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Excitateur de Hertz. — Hertz eut l'idée

IM muuubuun uns ONDULATIONS RAPIDES. 89

de placer deux capacités A, A' { /îg . 1 5 ), formées par deux feuilles métalliques ou deux sphères, de part et d'autre d'un excitateur C mis en relation avec les deux pôles du secondaire d'une bobine de Ruhmkorff. Voyons ce qui se passera pendant le fonctionnement de celle-ci.

Mouton a montré, en 1876, que, lorsqu'on excite une bobine par son primaire, le secon-

Fig. 15.

daire étant ouvert, il se produit dans celui-ci des ondulations périodiques amorties, de la totalité du circuit. Avec les petites bobines employées par Mouton, ces ondulations ont une période aux environs du dix-millième de seconde. Avec les puissantes bobines utilisées pour ce qui nous occupe, cette période est certainement beaucoup plus longue. Elle sera allongée encore par la présence des deux capacités A et A'. Les expériences de Mouton nous montrent d'ailleurs que, dans le cas des

lines cloisonnées qui est celui des bobines isées, les potentiels de A et A' sont toujours ,ux et de signes contraires.

lous l'action de l'ondulation qui se produit si, la différence de potentiel en C montera 1 viendra un moment où le potentiel explosif C sera atteint. Dans ces conditions, la dérge se produira. Nous aurons à notre dispo- 3n, pour produire l'étincelle, l'énergie due, le part, aux charges A et A', d'autre part, . bobine elle-même. L'énergie de cette der- "6 est considérable et, par conséquent, les illations de A, A' pourront se produire, sans sommer leur énergie à produire le phénole disruptif. En somme, la bobine sert à X choses : 1" charger le système oscillateur; iroduire le déclenchement des oscillations.

»n peut se demander alors quel est l'effet iûurant de la bobine sur celui de l'oscilla- ■. Cette étude a été faite, pour la première , par M. Poincaré, qui a montré que cette ^tion était négligeable, à cause de la diffère considérable de fréquence des deux es.

n comprend d'ailleurs immédiatement que aleur convenable da courant auxiliaire doit er avec l'oscillateur. C'est ainsi que, pour

les oscillateurs à très courtes périodes, il est bon d'employer soit une machine statique, soit une faible bobine, alors que les grosses bobines sont indispensables pour les excitateurs plus puissants.

48. Étincelle efficace. — On voit d'ailleurs très facilement par Texpérience le rôle prépondérant de Tétincelle. Les effets des ondulations renseignent, en effet, immédiatement sur la nature de celle-ci, et Ton s'aperçoit que les ondulations sont énergiques, c'est-à-dire que les conditions de l'interruption sont celles que nous venons de décrire quand l'étincelle a un aspect particulier, reconnaissable à sa forme qui est renflée au milieu et à son bruit qui est extrêmement strident. Quand on rapproche les boules C davantage ou qu'on les écarte plus, les oscillations hertziennes ne se produisent plus. Nous ne pouvons insister ici sur les conjectures à faire au sujet de la raison d'être de ces phénomènes. On ne peut, en efïet, faire que des conjectures plus ou moins plausibles, qui ne seraient pas ici à leur place.

Mais nous devons parler du rôle extrêmement important de l'état des surfaces. Pour que les phénomènes hertziens se produisent le

possible, il faut que les sphères C soient îusement propres. Sous l'action des les, leur surface ne tarde pas à s'oxj'der ciellement, et l'étincelle ne peut plus ndue efficace. Il est probable que dans il n'y a plus soudaineté suffisante de Ile, les oxydes subissant une sorte d'étion électrique trop puissante, li MM. Sarasin et de La Rive ont-ils un service considérable en indiquant 'i de l'huile comme milieu dans lequel 'étincelle. Dans ces conditions, l'étinficace est beaucoup plus facilement obille correspond à un potentiel plus élevé, iséquent à une énergie plus grande des ions, et enfin les impuretés qui se désur la surface des boules n'ont plus action sensible. On peut opérer tort aps avec le même appareil sans le dépour le nettoyer.

ccitatears de Lodge, de Righi, de Bose. —

■d, M. Lodge employa comme excitateur .e système de deux boules C, et s'aperçut btenait aussi, dans ce cas, des ondulaîc triques. II employa également des syse trois ou quatre boules centrées sur le

même axe et dont on pouvait faire varier la distance d'une manière convenable.

M, Righi a, repris ce système, en le modifiant d'après les idées de MM. Sarasîn et de La Rive. Il fait éclater l'étincelle centrale dans rhuile. Les étincelles latérales sont produites simplement dans l'air. C'est l'étincelle centrale qui seule a de l'importance. Les étincelles extérieures n'ont qu'un seul but, c'est d'exciter une perturbation dans le système des deux sphères centrales. Il faut éloigner les petites sphères des sphères centrales à la plus grande distance compatible avec la puissance de la bobine, de manière à obtenir le plus haut potentiel possible. C'est la distance de A à B qu'on règle de manière à obtenir l'étincelle efficace de ce système.

