‹ La télégraphie sans filChapitre 45 sur 221 · POSE · texte numérisé non relu

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eircuits sont réglés de façon que la différence de potentiel augmente lentement à partir de ce moment, l'arc ne peut pas s’établir, la différence de potentiel augmente jusqu'à la valeur qui correspond à l'éclatement, l’étincelle jaillit, et tout recommence. On peut avoir ainsi plusieurs étincelles par demi-période. Les courbes (fig. 47) ont été obtenues par M. Blondel dans ces conditions. La théorie montre que la différence de potentiel croît le plus lentement quand (L,L, — M?) Co? — L.. (1)

On dit alors qu'il y a résonance.

On peut, pour réaliser cette condition, utiliser des transformateurs à fuites convenablement calculés. On peut aussi employer des transformateurs industriels sans fuites, mais alors on a sensiblement

et la formule (1) montre qu'il faudra ajouter des selfs Z,, ,, soit au primaire, soit au secondaire. Le plus facile, en particuher pour des questions d'isolement de la self à ajouter, est de faire le réglage par le primaire. Alors À,— L,, et la valeur de la self la ajouter au primaire est donnée par la formule (1). En supposant À,Cuw? très grand par rapport à { on trouve

o étant le rapport de transformation du transformateur.

La théorie montre encore que, si la résonance est obtenue, la différence de potentiel aux bornes du condensateur U est maxima, et peut être bien supérieure à la valeur £E,, qui est la différence de potentel secondaire à eircuit ouvert, E, étant la différence de potentiel primaire. La

U, j valeur —2? qui me-

pe, L sure l'’acuité de la résonance, nest limitée que par les résistances des circuits secondaire et primaire. Elle peut atteindre 15 dans la pratique. Ii faudra naturellement, si l'on utilise cette propriété du transformateur, proportionner

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son isolement aux tensions élevées qu'on lui fait supporter.

À priori, l'emploi de résonances aiguës semble donc très séduisant. On s’est demandé si l’on ne pourrait pas élever par résonance la tension de l'alternateur à une valeur suffisante pour qu'on püt se passer de transformateur. On est arrêté dans cette voie par la remarque déjà faite que dans ce cas la tension atteint très lentement sa valeur de régime, la courbe représentative ayant la forme de la figure 48. Si par exemple la tension d'éclatement est OA, elle ne sera atteinte qu'après 5 périodes,

NA AN AN No

Fig. 49, — Extrait de A. Blondel : « Sur la décharge des condensateurs » avec l'autorisation de l’auteur.

À. Intensité dans le circuit primaire. — B. Tension aux bornes du condensateur, C. Tension aux bornes du réseau,

c'est-à-dire, si l'alternateur donne 25 périodes à la seconde, Î , ° . e après 5 seconde, et l’on ne pourra faire éclater que cinq étin-

celles par seconde, ce qui est trop peu. La courbe (fig. 49), obtenue par A. Blondel à l’oscillographe, donne un exemple d'étincelle éclatant toutes les 6 périodes.

Le meilleur semble donc de régler les transformateurs à la résonance, mais sans employer une différence de potentiel beaucoup supérieure à celle qu'on obtient à circuit ouvert, sous peine de raréfier l'étincelle.

Le rendement maximum de la charge est d’ailleurs obtenu quand on s'arrange de façon que le nombre d'’étincelles soit double de la fréquence de l'alternateur. Dans ce cas l’étincelle éclate régulièrement, au premier maximum de l’oscillation de potentiel de charge, au bout de la première demi-période de l’oscillation de charge. Le rendement ainsi obtenu ne dépend que de la quantité qu'on appelle surtension, soit :

Does DE

(On suppose le transformateur sans fuites.) Le tableau suivant

70 FPMO:

donne les valeurs du rendement maximum en fonction de la surtension 5.

En général la surtension ne dépasse pas 7.

Les conditions optima que nous venons de définir ne peuvent d'ailleurs ètre obtenues qu'avec un éclateur tournant fixé sur l'arbre de l'alternateur. Nous décrirons plus loin cet organe.

Emploi de sources à forces électromotrices constanées à haute tension.

92. Dans ce cas, le condensateur est chargé directement par une source à force électromotrice à haute tension. sans transformation. La théorie de la méthode, qui avait été étudiée dans un cas particulier par le commandant Fracque en 1915, a été donnée d’une facon beaucoup plus complète par L. Bouthillon en 1915. Le procédé a été appliqué dans les grandes stations Marconi de Clifden et de Glace-Bay (voir $ 227), où la source à haute tension est une batterie d’accumulateurs; dans des postes à petite puissance la combinaison machine à courant continu éclateur fixe a été adoptée (Blondel, Lepel, Compagnie générale de radiotélégraphie, Chaffee). Enfin L. Bouthillon a établi pour l'administration française des postes et télégraphes une série de postes où la source de courant continu est une

machine ou une série de machines à haute tension, et où l'éclateur est du type tour-

an | c À D nant. a à | | ] Le circuit de charge comprend une e | source à force électromotrice constante E Fie. 51. (fig. 51), une résistance R, une selfinduction L, et un condensateur C. Le circuit de décharge comporte un éclateur, qui peut ètre d'un des deux types connus : le type fixe, caractérisé par une différence de potentiel d’éclatement constante V; le type tournant, caractérisé par une durée de charge constante +. (On trouvera plus loin la description des différentes sortes d’éclateurs.) Il se produit dans ces conditions une série ininterrompue de charges et de décharges successives du condensateur, par un mécanisme

que nous allons expliquer.

juts + LS

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On supposera, ce qui est vrai en première approximation, que la différence de potentiel aux bornes du condensateur au début de la charge, est nulle, le condensateur ayant été complètement déchargé pendant l'étincelle précédente, et que la

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durée de l’étincelle de décharge est négligeable par Res à la durée de la charge.

R° sai CL > (condition toujours réalisée en pratique), la différence de potentiel aux bornes du condensateur serait, si l’éclateur n'existait pas, une grandeur périodique partant de zéro au commencement de la charge, oscillant autour de la valeur E de la force électromotrice de la source, et s’amortissant avec le temps de manière à atteindre la valeur E au bout d’un temps infini. Le condensateur serait chargé alors au potentiel de la source. L’intensité

Dans ces conditions si = est plus grand que

1 MSA AU

du courant de charge serait également une grandeur périodique amortie oscillant autour de la valeur zéro, partant de ja valeur initiale donnée %, et atteignant la valeur zéro au

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