‹ La télégraphie sans filChapitre 17 sur 221 · EX · texte numérisé non relu

EX

ou, si l’on suppose que E est produit par une antenne d'émission produisant des oscillations entretenues ($ 22) :

Fi I dr kr VE ke, cos Es (QË— r) — e| ; (46)

Cette force électromotrice agissant dans l’antenne, de capacité C,, de self L,, de résistance R, + Sw?, y provoque, suivant la théorie des courants alternatifs, un courant d'intensité L |

As ie 1 2 hr / A A, Da ar re ,| (47) / DE (Lo Ta)

HT Re Re Ce) A nn OR PRE A & Ro + Sow2 (48)

avec

20 TONSACEX 36. On voit que le courant présente un maximum quand

Co

L,w 0. (49) On dit alors que le récepteur et le transmetteur sont en résonance, ou qu'il y a syntonie entre les deux.

L'énergie utilisée pendant l'unité de temps dans le détecteur

est Rlè#. (50)

Elle est maxima quand la résonance est établie, ou, ainsi que nous l'avons vu plus haut, quand les deux systèmes ont même période d'oscillations, ou mêmes fréquences. Tout dispositif récepteur de télégraphie sans fil devra donc comprendre des appareils de réglage, permettant de rendre la fréquence propre des oscillations du système récepteur égale à la fréquence des oscillations à recevoir,

On peut arriver au résultat précédent d'une manière plus simple.

377. Courbes de résonance. — Considérons deux antennes, l'une transmettrice À, l'autre réceptrice À,. Soient 7, n, leurs fréquences propres, J, J, les courants efficaces dans les deux circuits. S1, toutes choses égales d'ailleurs, la fréquence propre

de l'un des circuits varie, on constate que le rapport E varie

aussi. La variation peut être représentée par une courbe sem-

blable à celle de la figure 71, où l’on porte en abeisses le

de

rapport en ordonnées le rapport ; . Cette courbe présente 1 1 /

un maximum, correspondant au point À, où les périodes pro-

pres des deux circuits sont égales. On dit alors que les deux circuits sont en résonance et la courbe est dite courbe de résonance.

Le maximum est d'autant plus aigu que les circuits sont moins amortis. La courbe I correspond a des circuits très amortis, la courbe IT à des circuits peu amortis.

a En

A 2e 38. Influence de la longueur

Fie. 16. d’onde. — Pour nous expliquer ces faits, considérons un pendule auquel nous appliquons périodiquement des impulsions. Si

PHÉNOMÈNES FONDAMENT AUX 21

leur période est égale à la période propre du pendule, celui-ci, à la première impulsion, est lancé, monte jusqu'en M, et exécute une oscillation. Au bout de cette

première oscillation, 1l reçoit une

deuxième impulsion, qui accélère son

mouvement, et monte jusqu'en M...

Après la deuxième oscillation, il

reçoit une troisième impulsion, qui ; le fait monter en M, et ainsi de suite. x Pa On voit que l'amplitude du mouve- NO EN ET ment augmente à chaque impulsion IN ent). Fig. 17.

Si au contraire la période de l’impulsion est différente de celle du mouvement du pendule, il y aura des cas où l'impulsion s’opposera au mouvement du pendule, qui se ralentira. Et l'amplitude moyenne sera plus faible que dans le cas de la résonance.

Il en est de même pour les oscillations électriques. 51 les ondes excitatrices ont une période différente de celle du circuit récepteur, le courant induit sera tantôt de même sens, tantôt de sens contraire à celui qui circule à ce moment dans le cireuit récepteur, et le résultat pourra être un affaiblissement de ce courant. Si, au contraire, les ondes excitatrices ont la même période propre que le circuit récepteur, il y a à chaque période une augmentation de l'amplitude dans ce circuit.

39. Influence de l’amortissement. — L'amplitude augmenterait même indéfiniment, si les circuits n'étaient pas amortis, comme dans le cas du pendule s’il n'y avait pas de frottements qui s'opposent à l'augmentation de la vitesse, de sorte que si nous appelons M, M,, les élongations maxima successives dans le même sens, elles sont réparties sur une courbe, qui a une asymptote horizontale dont l’ordonnée OA est d'autant plus faible que les frottements sont plus grands. De même, dans le cas des oscillations électriques, le maximum

de 7 ©st d'autant moins élevé que les amortissements sont plus grands, toutes choses égales d’ailleurs.

