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sont disposés avec deux pôles de même nom en face de cette dernière bobine.
Si des oscillations se produisent dans la bobine gb, l’état magnétique du fer est changé, un courant induit se produit dans la deuxième bobine, et l'on entend un bruit dans le téléphone. Si des trains d'ondes amorties arrivent à intervalles réguliers, le téléphone rend un son continu.
L'appareil paraît sensible à l'amplitude de l'intensité.
148. Détecteurs thermiques. — Tout conducteur parcouru par un courant électrique s’échauffe, l'énergie calorifique ainsi dépensée étant égale à l’énergie employée à maintenir le courant. Si nous mesurons cette quantité de chaleur, l'indication variera avec l'énergie des oscillations, et nous posséderons un détecteur d'énergie.
L'élévation de température produit différents effets : dilatation du conducteur, augmentation de sa résistance, dilatation de l'air environnant, naissance d’une force électromotrice aux bornes d’une pile thermo-électrique voisine. Des détecteurs ont été construits, dont le principe repose sur l’un ou l'autre de ces effets.
149. Détecteurs rectificateurs. — Ces appareils ont pour fonction de redresser les courants alternatifs, c’est-à-dire : Quand il s’agira d'oscillations continues, alternativement positives et négatives (fig. 94, 1), de ne laisser subsister que des oscillations toutes de même sens (fig. 94, 2), lesquels auront une valeur moyenne différente de zéro.
; Le mécanisme récepteur, in- | | | | sensible aux variations de 2 | haute fréquence, fonctionnera comme 1l le ferait sous l'action d’un courant con- | tinuayantune intensité égale SRE SA UE à EN OUEN EAN EE moyenne de celle des Fig. 94. — Redressement d'oscillations amorties, OsCillations, toutes de même
iffé i b du détec- : p 1. Différence de potentiel aux bornes du détec sens, UC uies par je détéé
teur; 2. Courant fourni à l'appareil récepteur; 3. Valeur moyenne de ce courant. teur.
Quandils’agiradetrainsau nombre de N par seconde, d'oscillations amorties, fig. 95-96, 1, chaque train d'ondes provoquera, à la sortie du détecteur, un train d’oscillations redressées amorties de même sens, qui agira sur le mécanisme à la façon d'une impulsion
(fig. 95, 3). Le mécanisme récepteur recevra donc une série d'impulsions en nombre égal à celui des trains d'ondes. S'il
est constitué par un téléphone, il rendra un son de hauteur N égale à la fréquence N des trains d'ondes par seconde.
Fig. 95-96, — Redressement de trains d'oscillations amorties. 1. Différence de potentiel aux bornes du détecteur ; 2, Courant redressé fourni à l'appareil récepteur ; 3. Valeur moyenne de ce courant.
150. Détecteurs à contacts solides (à cristaux). — Ces détecteurs, les plus employés actuellement, sont constitués par un contact soit entre une pointe métallique et une surface, ordinairement cristalline et moyennement conductrice, soit entre deux éléments cristallins.
Parmi les nombreuses combinaisons qui peuvent être employées, les suivantes donnent de bons résultats :
Pointe métallique-carborundum (Dunwoody, 1906).
Pointe métallique-pyrite de fer ou de cuivre (pl. VI, fig. XT).
Pointe métallique-bioxyde de manganèse.
Pointe métallique-tellure (Austin, 1906).
Pointe métallique-silicium.
Métal-molybdénite.
Zincite (oxyde de zinc naturel) — chalcopyrite (mélange de pyrite de fer et de pyrite de cuivre) (Pickard, 1906). Cette combinaison constitue le détecteur appelé perikon.
Pointe métallique — galène, artificielle ou naturelle.
Il est à remarquer que différents échantillons d’une même substance, de même que les différents points d’un même échantillon, possèdent des qualités très différentes au point de vue détecteur. Les matériaux à employer doivent donc être l'objet d'une sélection très soignée, et la construction de l'appareil doit être telle qu’on puisse mettre en contact un point quelconque de la surface du cristal avec la pointe métallique.