‹ La télégraphie sans filChapitre 23 sur 221 · TÉL · texte numérisé non relu

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graphie sans fil correspondent à des longueurs d'ondes sans cesse croissantes, depuis les quelques centaines de mètres employées au début, en passant par les 2 000 mètres environ des stations de la tour Eiffel et de Norddeich, jusqu'aux 6000 mètres de Clifden, de Glace-Bay, et de Nauen. Cette loi de l’augmentation continue des longueurs d'ondes, qui a été une loi du passé, semble devoir être aussi celle de l'avenir. Dans le projet qu'elle a établi en 1912 pour la construction d’un réseau impérial britannique de télégraphie sans fil, la Compagnie Marconi prévoyait des longueurs d'ondes allant jusqu’à 15 000 kilomètres. Dans un discours à | « Institute of Electrical Engineers », de Londres, M. W. Duddell proposait d'essayer l'application à la télégraphie sans fil d’alternateurs à 10000 périodes, correspondant à des Jongueurs d'ondes de 30000 mètres, et M. Bouthillon a récemment proposé la construction d'une antenne de 100 kilomètres de longueur d'onde propre, qui serait excitée avec des ondes de plusieurs centaines de kilomètres de longueur.

La théorie du P' Sommerfeld, qui explique l'évolution, suivie par la pratique de la télégraphie sans fil à grande distance, donne également la raison des expériences que le F. Kiebitz, et beaucoup d’autres depuis, ont faites avec des antennes horizontales tendues près du sol; elle explique pourquoi ces expériences ne réussissent qu'avec de grandes longueurs d'ondes.

Cela explique enfin, comme l'a montré un élève du P* A. Sommerfeld, Harald von Horschelman, le pouvoir de direction de l'antenne coudée de M. Marcont : il se produirait, au voisinage de l'antenne, à la surface de la terre, des courants verticaux qui interféreraient entre eux, et le problème se trouverait ramené à celui de l'émission avec un système d'antennes verticales parcourues par des courants entre lesquels existent certaines différences de phases.

Æ9. Influence des obstacles. — Les ondes électro-magnétiques, qui ne sont pas arrêtées par la courbure de la terre, franchiront évidemment sans difficulté les petits obstacles (collines, montagnes, rochers) qui se trouvent à la surface du globe. Nous diviserons ces obstacles en deux classes : |

Obstacles non conducteurs : sables secs, marbres et ardoises sans.oxyde, roches dures. Ils sont traversés par les ondes électromagnétiques comme l’est l'air lui-même. Il y a seulement des réfractions au passage d’un milieu dans un autre.

Obstacles conducteurs : minerais métalliques... Ils ne peuvent ètre traversés par les ondes électriques, ils sont contournés. Les ondes électriques les franchissent à la façon dont une vague

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