NS ÉLECTRIQUES
passe en M et M), par exemple, comme si, pour deux circuits placés en M et M,, les variations dans un temps très court étaient CD et AB.
Fig. ÏO.
Si la variation est infiniment lente, X^tc, et CD et AB seront, à des infiniment petits près, sur une même droite.
Les lois ordinaires étant vraies pour les perturbations infiniment lentes, il faut nous adresser, si nous voulons avoir des notions nouvelles, à des perturbations très rapides. Il n'y a que par leur moyen que nous pouvons espérer mettre en évidence des différences entre les phénomènes d'induction en deux points M et M), distants l'un de l'autre d'une quantité admissible, possible à parcourir dans le cours d'une expérience.
Nous avons vu^ par les expériences de M. Blondiot, qui se servait d'une étincelle comme moyen d'observation, qu'une perlur-
LES RÉCEPTEURS D'ONDULATIONS ÉLECTRl
avec les changements d'énergie de riation.
Nous pouvons donc étudier ce c( diverses manières.
1' 8i le circuit est coupé en un p y aura en ce point une différence de qui peut suffire à faire jaillir une étin micromètre à vis délicate permet de n distance explosive maxima atteinte procédé, on mesure donc la différem tentiel maximum pendant la série lions.
2" Si les deux extrémités du circui sont mises en communication avec c dranls d'un électromètre dont l'aij
Fig. 21.
isolée, on aura une déviation obteni par la méthode idiostatique, puisqut drants agissent sur l'aiguille non ch; la simple induction électrostatique :
e déviation qui sera proportionnelle au oyen du potentiel.
! circuit parcouru par un courant in- (chauffe : on peut donc mesurer cet sment par un procédé délicat quelbolomètre ou pince thermo-électricpie.
i cas, la chaleur de Joule étant à tout proportionnelle au carré de l'intensité, arera une quantité proportionnelle au lOyen de l'intensité pendant le temps Action.
triode propre du résanatenr. — Dans ;es circonstances il faudra faire attene fait que le résonateur n'est point un I indifférent, mais qu'il a une période jui entre en jeu dans la production des ènes. II se comportera exactement
un pendule ébranlé par une cause [ue de période autre que la sienne, ssons un ébranlement communiqué à Iule. Celui-ci se mettra à osciller avec ide propre, c'est-à-dire qu'après avoir son élongation maxima dans un temps il reviendra dans le même temps à sa
d'équilibre. Si maintenant nous consiin nouveau choc qui lui arrivera eu un
point quelconque de sa course, nous verrons des phénomènes divers se passer suivant le point de la course où le choc se produit. Si la vitesse actuelle et l'impulsion sont de sens contraires, le pendule pourra être soit arrêté à sa position, soit même renvoyé en sens inverse de son mouvement. Il peut au contraire recevoir une impulsion concordant avec son mouvement, et alors celui-ci sera augmenté.
Si les impulsions ont exactement la période du pendule, celui-ci prendra un mouvement qui augmentera au delà de toute limite. Si les deux péripdes ne coïncident pas exactement, il y aura production d'un régime variable qui ne se terminera jamais.
Voilà ce que donne l'analyse des phénomènes dans le cas où les oscillations pendulaires ne sont pas amorties. Si elles sont amorties, nous voyons les choses se modifier complètement.
Nous nous occuperons du cas où l'amortissement n'est pas trop considérable. Dans ce cas, les ondulations du pendule ont encore une période nettement définie, mais chacune est moins ample que la précédente. Il y aura régime permanent établi, quand l'énergie consommée dans l'amortissement pendant une oscillation sera exactement égale à l'impulsion
lupérée chaque fois par le pendule, grâce au )c qui entretient son mouvement.
Un pareil pendule nous décèlera donc bien tistence d'une perturbation mais l'examen son mouvement ne nous donnera qu'un rengnement éloigné sur la nature même du luvement excitateur. Nous nous bornerons
à cet énoncé, nous verrons plus loin de elle façon ces propriétés du résonateur moient les résultats possibles à prévoir pour
ondulations électriques.
î6. Ezcitateuret résonateur accordés. — D'ailirs, pour l'étude préalable des phénomènes, ar la détermination de leur nature même, irtzéliminecettecaused'erreur, en employant
résonateur donnant les effets maximum pour 1 excitateur.
