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CHAPITRE VIII

Le problème de la radiotéléphonie.

THÉORIE

24'"7.Il s'agit de transmettre la parole à distance sans l’intermédiaire de fils conducteurs.

248. Téléphonie ordinaire. — Dans la téléphonie ordinaire, l'appareil émetteur est un microphone, ou contact imparfait, intercalé dans un cireuit contenant une pile P et le primaire d'un transformateur T, dont

P le secondaire aboutit aux deux fils de ligne. A la station ré- E P ceptrice, ceux-ci sont liés aux À

extrémités des bobines d'un

électro-aimant E, pourvu Fig. 180.

d’une armature D formée

d'une plaque de fer. Quand on parle devant le microphone, sa résistance varie, il se produit dans le circuit primaire et par induction dans le circuit de ligne des courants variés, et l’électro-aimant attire la plaque vibrante avec une intensité et une fréquence correspondantes à celles de ces courants; l'air est ébranlé, communique à l'oreille des vibrations analogues à celles de la plaque du microphone, et la parole émise à la station transmettrice est reproduite au poste récepteur (fig. 180).

249. Forme du courant microphonique. — Le courant vibré produit dans le circuit microphonique a été étudié expérimentalement. Nous reproduisons (fig. 183) des courbes dues à M. Devaux-Charbonnel (1908), et représentant, pour les différentes voyelles, la forme de ce courant. Aux voyelles correspond un courant alternatif, de forme complexe, et aux consonnes un courant varié, précédant ou suivaut le courant alternatif dû à la voyelle. Dans tous les cas, la fréquence qui fait la plus grande impression sur l'oreille est de l’ordre de 1 000.

19% TRS

250. Radiotéléphonie. La transmission. — Pour transmettre a distance sans fil ces courants variés, il ne suffit pas de les produire dans une antenne, la fréquence nécessaire pour les

| transmissions sans fil à y | grande distance étant a} } h k k | | ke) ! | d'au moins 30 000 envi-

ron. Pour nous tirer d'affaire, produisons dans une antenne, des oscillations entretenues de grande fréquence porcs D . (fig. 182) ou des trains es MA) | Ar | “47 très rapprochés d’oseil- HR LM PA LES lations amorties (fig.

a RATE 77. 181).Représentons d’au- PTT RES tre part (courbes b) le

s courant microphonique.

Si nous lions d'une facon quelconque, par exemple par induction, le circuit microphonique et le circuit à grande fréquence, il y aura action mutuelle, et le courant dans l'antenne sera un courant à grande fréquence d'intensité variable suivant les variations d'intensité du courant microphonique. Il se produira | dans l'air des ondes

AAANAAANANAINAL d'intensité variable qui se agiront sur le détecteur

au poste récepteur.

Il est nécessaire, pour que toutes les inflexions de la parole soient trans-

b mises, que le nombre de trains d'ondes amorties par seconde, ou la fréquence de l'oscillation entretenue, soient bien supérieurs à la fréquence utile du courant microphonique. Celle-ei étant d'environ 1 000, il faut que la première soit d'environ 10 000 au moins.

Mais on ne peut pas obtenir pratiquement, par la méthode de la décharge du condensateur dans un circuit à étincelle, des séries de trains d’ondes amorties en aussi grand nombre. On se servira done d’ondes entretenues à une fréquence de 30000 au moins pour que la transmission à travers l’air se fasse dans de bonnes conditions. Un autre avantage résulte de l'emploi de ces

Fig. 183. — Courbes données à l'oscillographe par les voyelles.

Extrait de Devaux-Charbonnel : « Étude sur les lignes téléphoniques ».

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