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d'antenne comprend l'antenne, le secondaire du radio-transformateur, et la terre. Le condensateur est ainsi chargé au potentiel de 20 000 volts et déchargé dans le circuit à étincelle au régime de 600 charges et décharges par seconde.
Pour la longueur d’onde de 300 mètres, le circuit de charge comprend la dynamo À, les selfs B, le manipulateur C, et le condensateur E, dont la capacité est égale au quart de celle de l’ensemble EF; le circuit à étincelles comprend le condensateur E, le primaire du radio-transformateur G, et l’éclateur D, réglé de façon à tourner à la vitesse de 3 333 tours par minute. Le circuit d'antenne comprend, outre les éléments de l'émission à 600 mètres de longueur d'onde, un condensateur I qui ramène sa longueur d’onde à 300 mètres. Dans ce montage (interrupteurs H et J ouverts), le condensateur E est chargé au potentiel de 20 000 volts et déchargé dans le circuit à étincelle au régime de 1 000 charges et décharges par seconde.
La dynamo génératrice à 10 000 volts est du type de la Compagnie de l’industrie électrique et mécanique, à Genève. Elle comporte un seul
collecteur, et les isolements sont prévus pour ré-
RAR NE sister à une différence de potentiel de 20 000 volts. 2 2' | La batterie de condensateurs est du type CGR a C3 3' (voir $ 109). Elle est formée de 4 blocs de Ÿ o z ca 0,0208 microfarad placés dans deux bacs à parois és # LS s' isolantes. Un seul de ces blocs est employé pour D & 6 6 | l'émission avec l'onde de 300 mètres. Ils sont Fe E e tous réunis en parallèle pour l'émission avec l'onde de 600 mètres.
L'éclateur (pl. XII), du type Postes et Télé-
Fig. 165. graphes, est du type à disque tournant, à une étin-
celle. L'électrode mobile est constituée par un
disque de 60 centimètres de diamètre, en acier, muni sur sa périphérie de
18 pointes en cuivre rouge de 5 centimètres de longueur et 3 millimètres
de diamètre à l'extrémité. Le pôle fixe est constitué par un disque en cuivre
rouge, de 5 millimètres d'épaisseur, dont le plan est perpendiculaire à
celui du disque d'acier, et qui tourne lentement autour de son axe. L’étin-
celle éclate entre les pointes et le pôle fixe sur lequel le mouvement de
rotation répartit uniformément l'usure, La distance est réglable. Le disque
et le pôle fixe sont montés sur un socle en fonte qui porte également le manipulateur, et est isolé du sol par des accordéons en porcelaine.
Le manipulateur, du type Postes et Télégraphes (pl. XII) est placé sur le circuit de charge. La tension à couper étant très élevée, la coupure est subdivisée en 8 éléments en série, par un dispositif dont le principe est le suivant (fig. 163). Un système isolateur fixe AB porte 8 contacts 1, 2, 3, réunis deux à deux comme le montre la figure, et placés en ligne droite. En face, sont disposés 4 paires de contacts 1’, 2’, 3"... disposés en chicane par rapport aux premières, et portées par une pièce en porcelaine C' mobile autour d’un axe O. Le mouvement est produit par un électro-aimant E commandé par une clé Morse. Quand on appuie sur la clé, tous les contacts se ferment en même temps. Quand la clé Morse est abandonnée à elle-même, les contacts s’éloignent, et le circuit s'ouvre, par une coupure subdivisée en huit éléments en série. L'appareil étant d’ailleurs placé près de l’éclateur, la ligne des coupures dans le plan du disque (pl. XII), le vent produit par la rotation du disque souffle énergiquement l’étincelle de rupture et permet une manipulation rapide. L'ensemble de l'appareil est monté sur un socle isolé par des accordéons en porcelaine du socle de l’éclateur qui le porte.
Le radio-transformateur, du type Postes et Télégraphes (pl. XIII), comporte un primaire, relié au circuit de décharge des condensateurs, et formé d'une spire en plaque de cuivre À de 50 centimètres de hauteur, disposée entre les condensateurs et l’éclateur, et portée par des isolateurs en porcelaine. Le secondaire B, relié au circuit d’antenne, est un solénoïde en ruban de cuivre de 3 centimètres de largeur, disposé à l’intérieur du primaire, et pouvant tourner autour d’un axe O qui traverse celui-ci de part en part. L'’accouplement est ainsi variable à volonté entre le primaire et le secondaire.
Le matériel à étincelles rares que nous avons décrit dans nos précédentes éditions (station des Saintes-Maries-de-la-Mer, 1° édition, p. 80; 2e et 3 éditions, p. 90), est conservé dans les stations comme matériel de secours (pl. X et XI).
La station comporte aussi deux installations de réception, l’une avec montage par dérivation peu syntonisé et destiné à la recherche des correspondants, l’autre avec montage par induction mieux syntonisé et utilisé pendant les périodes de travail. Les détecteurs employés sont des détecteurs à cristaux et à lampes. Des amplificateurs à lampes permettent de recevoir les signaux faibles.
211. Station côtière de la Compagnie générale de Radiotélégraphie de 5 kilowatts de puissance. — Le type de station côtière construit par la C. G. R. pour le Colonial Office comporte une antenne en T soutenue par deux pylônes métalliques de 50 mètres de hauteur avec mâtereaux en bois élevant leur hauteur totale à 60 mètres.
L'alimentation est faite par un groupe convertisseur comprenant l’alternateur à 500 périodes et le moteur à courant continu de 7 kilowatts montés sur le même arbre et enfermés dans la même carcasse.
Les appareils d'émission et de réception sont groupés sur un meuble (pl. VII) présentant le même aspect que celui des stations de bord C. G. R. de 2500 watts; le résonateur comprend un primaire et un secondaire à spirales permettant d'obtenir la longueur d'onde de 1 800 mètres.
La hauteur de la note des émissions est modifiée à volonté en faisant varier la vitesse de l'alternateur.
212. Station côtière Marconi de 5 kilowatts de puissance. — L'’antenne a la forme d’un parapluie soutenu par un mât central en tube d'acier, haubané, d’une hauteur de 55 mètres, surmonté d’un mât en bois de 12 mètres de hauteur; et par # mâts de 39 m. 60 de hauteur, placés à égale distance du mât central (fig. 164).
La prise de terre est généralement formée de la manière suivante : on dépose verticalement, avec un recouvrement de quelques centimètres, un certain nombre de feuilles de tôle galvanisée, suivant deux demi-circonférences symétriques par rapport au mât central et ayant un rayon d'environ 12 mètres. Chaque feuille de tôle est reliée par un fil au centre de la demicirconférence; les fils sont réunis et conduits à la station génératrice.
La station génératrice comprend la salle des machines, la salle des accumulateurs et la salle de manipulation et de réception.
Dans la salle des machines sont disposés :
Un groupe électrogène formé d’un moteur à explosion de 10 chevaux tournant à 800 tours par minute, accouplé à une dynamo à courant continu donnant 6 kilowatts sous 110-160 volts.
Le courant fourni par la dynamo sert à mettre en route soit directement, soit par l'intermédiaire d’une batterie d’accumulateurs, un growpe conver-