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culier des rayons ultra-violets, ionise les couches basses de
l'atmosphère, lesquelles masquent alors la couche supérieure constamment conductrice. Mais, d’une part la vitesse de propagation des ondes électro-magnétiques dans l’air ionisé augmente à mesure qu'augmente le degré d'ionisation, d'autre part, l'ionisation produite par la lumière solaire augmente d'intensité à mesure qu'augmente l'altitude de la masse d'air considérée. De sorte que, dans le milieu où se propagent les ordres, la vitesse de propagation augmente avec l'altitude. Dans ces conditions, un rayon électro-magnétique émis à la surface de la terre sous un certain angle ne se propage pas en ligne droite. Il s'incurve, la concavité étant tournée vers la terre, et revient toucher le sol.
L'ionisation de l'atmosphère augmentant à partir du matin jusqu'à midi pour décroître ensuite jusqu'a minuit, 1l devra y avoir de grandes différences de portée entre le jour et la nuit; les grandes perturbations observées dans les signaux de télégraphie sans fil au lever et au coucher du soleil ont pour cause les brusques changements d'ionisation de l'air à ces moments. Le fait que l'indice de réfraction varie en raison inverse de la fréquence explique pourquoi les différences de portée entre la nuit et le jour sont beaucoup plus accentuées pour les petites longueurs d'ondes que pour les grandes. On voit enfin pourquoi l'influence des montagnes dans le sens d'une réduction de portée pendant le jour est beaucoup moindre avec les signaux de grande longueur d'onde qu'avec les transmissions à ondes courtes; car, la nuit, la couche conductrice supérieure réfléchit également les ondes de toutes longueurs, le ciel est, en un sens, éclairé par le rayonnement qui vient de la station d'émission et renvoie ce rayonnement dans les vallées au delà des montagnes, tandis que, le jour, la couche inférieure de l'atmosphère s'ionise et réfracte les ondes; mais le fait que cette réfraction est beaucoup plus importante pour les ondes de grande longueur, montre que l'influence des montagnes doit être, pour celles-ci, beaucoup moins importante que pour les ondes courtes. W. H. Eccles explique enfin, à l’aide de sa théorie, un certain nombre de phénomènes particuliers relatifs à la communication Clifden-Glace-Bay, aux parasites atmosphériques, à l'influence des aurores boréales, etc.
52. Signaux parasites. — Signalons, dans les appareils récepteurs, la présence fréquente de signaux parasites, dont la cause n'est pas encore clairement connue, et quelquefois si nombreux qu'ils font, dans le cas de la réception téléphonique, l'effet d'une friture continue.
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Ils paraissent dus aux décharges oscillantes produites par les coups de foudre, et aux variations de potentiel de la prise de terre de l'antenne, produites par les variations du champ magnétique terrestre et les courants vagabonds.
Il n'existe pas encore de moyen suffisamment efficace de s’en débarrasser, et ils sont souvent très génants.
C) Conclusion.
53. Le court exposé que nous venons de faire suffit à donner une idée de l’activité déployée dans ces dernières années par les savants pour trouver l’explication des phénomènes observés dans la pratique de la télégraphie sans fil. Cette activité s’est développée dans deux directions différentes : explication par l'hypothèse d’un sol dont la conductibilité et le pouvoir inducteur spécifique sont limités; explication par l'hypothèse d’une atmosphère ionisée. La vérité est probablement dans une combinaison des deux théories qui tiendrait compte des éléments de vérité que l’une et l’autre possèdent, et qui ont déjà réussi à éclaircir un grand nombre de phénomènes restés jusque-là mystérieux.