Le fait même de l'existence d'une période Dpre nous montre en effet, comme nous i'ans vu, qu'il y aura une résonance maxima and la cause excitatrice et le récepteur auront môme période propre. On pourra donc élimir complètement les causes d'erreurs provent de la différence des périodes en prenant, rmi une série de résonateurs, celui qui donne plus grande distance explosive.
LES RÉCEPTEURS d'ONDULATIONS ÉLECTRIQUES. 107
Les résonateurs dont nous venons de parler ont plusieurs formes. La plus usitée est un simple cercle ou rectangle formé par un fil métallique. Dans ce cas, on peut répéter le raisonnement fait pour les tuyaux sonores, et dire que le courant électrique doit présenter un nœud à chaque extrémité. Si Ton admet que r ébranlement se propage le long du fil avec la vitesse limite mesurée par M. Blondlot, on a ainsi tous les éléments pour calculer la période du résonateur, nous verrons comment dans le Chapitre suivant.
Il y a à ce calcul une difficulté. MM. Sarasin et de La Rive ont montré en effet, comme nous l'indiquerons plus loin, qu'il n'y avait pas concordance entre le nombre ainsi obtenu et le nombre expérimentalement mesuré. Ceci tient à ce que Textrémité du fil n'est pas un nœud exact de courant. Il y a en ce point un rayonnement d'énergie facile à prévoir, qui trouble les phénomènes. MM. Sarasin et de La Rive ont trouvé un résultat expérimental concordant avec cette dernière idée.
Enfin, pour avoir un résonateur de période calculable et éliminer les difficultés ci-dessus, M. Blondlot emploie le procédé que nous avons déjà décrit pour son excitateur. Un conden-
sateur est formé par un circuit rectangulaire (fig. 22), qui ici est continu au lieu d'être coupé
Fig. 22.
comme dans l'excitateur. Un micromètre à étincelles est placé en dérivation sur le condensateur.
57. Le résonateur ouvert. — Les résonateurs fermés que nous venons de décrire ne sont pas
Fig. 23.
Jw
les seuls employés. Autour d'un oscillateur de Hertz puissamment excité, on tire des étincelles de tous les morceaux de métal. Hertz a souvent employé comme résonateur un appa-
reil identique à son excitateur, mais dont les deux extrémités en regard étaient des pointes, entre lesquelles on observait des étincelles. La fig. 23 montre un petit excitateur et un petit résonateur ainsi constitués, placés au foyer de miroirs paraboliques.
58. Le cohéreur. — Etudions maintenant le récepteur par excellence de la Télégraphie sans fils, le tube à limaille métallique de M. Branly.
Les ondulations électriques rapides dont nous venons de parler sont susceptibles de produire d'autres effets encore que les courants d'induction ayant pour siège un fil métallique de dimensions finies. Quand on soumet à leur action une limaille métallique convenable, elle prend de nouvelles propriétés. Ce fait a été découvert en 1890 par M. Branly.
Un certain volume de limaille métallique contenu dans un espace clos, fermé sur son pourtour par une matière isolante et fermé sur les deux faces latérales par des parois métalliques formant électrodes, présente au passage du courant électrique une résistance qui varie avec Tétat des électrodes et avec celui de la limaille. Sila limailleest d'un métal inoxydable,
tr--
ilO CHAPITRE VI.
. pur, et parfaitement nettoyé, passé à l'alcool pour enlever les dernières traces de matières grasses, et s'il en est de même pour les électrodes, le système présente une conductibilité électrique assez grande.
Mais si Ton néglige une quelconque de ces précautions, si le métal n'est pas un métal inoxydable surtout, la résistance d'une pareille masse de limaille devient considérable. Elle atteint facilement l'ordre du mégohm. Mais cette résistance n'est pas constante, elle dépend d'un grand nombre de circonstances. Le serrage a une influence très grande, le degré d'oxydation de la surface aussi. Enfin, les perturbations électriques ont une action considérable sur cette conductibilité.
En 1885, M. Calzecchi Onesti, en Italie, avait observé un fait curieux ; c^est que de la limaille de fer contenue dans un tube de verre placé entre deux électrodes métalliques, devenait subitement conductrice quand on en mettait les électrodes en communication avec les deux pôles du secondaire d'une bobine de Ruhmkorfi*. Ce travail passa complètement inaperçu : il n'était pas, en effet, susceptible d'applications, et ne présentait aucune portée théorique.
