‹ La télégraphie sans filChapitre 95 sur 221 · WEAR · texte numérisé non relu

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teilles de Leyde. L’antenne est couplée avec le circuit à étincelle par dérivation ou par induction, et est construite de façon que la longueur d'onde de l’ensemble antenne et secondaire du radio-transformateur soit égale à celle du circuit à étincelles.

On sait que, si les étincelles ne sont pas très courtes, les ondes transmises sont de deux longueurs À’ et }”

V—)LER, NN TES Ke K étant le coefficient de couplage.

S1 l’éclateur comporte une ou plusieurs étincelles de quelques dixièmes de millimètres au plus, l’excitation a lieu par impulsion, et l'antenne oscille avec sa longueur d’onde propre et son amortissement propre.

20”7. Réception. — A la réception, la station devra comporter deux dispositifs, l'un non syntonisé et destiné à Ja recherche des postes de différentes longueurs d'onde avec lesquels la station peut avoir à correspondre; l’autre donnant une syntonie approchée, et employé pen- à P, dant les périodes de travail. ie.

La réception au téléphone, maintenant la plus répandue, a sur la réception au relais les avantages d'être plus sensible, plus facilement réglable, et de permettre de reconnaître entre diverses transmissions celle qui est utile, ou de distinguer les signaux utiles des parasites.

Nous décrirons, comme exemple d'appareils de réception, le « syntonisateur multiple » de Marconi.

Le principe en est indiqué par la figure 154 qui représente le schéma des connexions dans la position de travail, À est l'antenne, E la terre, R le détecteur. L'instrument contient trois circuits séparés.

1° Le circuit d'antenne, qui comprend l'antenne, le primaire P, d’un premier transformateur d'’oscillations, le condensateur réglable C,, une self de réglage I, et la terre E;

20 Un circuit intermédiaire, qui contient le secondaire S, du premier transformateur d’oscillations, le condensateur réglable C, et le secondaire S, d’un deuxième transformateur d’oscillation ;

3° Le circuit du détecteur, qui contient le primaire P, du deuxième transformateur d’oscillations, le condensateur réglable C, et le détecteur R qui est un détecteur magnétique Marconi.

Les self-inductions I et P,, les condensateurs C,, C,;, C, sont réglables, et permettent d'accorder les trois circuits sur la longueur d’onde à recevoir. Les oscillations produites dans l’antenne en induisent d’autres dans le circuit intermédiaire qui en excite à son tour dans le circuit du détecteur. De plus, les deux bobines S, et S, sont mobiles par rapport à P, et P,, ce qui permet de faire varier le couplage des deux transformateurs.

Dans la position d'attente l'antenne est remise directement à la terre à travers le condensateur C, et le détecteur.

On passe de la position d’attente à la position de travail au moyen d'un commutateur.

Cet appareil, très bien étudié, donne d'excellents résultats.

Manipulation.

Les appareils et dispositifs que nous venons d'étudier sont ceux qui servent à la production et à la réception des oscillations. Il nous reste à décrire l’organe spécial à la télégraphie, celui qui permet d'envoyer les signaux longs ou brefs, qui correspondent aux traits ou aux points de l'alphabet Morse.

Cet organe est le manipulateur. Il a pour but de permettre d'arrêter ou de provoquer à volonté l'émission des ondes électro-magnétiques, et de produire ainsi des émissions de durées variables, courtes ou longues, correspondant aux points ou aux traits Morse.

19 MANIPULATION DIRECTE OU MANIPULATION PAR RELAIS. — Dans les postes de petite puissance, où l'intensité et le voltage sont assez faibles pour que la coupure du courant ait lieu dans l’air, sans précautions spéciales, le manipulateur peut être une simple clé Morse, à larges contacts, formée d’un levier en cuivre AOB mobile autour du point O et muni d’un ressort antagoniste R. En B se trouve un contact et une poignée permettant d'appuyer le contact contre le plot C. Dans la position de repos, le ressort maintient l’écartement des plots Bet C; quand on appuie sur la poignée, le courant passe de O en C par l'intermédiaire du levier OB (fig. 155). Dès que les inten-

Fig. 155.

Circuits radiotélegrephiques

sités sont un peu grandes, la rupture se fait dans le pétrole ou mieux dans l’eau, pour atténuer l'étincelle. La manipulation peut aussi se faire par relais, un manipulateur Morse ordinaire commandant, par l'intermédiaire d’un électro-aimant, le mouvement d'un relais qui coupe ou rétablit le courant dans une cuve remplie d’eau ou de pétrole.

29 MANIPULATION PAR TOUT OU RIEN, MANIPULATION COMPENSÉE. — Si le manipulateur (ou relais de manipulation), est intercalé directement dans le circuit à couper, les signaux sont émis au moment où, le manipulateur étant baissé, le circuit de manipulation est fermé ; les machines et appareils travaillent alors à pleine charge.

Au contraire, quand l’émission des signaux est interrompue, les machines et appareils ne travaillent pas. Il se produit donc, dans la manipulation, à chaque interruption ou rétablissement des signaux, une série d’àa-coups.

Si l’on craint que ceux-ci soient préjudiciables, on peut shunter le manipulateur M (fig. 157) par une résistance R. Quand le manipulateur est baissé, la résistance est court-circuitée, et l'émission a lieu. Quand il est levé, la résistance est mise en série avec les appareils radio- pra AUD?

télégraphiques ; si elle est suffisante, l’émission des signaux

s’interrompt. MW On peut enfin employer un R rhéostat de compensation R, Fig. 157.

avec le montage de la figure 156.

Le manipulateur comporte un plot 1 de travail, et un plot 2 de repos relié au rhéostat. Quand on appuie sur le manipulateur M, le circuit est fermé en 1, et l'émission a lieu. Quand on abandonne le manipulateur, le circuit d'alimentation se ferme en 2 sur le rhéostat, Si l’on s’arrange pour que l'intensité qui sort des machines soit la même dans les deux cas, la manipulation se fait sans à-coup.

39 MONTAGE DU MANIPULATEUR. — Le manipulateur peut se monter en l’un quelconque des points des circuits de charge, soit sur les circuits amenant

l’énergie à haute tension aux bornes des condensateurs ou à l'antenne, dans le cas d'émission par courant continu haute tension ou par courants alternatifs, soit sur les circuits à basse tension, dans le cas des systèmes qui en comportent (courant continu à basse tension en combinaison avec interrupteur et transformateur; courant alternatif); soit enfin sur le circuit d’excitation dans le cas où l’on emploie des machines comme sources d'énergie.

Ces différents procédés s'appliquent à la télégraphie sans fil par étincelles.

Dans le cas de la radiotélégraphie à émissions entretenues par arc, on ne peut songer à arrêter ou provoquer l'émission des ondes à chaque mouvement du manipulateur. Cela exigerait en effet qu'à chacun de ces mouvements correspondit une extinction ou un rallumage de l’arc employé. La manipulation se fait par le changement des caractéristiques des ondes, par exemple de la longueur d’onde émise. Le poste récepteur, réglé sur une longueur d'onde déterminée, ne recoit que les signaux qui lui sont destinés,

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