mètres au-dessus du sol. Les haubans sont isolés en différents points de leur longueur; ils passent sur des poulies à leur extrémité inférieure et sont attachés à des blocs de béton; de sorte que les efforts dus au vent sont réduits. L’antenne elle-même est en bronze phosphoreux de 1 centimètre de diamètre. Elle est du type parapluie, à 36 fils descendants de 200 mètres de longueur.

234. Stations à arc. Poste d’Arlington. — L'application de l'arc à haute fréquence à la télégraphie sans fil à longue distance a pris depuis 1914 une extension considérable. Les installations récentes faites en France et en Angleterre ne peuvent être décrites, en raison des circonstances actuelles. En Amérique, le département de la Marine établit une série de stations puissantes. Celle d’Arlington (Washington), qui possède, en plus des postes à étincelles que nous avons déjà décrits, un poste à are de 100 kilowatts, et celle de Darien (isthme de Panama), qui comporte un poste à arc de 200 kilowatts, sont ouvertes à l'exploitation. D’autres sont en construction à San Diego (600 kilomètres au sud-est de San Francisco), Pearl Harbor (îles Sandwich), Cavite (îles Philippines), Guam. Les stations de Darien, San Diego, Pearl Harbor, Cavite, ont comme supports d'antennes chacune trois pylônes sans haubans de 183 mètres de haut; celle de Guam trois pylônes de 122 mètres. La station de San Diego aura un arc Poulsen de 200 kilowatts avec 150 ampères dans l’antenne ; celles de Pearl Harbor et. Cavite, des arcs Poulsen de 350 kilowatts avec 200 ampères dans l’antenne; celle de Guam, un arc de 35 kilowatts avec 30 ampères dans l’antenne (fig. XX VII, pl. XVI).

Nous décrirons, comme exemples d'installations de grande puissance à arc Poulsen, celle de 100 kilowatts en service à Arlington. Elle a été construite par la Federal Telegraph Company. Elle comporte un groupe moteur-générateur, l'arc et les accessoires. La figure 179 représente le schéma de montage.

Le groupe moteur-générateur comporte un moteur triphasé 25 périodes, 160 chevaux et un générateur à courant continu 500 volts, 100 kilowatts, reliés par un accouplement direct.

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