Aussi était-il complètement inconnu, quand
M. Branly découvrit le changement de conductibilité des limailles quand on fait jaillir dans leur voisinage une étincelle électrique. La résistance tombe subitement de Tordre du mégohm à quelques ohms. Si donc une pile est fermée sur le tube, celui-ci laissera passer un courant qui pourra produire une action quelconque : déviation d'un galvanomètre, mise en action d'un électro-aimant. Par ce dernier procédé on pourra soit faire fonctionner directement un appareil enregistreur, soit fermer un circuit local. L' électro-aimant sera alors un relais analogue à celui dont nous avons indiqué Tusage précédemment dans la Télégraphie par fils. On peut donc ainsi déclencher un courant électrique aussi puissant qu'on le veut, et produire des efFets considérables.
Il n'y a aucune espèce de rapport entre l'énergie mise ainsi en liberté et la si petite énergie nécessaire pour faire jaillir une étincelle électrique. Et nous verrons bientôt quelle infime partie de cette dernière énergie est nécessaire pour faire fonctionner le tube à limaille. Au point de vue de la conservation de l'énergie, nous devons expliquer ce résultat. L'énergie émise par l'étincelle et qui impressionne lé
H 2 CHAFITHE VI.
tube à limaille ne sert que de déclenchement, elle joue le rôle de la main du mécanicien qui ouvre un robinet et fait partir une puissante machine. L'énergie est accumulée à l'état potentiel, n'attendant que l'occasion de devenir actuelle. C'est donc par un procédé tout autre que celui qui met en jeu le tube à limaille qu'a été accumulée l'énergie ainsi libérée. L'énergie d'induction qui vient agir sur le tube à limaille joue exactement le même rôle que l'onde électrique propagée le long du fil de la ligne télégraphique, qui vient fermer, au moyen du relais, le circuit d'une pile locale. Nous avons vu ci-dessus que le dispositif du relais était nécessaire à cause de la chaleur de Joule perdue dans Je fî], nous verrons bientôt qu'il est nécessaire encore ici à cause des propriétés du retour à sa résistance primitive du tube à Rimaille. M. Branly a en effet montré que, si l'action d'une étincelle voisine diminuait énormément Ja résistance du tube à limaille, cette résistance
reparaissait intégralement sous l'action d'un simple choc.
do!!i ^^^^''^^^tion du cohéreur. — Nous voyons
trT. .?^.T^"'' ^^^'^ ^^ possibilité de régénérer très rapidement et très simplement le tube
LES RÉCEPTEUilS D'ONDULATIONS ÉLECTRIQUES. 113
aussitôt qu'il a reçu un signal, et, par conséquent, d'employer systématiquement l'appareil à la production de signaux analogues à ceux de Morse. Il suffit que le courant même qui le traverse fasse fonctionner un marteau de sonnerie qui frappe sur le tube.
L'expérience nous apprend que, pour que le tube soit régénérable, il faut que la force électromotrice fermée sur lui ne soit pas trop grande. Il ne doit pas, en effet, débiter un trop grand courant, il faudra donc proportionner la force électromotrice à la résistance du relais qui devra fonctionner. Un ou deux éléments de Leclanché sont tout ce que l'on doit employer dans les conditions ordinaires de la pratique.
Tel est, dans ses grandes lignes, le fonctionnement des tubes à limaille de M. Branly.
Nous devons maintenant indiquer les étapes qui ont été suivies dans son emploi.
Le premier qui eut l'idée de l'employer pour remplacer le résonateur de Hertz est M. Lodge, qui put ainsi révéler des ondes électriques déjà assez faibles. Puis on chercha à systématiser la construction de l'instrument en employant, non plus de la limaille métallique, mais des morceaux de métal amenés au contact. Ceci est aux dépens de la sensibilité^
!n faveur de la régularité du fonctionneie l'appareil. Les tubes de M. Branly ou Lodge sont, en effet, très capricieux. Les extra-sensibles, dont nous allons indiquer Jurement la construction, sont plus capri- Bncore ; aussi , pour les études théoriques, Q cherche surtout la régularité de l'acmploie-t-on des appareils plus grossiers.
jouvent employé de petites vis do fer ou vre, mais l'appareil le meilleur pour ce d'études est celui de M. Bose dont nous déjà prononcé le nom.
e compose d'une série d'hélices en fli r. Ces hélices sont posées à plat, l'une ISU3 de l'autre^dans un tube en ébonite, de ire à être en contact respectivement par pe. Elles sontcomprisesentredeuxpiêces >nze, par lesquelles on amènera le cou- L'une de ces pièces est mobile et permet re varier le serrage, qui a la plus grande ace sur le fonctionnement de l'instru-
s je ne veux pas insister sur ce dernier tioanement, qui n'a pas d'importance au de vue de la Télégraphie sans fils; je ieulement maintenant exposer l'état de la on de la théorie du tube à limaille.
