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et le courant augmente ensuite beaucoup plus vite quand la différence de potentiel s'approche de zéro.
Soit Q le point où la courbure est maxima. Aux environs de ce point, une augmentation de la valeur de potentiel négative de la grille produit un petit affaiblissement du courant dans le circuit-plaque; une diminution du potentel négatif de la grille provoquera une forte augmentation du courant dans le circuitplaque. Une différence de potentiel alternative aux bornes de la grille (courbe A, fig. 80) provoquera dans le courant du circuit-grille une oscil- D ae ae core lation d'amplitudes À. Différence de potentiel appliqué à la grille. inégales de chaque côté de la valeur OI du courant qui correspond au potentiel Oa (Hg. 80) constant supposé superposé au potentiel alternatif.
En d’autres termes, l'application d’un potentiel positif (qui diminue le potentiel
négatif déjà appliqué)
B. Courant dans le circuit-plaque.
à la grille, à pour Fig. 80.
effet de fermer le cir-
cuit-plaque, et de permettre au courant de traverser le circuit; l'application d’un potentiel négatif à la grille à pour effet d'introduire une résistance considérable dans le circuit-plaque, et par conséquent d'ouvrir approximativement ce circuit.
126. Emploi des lampes comme générateurs d’oscillations entretenues. — Intercalons dans les cireuits de la plaque et de la grille les deux enroulements L et L, d’un radio-transformateur. Constituons en outre un circuit oscillant formé de la self L,, du condensateur C, et de la résistance R.
Supposons des oscillations excitées dans le circuit CL,R.
Elles provoquent, par induction, des oscillations dans le circuit grille. Analysons le phénomène pendant une période : pendant une demi-période, le sens des oscillations est tel que la grille est chargée négativement. Elle ferme alors presque complètement le passage des électrons allant du filament à la plaque. Pendant la demi-période suivante la grille est positive; les électrons peuvent passer de la plaque à la grille, et la pile P
recharge le condensateur P dont
is la charge tendait à décroître à ane cause de l'énergie dépensée en chaleur dans la résistance KR.
Le condensateur, étant ainsi rechargé à chaque demi-période, les pertes d'énergie sont compensées, et les oscillations continuent indéfiniment.
Les deux enroulements du radio-transformateur doivent évidemment être disposés de. telle sorte que, quand la grille est positive, c'est-à-dire livre passage aux électrons, le courant débité par la pile renforce la charge du condensateur C. Il faut, pour cela, si ce sont les deux extrémités du même côté des bobines grille et plaque qui sont réunies à la grille et à la plaque, que ces bobines soient enroulées en sens contraire.
Il y a, entre les deux bobines L, et L, un couplage optimum, qui est d'ordinaire serré, et qui ot l'énergie maxima dans le cireuit oscillant.
Nous avons démontré que les oscillations s’entretiennent une fois qu’elles sont amorcées. L'amorçage s'obtient ordinairement en appliquant brusquement la force électromotrice de la pile P au circuit-plaque.
127. Remarque. — Nous avons supposé jusqu 1c1 que le vide de la lampe est parfait. S'il n'en est pas ainsi, les électrons émis par la lampe frappent les molécules gazeuses et les brisent, en séparant des particules positives et négatives. Au lieu d'avoir un transport de corpuscules négatifs dans un seul sens, on a un transport de particules négatifs dans un sens, de corpuscules positifs en sens inverse.
128. Applications des générateurs à lampe. — Les générateurs à lampe sont couramment employés pour la production
des oscillations d'énergie très réduites nécessaire pour la réception hétérodyne des ondes entretenues, que nous décrirons dans le chapitre suivant.
Ils ont été appliqués également à des postes de petite puissance. Les lampes à vide imparfait se prêtent difficilement à la production de puissances un peu grandes, car elles sont mises hors de service dès que la valeur du potentiel appliqué à la plaque devient un peu grande (de l'ordre de 500 à 1000 volts en général).
L'emploi des lampes à vide très poussé ([rving Langmuir) permet l'emploi de potentiels très élevés dans le circuit-plaque (jusqu’à 100 000 ‘volts et au-dessus). On a pu ainsi construire des lampes donnant en haute fréquenee une énergie égale à
5 kilowatt.
C) Excitation des antennes.