Expliquons enfin pourquoi, dans le cas de circuits très amortis, la courbure de la courbe de résonance est beaucoup plus faible que dans le cas de circuits peu amortis. Pour cela, passons immédiatement au cas extrême d'une impulsion amortie après la première oscillation : c’est le cas d’un choc donné au pendule. Mais un choc, quel qu'il soit, met en

mouvement un pendule de n'importe quelle longueur, qui se met à osciller avec sa période et son amortissement propres. Il en sera de même dans notre cas, où des ondes très amorties exciteront le système récepteur, quelle que soit sa longueur d'onde.

AO. Conséquences pratiques. — Il reste à ürer les conséquences de ces phénomènes.

Ils donnent l'explication des difficultés rencontrées dans la recherche de la syntonie, c'est-à-dire de l'isolement réciproque de deux postes voisins, et l'indication des moyens les plus propres à la réaliser.

1° La syntonie rigoureuse n'est réalisable qu'avec l'emploi d’ondes entretenues à l'émission et de circuits très peu amortis à la réception.

2° Un poste transmetteur très amorti impressionnera tous les postes récepteurs situés dans son rayon d'action, et sera très gènant

3° Un poste transmetteur peu amorti n impressionnera que les postes récepteurs accordés sur lui et sera peu gênant.

4° Un poste récepteur très amorti sera impressionné par des longueurs d'ondes mème très différentes de la sienne propre. Il sera donc bon comme organe de recherche, dans une station qui peut avoir à recevoir de postes de longueurs d'ondes différentes. En revanche, à intensité émise égale, les signaux seront moins forts que pour un poste récepteur identique à amortissement moindre.

5° Un poste récepteur peu amorti sbra impressionné beaucoup plus fortement par les postes transmetteurs ayant sa longueur d'onde propre. C'est done un bon dispositif de réception une fois connue la longueur d'onde de la station transmettrice.

6° Enfin, il est très difficile de se débarrasser des signaux parasites, qui sont en général très amortis. Le meilleur moyen semble être d'employer une antenne non accordée avec la station transmettrice, agissant sur le détecteur par l'intermédiaire d’un circuit accordé sur la longueur d’onde de transmission. Les parasites font vibrer l'antenne, mais, comme celle-ci n’est pas accordée avec le circuit intermédiaire, celle-ci n'est pas influencée. Au contraire des émissions utiles exciteront un peu l’antenne qui fera vibrer le circuit intermédiaire suivant la même longueur d'onde, et le détecteur fonctionnera. II y à évidemment une réduction de l'intensité des ondes reçues. |

41. Récepteur syntonisé. — Si le récepteur est syntonisé Coco

Low — ANNE

l'expression du courant recu devient

| BL | L — UT VE ee AR R,+S,u? cos E (Qc — r) — e| (51)

et si Lex et [er représentent les courants efficaces dans le transmetteur et le récepteur :

Uler AA (52)

Ï fr = AT — =—— ——— .

os e Àr R,+S;o?

L'expression précédente suppose des unités CGS. Si l’on prend les unités CGS du système électro-magnétique, on doit poser

D'autre part, il faudra tenir compte que

1 unité pratique d'intensité, ou ampère, égale 10 unité CGS. 1 unité pratique de résistance, ou ohm, égale 10 000 000 unités

CGS.

On obtient alors :

Let. DE ALT ere ra Les. (53) 42. Cas des oscillations amorties. — On peut faire des

calculs semblables aux précédents dans le cas des oscillations amorties.

Siô et ô, sont les décréments d'amortissement des systèmes émetteur et récepteur on obtient les expressions suivantes :

En unités CGS.

— Be Len ARR, 1 54 y En unités pratiques :

[| ff h.h 4 — NT Ale 55 Me 0 À1r R,+ So? Vi+ fe

Le courant est donc moins intense dans le cas des oscillations amorties que dans celui des oscillations entretenues.

Page 1