60. Expériences sur le fonctionnement du cohéreur. — Quand il découvrit la propriété fondamentale du cohéreuf, M. Branly émit Tidée que son fonctionnement était dû à une modification, sous Faction des ébranlements électriques, de Téther environnant les particules de limaille. M. Branly continue à être partisan de son ancienne théorie. Elle me semble condamnée par les dernières expériences.
M. Lodge, quand il eut fait usage de ce genre d'appareil, fit immédiatement Thypothèse qu'il se formait, sous Faction des ondulations électriques, des contacts entre les diverses pointes de limaille. Aussi donna-t-il à cet appareil le nom de cohéreur. M. Branly, n'admettant pas l'interprétation de M. Lodge, veut lui donner le nom de radioconducteur, qui ne préjuge rien sur le mode de fonctionnement. Cependant le nom de cohéreur semble actuellement le plus en honneur, surtout depuis les expériences dont je vais parler.
L'année dernière, M. Aronseut l'idée d'étudier sous le microscope ce qui se passait dans les limailles soumises aux actions d'induction de haute fréquence. Le problème à résoudre était d'obtenir un petit espace tel que l'action des ondes se fît sentir forcément dans le champ
il6 CHAPITRE VI.
du microscope. M. Arons y arriva en collant sur une lamelle de verre deux lames triangulaires en papier d'étain, qui laissaient entre leurs sommets un espace extrêmement petit. En ce pointil placeune très petite quantité de limaille. De la sorte, les ondes agissent forcément en ce point précis. Les deux lames de papier d'étain servent de conducteurs pour amener le courant d'une pile. La résistance de l'appareil, non soumis aux oscillations électriques, est considérable. Aussitôt qu'une étincelle éclate dans le voisinage, la résistance diminue, et un courant notable passe. En même temps, on voit, sous le microscope, se former des ponts de limaille, et de petites étincelles jaillir aux points où les grains de limaille sont au contact. Quand on vient à produire un choc sur la préparation, on voit aussitôt les ponts se détruire, en même temps que la résistance revient à une valeur très élevée.
Ceci se passe quand les ondulations électriques n'ont pas été trop intenses. Sans cela les ponts formés sont beaucoup plus considérables, et le choc ne suffit plus pour les détruire. On remarque avec les cohéreurs sensibles des effets de cette nature. Il ne faut pas les exposer à des ondulations trop énergiques,
si Ton veut les garder en bon état de fonctionnement.
Ces expériences ne suffisaient pas pour expliquer un phénomène déjà observé par M. Branly : c'est que les effets indiqués se produisaient même dans le cas des limailles incluses dans un milieu isolant. Aussi M. Arons fit-il Texpérience en noyant la limaille dans un vernis au copal. Il vit alors se former, sous Faction des ondes électriques, autour des pMites pointes de la limaille, de petites bulles gazeuses. Ceci ne pouvait pas expliquer la conductibilité, puisque les gaz ne sont pas conducteurs. Mais M. Arons a terminé ces expériences en étudiant simplement l'intervalle entre deux pointes vraiment infiniment voisines de papier d'étain collé sur verre. Il observa alors que la résistance, pratiquement infinie au moment où l'appareil venait d'être fait, atteignait une valeur encore considérable, mais mesurable, lorsque des oscillations électriques s'étaient produites au voisinage, et en même temps l'observation microscopique montrait le dépôt sur le verre, entre les deux pointes, d'une couche infiniment mince de métal volatilisé, puis déposé.
Ce sont donc, d'après M. Arons, et contrai-
rement aux idées de M. Branlj'^, des phénomènes purement matériels qui se produisent dans la limaille sous Faction des ondulations électriques. Ce sont les phénomènes mêmes des décharges disruptives finies que nous observons, qui se produisent en infiniment petit. Mais les quantités vraiment très petites de matière mises en jeu font comprendre comment les effets peuvent se produire entre de petites pointes de limaille, même quand on dispose d'une énergie infiniment petite. La densité de l'énergie, si j'ose m' exprimer ainsi, sera finie, si l'espace où elle est mise en jeu est infiniment petit du même ordre qu'elle, et il pourra, par conséquent, y avoir production d'une infiniment petite volatilisation ou d'une infiniment petite fusion.