Nous donnons ici {fig. 16) la figure d'un oscillateur de ce système, construit par M. Blondel précisément pour les besoins de la Télégraphie sans fils, et qui est disposé de manière à être placé verticalement.

M. Bose a employé, pour un but particulier dont nous parlerons bientôt, un petit excitateur de Lodge à trois sphères très petites. Les étincelles éclatent dans l'air, et les sphères sont en platine pour éviter l'oxydation. D'ail-

leurs, M. Bose a soin de ne faire fonctionner son appareil que très peu de temps chaque fois; il emploie une très petite bobine, dont il ferme le circuit au moment du besoin, et pen-

Fig. 16.

dant le temps juste nécessaire. Des disprasitions analogues avaient été employées auparavant par M. Lebedew pour obtenir de très courtes ondes.

50. Excitateur de Blondlot. — Enfin, nous ne voulons pas finir ce Chapitre sans parler de

l'oscillateur de M. Blondlot. Ce sa' son instrument pour l'étude théorii cillations hertziennes. Le calcul df propre et de l'amortissement dans de Hertz présentait quelques ii M. Blondlot a alors voulu créer ut période indiscutable. Il a employa dispositif même de Feddersen : ur teur {fig. 17) possédant une capa

Fig. 17.

par rapport à son volume et un fil sentant l'aspect d'un circuit fermé compte de l'étincelle d'une part, et c bation dans le diélectrique d'autre f bation dont nous parierons dans i prochain. On a ainsi un appareil lieu à un calcul indiscutable et qui mesures précises.

51. Propagation le long des fils, nous cherchons actuellement, c'i

prennent naissance lors de l'étincelle.

On reconnaît là un dispositif tout à fait analogue à celui qu'a employé M. Blondlot pour étudier la propagation d'une perturbation brusque le long des fils. Notons, en passant, que les fils Ai et A'[ n'entrent dans le système que comme guides des ondulations produites dans le condensateur. Ils peuvent être très longs, et avoir par conséquent une capacité considérable, sans modifier les ondulations. Ceci tient à ce que nous ne devons faire entrer dans le calcul de la période que ce qui est situé dans un espace très petit autour de l'étincelle. Nous n'avons pas à revenir ici sur la vitesse de propagation le long des fils, nous en avons longuement parlé ci-dessus; nous indiquerons plus tard d'autres propriétés de cette propa-

Le dispositif électrodynamique de M. Blondlot comporte un excitateur [fig. 19) tel que

..^r-*^Wi5^)pK)

celui qui a été décrit, dont le conducteur est entouré par une boucle d'un long fil de ligne le long duquel on étudie la propagation. La perturbation se propage par induction du fil de Texcitateur au fil voisin de la ligne.

52. Les phénomènes d'induction sont bien connus, nous les avons rappelés dans un précédent Chapitre, et nous nous en sommes fait une image par l'existence d'un milieu enveloppant le conduoteur, siège d'un courant, et transmettant dans tous les sens une variation de pression pendant le régime variable du courant primitif.

Si nous avons, par conséquent, un tube élastique analogue à celui de notre modèle, et placé auprès de celui-ci dans le liquide ambiant, il sera parcouru par un courant.

53. Conditians où les lois ordinaires de l'induction sont valables. — Dans la théorie ordinaire de l'induction, on considère toujours celle-ci comme produite simultanément en tous les points de l'espace pour les divers circuits qui y sont placés, ce qui donne lieu à l'exis-

tence d'un courant constant tout le long de chacun d'eux. Ceci revient à considérer que tout se passe comme si les actions se propageaient instantanément autour du courant variable excitateur. Mais il est un cas encore où ces résultats peuvent s'appliquer. Nous savons quels effets d'induction sont dus à ce que le flux de force qui traverse un circuit fermé varie. Faisons l'hypothèse que la transmission d'une perturbation du champ se fait par les lois ordinaires de la transmission d'une perturbation, c'est-à-dire avec une certaine vitesse fixe, je dis que les lois de l'induction que nous connaissons s'appliqueront encore quand la perturbation sera infiniment lente, c'est-à-dire de période infiniment longue.

En effet, dans le cas le plus général, soit CDAB {fig. 20) la courbe qui représente la variation de la force magnétique en fonction du temps en un point M. En un point M,, la perturbation sera représentée par la même courbe, mais avec un déplacement, le long de l'axe des temps, égal à r> a étant la distance MM,, et X la longueur d'onde ('). C'est-à-dire que tout se

(') Nou3 verrons dans le Chapitre prochain ce que c'est que la longueur d'oude.

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