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134. Couplage lâche et couplage serré. — Quand l'accouplement est serré, les deux longueurs d'onde sont notablement différentes. Si, au contraire, les deux circuits induit et inducteur sont éloignés, l’accouplement est lâche, et les deux longueurs d'onde sont très rapprochées et finissent, si l’on continue

à éloigner les deux circuits, à se confondre avec la longueur d'onde propre commune.

Soient :

À, la longueur d'onde propre commune, À,À, les longueurs d’onde résultantes, L,L, les selfs des deux bobines dans l'excitation par induction (fig. 3), M leur induction mutuelle, L; la portion du transformateur d’oscillations qui fait partie du circuit à étincelle (cas de l'excitation par dériva-

tion, fig. 4), L, la self-induction du circuit induit (antenne, transformateur d’oscillations, terre); et posons :

K= TE (Cas de l'excitation par induction) Vie K = V as (Dérivation)

K est ce qu'on appelle le coefficient d'accouplement des deux circuits, et l’on a

M=IiVI+FK, X = À VI —K, ae M+k

Il est évident que la station sera d’autant moins gênante pour les postes voisins que le coefficient K sera plus petit.

En pratique, un couplage trop lâche, avantageux au point de vue de la syntonie, aurait pour conséquence un mauvais rendement. [l existe, pour un circuit excitateur et une antenne donnée, un couplage optimum, d'autant plus serré que les résistances sont plus grandes, qui correspond au rendement maximum.

2° Excitation par impulsion.

135. Un autre procédé, où l’on utilise encore des circuits à étincelles, repose sur la remarque suivante (Wien) : Si l’on donne un choc à un pendule, 1l oscille suivant sa période propre et son amortissement propre. De même si l’on donne à un circuit un choc électrique (ce qui se fait en produisant dans un circuit auquel il est lié par induction ou dérivation une oscillation extrêmement amortie), 1l se produira des oscillations ayant la fréquence propre et l'amortissement propre du circuit

(fig. 90). Pour produire dans le circuit excitateur des oscillations très amorties on se sert d'étincelles extrêmement courtes, et par conséquent de grande résistance (voir les courbes de Rempp, fig. 36).

Nous avons déjà étudié, au $ 101, les différents modèles d'éclateurs qui peuvent être utilisés pour produire l'impulsion.

Il faut ajouter que, dans ce procédé, le couplage doit être serré, puisque l'énergie du circuit d’excitation doit être transl;

il;

Primaire | 14

Etincelle ordinaire

Etincelle ordinaire.

Secondaire | 1

“ , «1 , IAE \

\ \ Primaire [ ; x Ho Etincelle éteinte

TN

IT, Etincelle très courte.

Secondaire À f na NS tee

férée dans l'antenne au bout de quelques oscillations seulement l'étincelle s’éteignant très rapidement. Il y a d’ailleurs, comme dans le cas des circuits d’excitation peu amortis, un couplage optimum, d'autant plus serré que la résistance de l’étincelle est plus grande.

L'excitation par impulsion a l'avantage de produire une onde d'une seule longueur.

De plus, l'amortissement, qui est égal à celui des oscillations libres, est en général faible, du moins dès que la hauteur de l'antenne est petite par rapport à la longueur d'onde $ 25. La nécessité d'employer un couplage serré, et par conséquent d'insérer à la base de l'antenne la self assez importante qui constitue le secondaire du radio-transformateur diminue encore l'amortissement propre de l'antenne puisqu'elle diminue sa

radiance ($S 73).

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