Cette conception semble encore prendre une nouvelle consistance d'après les expériences de M. Thomas Tommasina. Dans ces expériences, un cohéreur élémentaire, comme dit l'auteur, est formé d'un plateau métallique porteur d'un peu de limaille, et d'un pendule à boule de nickel situé au-dessus. On amène le pendule au contact juste de la limaille, de manière que la conductibilité n'ait pas encore lieu, puis on produit au voisinage des ondes
XDL'LATION'S ÉLECTIIKJOES. llî
électriques. Le courant s'établit. On pt écarter notablement le disque de la bov que la conductibilité soit détruite. Il !
une chaîne de particules métalliques raaintientjusqu'à O", 06, d'après l'autei longueur est consid'érablement réduit rompt le courant avant d'abaisser le métallique porteur de la limaille. Il donc que le courant a une action sens le cohéreur. Cependant sa présence r nécessaire ; on peut faire très facilemi périence. Un tube à limaille est exp oscillations électriques à circuit ouv( le courant est fermé; on constate aloi conductibilité est établie. C'est même I nière véritable d'étudier la sensibilité appareils, car on comprend aisément tance de l'induction dans le circuit qui le cohéreur, outre celle de la présent pile.
11 me reste, maintenant que j'ai doi avis sur le fonctionnement du lube à à indiquer sa construction pratique et i ditions de sensibilité.
Nous avons indiqué ci-dessus le r damental des travaux de M. Branl M. Lodge. Nous devons parler maint(
M. Marconi, qui a étudié avec le plus grand instruction du cohéreur, et qui a donné ;s aujourd'hui universellement suivies.
..employer des espaces extrêmement mtenant extrêmement peu de limaille.
;trodes remplissent complètement un 16 de verre {fig. 24) de 2""" à 3™» de
Fig. n.
i, et laissent entre elles un espace de l°"°. On verse dans cet espace une très lantité de limaille, qui doit être loin de lir. Si même on veut obtenir la plus sensibilité possible, il faut pouvoir révenablement la distance des électrodes ïort à la quantité de limaille qu'elles inent. C'est là une opération très délie chacun fait un peu à sa guise. On rer, comme M. Branly le fait actuelle- 1 plaçant les deux électrodes dans des ts A, A' {fig. 25) percés aux extrémités port. Des vis permettent de les maini distance voulue. Le tube de verre est ent maintenu par les électrodes. On
LES RÉCEPTEURS d'CNDULATIONS ÉLECTRIQUES. 121
introduit dans le tube une très petite quantité de limaille, et Ton règle par tâtonnements la
Fig. 25.
distance des électrodes jusqu'à la sensibilité maxima. On les fixe alors au moyen des vis.
On peut aussi faire porter les électrodes par des vis qui entrent dans des filetages mastiqués aux extrémités du tube {fig. 26). Cela
Fig. 26.
facilite peut-être un peu le réglage. Ce procédé a été aussi employé par M. Branly.
Enfin on peut, à Texemple de M. Blondel, souder au tube, au droit de la séparation entre
CirAPITRE VI,
X électrodes, un lube rectangulaire fîg. 27), formant réservoir de limaille.
t alors, en renversant le tube avec pré-
et d'une manière convenable, arriver !uire entre les électrodes la quantité de
utile. Ce dernier système présente le ivanfage de permettre d'opérer en un
Fig.' 57.
\ clos, c'est-à-dire, si on le ans le vide. Si, comme nous l'avons essus, le rôle essentiel dans le fonction-
du cohéreur est joué par les oxydes i la surface des grains de limaille, tout ait varier cette oxydation doit modifier ément le fonctionnement de l'appareil, î que l'expérience vérifie de point en ; c'est pour cela que M. Blondel a créé
d'instrument, ombreuses publications ont été faites
peu sur ce sujet; aucune ne nous
semble plus concluante et plus nette que celle de MM. Blondel et Dobkéwitch. Les faits ont été soigneusement observés, et publiés sans aucun souci d'intérêts commerciaux. Ceci est rare en cette matière, car de grands intérêts sont engagés dans cette question, si susceptible d'applications pratiques; et les constructeurs qui ont répété l'expérience de Marconi se sont bien gardés de donner les résultats complets de leurs essais. Nous allons donc résumer la question d'après le Mémoire que nous venons d'indiquer.
