Lampes à trois électrodes
Les lampes qui servent à la production des oscillations entretenues sont, en principe, formées d'une ampoule où l'on a fait le vide, et à l'intérieur de laquelle sont disposés (fig. 77).
1° Un filament F semblable à celui d'une lampe à incandescence, relié à l'extérieur par deux fils conducteurs qui traversent le verre. Il est porté à l’incandescence au moyen d'une
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Fig.
source à force électromotrice auxiliaire (batterie d’accumulateurs). |
2° Une électrode P appelée plaque, et constituée, soit par une plaque métallique parallèle au filament, soit par un cylindre métallique entourant le conducteur.
3° Une deuxième électrode G appelée grille, ayant la forme d'une plaque ou d’un cylindre perforés, ou encore d’une grille, et disposée entre le filament et la plaque.
125. Propriétés des lampes à deux anodes. — Le filament porté à l'incandescence émet autour de lui des corpuscules électrisés négativement appelés électrons. EE te
Les propriétés de ce rayonnement, découvert par Edison, ont été étudiées principalement par Richardson.
Supposons la plaque P maintenue à un potentiel positif, par rapport au filament, au moyen d'une batterie de piles À, la grille elite étant isolée. Les électrons émis par le fila- C ment sont attirés par la plaque, et il s’éta- Ha blit dans le circuit FPA un courant du sens y" indiqué par la flèche. L'intensité du courant Fig. 78. dépend du voltage de la pile A (fig. 78).
Si l'on suppose maintenant la grille chargée positivement par rapport au filament, par exemple par une pile auxiliaire, elle attire les électrons émis par le filament; une partie des électrons vient frapper la grille et produit un courant dans le circuit FGC, dit circuit grille; une autre partie traverse les interstices de la grille et va frapper la plaque. En définitive, le courant du circuit est augmenté.
Si au contraire la grille est chargée négativement par rapport au filament, elle repousse les électrons émis : quelques-uns seulement traversent les interstices de la grille, et le courant du circuit-plaque est diminué.
On voit qu'à toute variation du potentiel de la grille correspond une variation du courant dans le circuit de la plaque. Si la grille est suffisamment fine, une faible différence de potentiel négative suffit à annuler le courant dans le circuit-plaque, tandis qu une faible différence de potentiel positive entre la grille et le filament l’augmente considérablement.
On peut tracer, pour chaque valeur du potentiel appliqué à la plaque, les courbes caractéristiques des circuits de la plaque et de la grille en mettant des galvanomètres dans les deux circuits, et notant les courants pour les différentes valeurs du potentiel
96 ps UE Ge
appliqué à la gr ille. La figure 79 représente les caractéristiques relevées sur une lampe, pour la différence de potentiel de 78 volts
appliqués à la plaque.
On peut remarquer sur ces courbes les particularités suivantes :
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10 J 5 RCA jus Eee i+ Fig. 79.
1° Le courant est beaucoup plus faible dans le circuit-orille que dans le circuit-plaque. Le courant dans le circuit-grille s’annule quand la grille est négative par rapport à la totalité du filament (potentiel — 4 volts dans l'exemple donné, le filament étant chauffé par une source à force électromotrice — 4 volts);
2° Le courant dans le circuit-plaque, partant de la valeur zéro : pour une différence de potentiel — 12 volts environ, augmente d’abord lentement, quand la différence de potentiel diminue en valeur absolue, puis la courbe représentative présente un coude,
Fig. IX, — Oscillogramme des oscillations du circuit secondaire,
(Extrait de The Electrician, avec autorisation.)
Fig. X. — Radiotransformateur d'émission de la Compagnie générale de radiotélégraphie.
PL Ave
Fig. XI. — Détecteur Meunier,
Fie
XIT. — Détecteur électrolytique,