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Fig. 86. Fig. 87.

enroulement (fig. 87) (Oudin) : on dit alors que l'excitation se fait par dérivation.

Les méthodes d’excitation indirecte sont de deux sortes.

1° Excitation par circuit à étincelles peu amorti.

132. La première (Braun), consiste à produire des oscillations dans un circuit fermé à étincelle, dont l'amortissement est faible puisque les seules pertes d'énergie sont sous forme de chaleur dans l’étincelle.

133. Théorie du couplage. — Pour obtenir l'effet maximum il faut, pour des raisons de résonance analogues à celles exposées chapitre 117, que les deux circuits, circuit à étincelle et circuit radiateur, considérés isolément, soient accordés, c'est-àdire aient la mème période propre d’oscillations. La théorie montre que, dans ces conditions, il y a dans le système production d'oscillations de deux longueurs M, M, d'onde différentes, entre les- Fig. 88. quelles est comprise la longueur d'onde propre commune des deux circuits, et que le décrément d'amortissement est sensiblement la moyenne des décréments. Il est donc beaucoup plus faible que dans le cas de l'excitation directe, où les deux causes principales d’amortissement (chaleur Joule et rayonnement) s'ajoutaient, - l'une d'elles étant d’ailleurs considérablement amplifiée et la syntonie est bien meilleure.

Pour nous rendre compte de la présence de deux oscillations, considérons deux pendules de même longueur /, attachés en deux points d'un lien, dont les extrémités sont fixées en 0,0, Mettons en mouvement le pendule AM, en écartant la masse M, perpendiculairement au plan O,A,A,0.. Il oscille, et donne au lien et par conséquent au pendule A,M, de petites impulsions et ce dernier commence à osciller. À partir de ce moment, l'amplitude du mouvement de A,M, diminue jusqu'à devenir nulle. La raison en est évidente, puisque, l’action et la réaction étant opposées, le premier pendule ne peut accélérer le second qu’en ralentissant son propre mouvement. Quand l'amplitude du mouvement du pendule AM, est nulle, celle de AM, est maxima: Celui-e1 met à son tour en mouvement le pendule A,M,, et ainsi de suite. Mais, quand un pendule joue le rôle d’entraineur, son mouvement doit être ralenti, donc il oscille un peu plus lentement qu'il ne ferait s’il était seul. Quand, au contraire, il est entrainé, 1l oscille un peu plus vite. Le mouvement se compose en définitive de deux oscillations de périodes différentes, encadrant la période propre commune des deux pendules supposés isolés (fig. 88). La différence entre ces deux périodes est évidemment d'autant plus grande que la liaison entre les deux pendules est plus rigide, et par conséquent que l’action réciproque des deux mou- Fig. 89.

vements l'un sur l'autre est plus grande. La courbe représentant la variation de l'élongation des deux pendules en fonction du temps a l'aspect de la figure 89.

La même chose se passe dans le cas des oscillations électriques. Les oscillations du primaire ne peuvent en provoquer dans le secondaire qu’en créant dans ce circuit une force électromotrice et dans le primaire une force contre-électromotrice; les deux circuits agissent et réagissent l’un sur l’autre comme les deux pendules, et il se forme des oscillations qui sont alternativement plus et moins rapides que les oscillations propres des deux circuits. La courbe représentant l'intensité dans l’un des deux circuits en fonction du temps doit done avoir l'aspect de la figure 89, et c’est bien ce que l'expérience vérifie, comme le montre la planche V, figure IX, qui représente une photo-

graphie faite à l'oscillographe par le P* E. Taylor Jones.

Pendule M,

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