Il est d'abord fort difficile de construire tous les cohéreurs dans des conditions comparables. Aussi, pour étudier la valeur des diverses limailles, faut-il définir la construction d'une manière exacte. Pour cela, une des électrodes étant fixée en bas du tube placé verticalement, une petite quantité de limaille, toujours la même, est introduite. Puis la seconde électrode, qui est montée à vis dans le tube, est amenée au contact de la limaille, puis éloignée jusqu'à ce que le courant cesse de passer. L'appareil est alors mis horizontal et exposé aux ondes, à circuit ouvert, ce qui, comme nous l'avons indiqué ci-dessus, a une très grande importance.
12i CHAPITRE VI.
La source d'ondulations électriques est une simple sonnerie de 6 ohms munie d'un seul élément Leclanché. La seule rupture du courant de cette sonnerie produit une perturbation infiniment faible, qui suffit pour impressionner le tube jusqu'à une distance de 2" ou 3™, quand il est dans un état de sensibilité réellement convenable.
Les électrodes de ce tube d'essai sont en platine et toujours soigneusement nettoyées.
Dans ces conditions, on peut diviser les métaux en deux classes :
1"* Ceux dont les limailles, sous faible épaisseur, laissent toujours passer le courant. Ce sont les métaux inoxydables;
2** Ceux qui opposent au courant une résistance très grande à l'état naturel, et presque nulle sous l'effet des ondes hertziennes; ce sont les métaux légèrement oxydables, employés suffisamment frais, tels que le fer, le cuivre, le nickel, le chrome, l'aluminium, etc.
Pour ces divers métaux, il y a de grandes différences. Avec le nickel on a de bien meilleurs résultats qu'avec l'aluminium préconisé par certains expérimentateurs. Les tubes peuvent être éloignés deux fois plus de la source, ce qui correspond à une énergie nécessaire quatre
.^^.wj»;
fois plus faible. La diflférence s'accentue quand les limailles ont été quelque temps exposées à Tair.
D'ailleurs, l'exposition à l'air est très mauvaise pour toutes les limailles oxydables. II faut, quand elles ont leur dose convenable d'oxydation, sceller le tube et y faire le vide, suivant le conseil de M. Lodge. C'est ce qu'a fait M. Blondel dans les tubes qu'il emploie. Mais comme, malgré tout, la limaille s'use encore en fonctionnant : c'est pour cela qu'il a ajouté à ses tubes scellés la partie à angle droit qui sert de réservoir de limaille.
L'utilité de la présence d'une couche isolante pour le fonctionnement du cohéreur est montrée par ce fait, observé simultanément et indépendamment par MM. Blondel et Tissot, que la limaille d'argent sulfurée donne de bons appareils; mais ces grains ne sont ni assez réguliers, ni assez durs.
Enfin , l'emploi d'alliages convenables d'argent et de cuivre ou d'or et de cuivre permet d'obtenir des limailles d'oxydabilité variable avec les teneurs en cuivre. L'alliage monétaire à 10 pour 100 ne s'oxyde qu'à chaud. On peut donc, en le chauffant d'une manière convenable, lui donner telle propriété qu'on veut.
CHAPITIIE VI.
cette manière qu'on peut réaliser des rs sensibles jusqu'à 3" de la sonnerie >lus haut.
sorte de cohéreur a été réalisée par aly et M. Blondel, indépendamment 'autre.
, nous terminerons celte étude du cohéétudiant ce que M. Blondel a appelé reurs inverses.
avons vu que, si limaille et électrodes n métal tout à fait inoxydable, il n'y cun eflfet de cohérence. Il n'en est pas ï si un seul des deux métaux est oxyn a fait fonctionner, en effet, des tubes ?. d'or pur ou de platine pur, mais entre trodes de maillechort par exemple. Il nnel de penser alors que l'action est couche d'oxyde placée sur l'élecfrode.
si l'état actuel de la question du cohélus y avons longuement insisté, car le ■ est l'instrument principal de la Tée sans fils. Nous avons tâché, dans ïstion aujourd'hui brûlante, d'être im- Vous avons laissé de côté les intérêts liaux, qui n'ont rien à faire ici, pour i chacun la part qui lui revient. Nous i citer d'autres noms à côté de celui
LES RECEPTEURS D ONDULATIONS ELECTi
de M. Braoly, mais nous ne voulor miner ce Chapitre sans dire que s perfectionnements ont été faits pai et si M. Onesti avait vaguement quelque chose, la paternité de la n lui en revient pas moins.