IMITATION DES PHÉNOMÈNES DE L'OPTIQUE
Il semble a priori que TOptique ne nous présente aucun phénomène analogue à celui-là.
Nous ne connaissons par T observât! on ordinaire que des ondes sphériques émanées d'un centre d'oscillations, et pour lesquelles l'énergie est identique dans toutes les directions. Ceci est vrai en général, mais la théorie de l'élasticité nous a appris que cela n'était exact que dans le cas de la lumière ordinaire, que cela ne saurait s'appliquer à une source de lumière polarisée. Pour cette lumière, comme on le sait, la vibration est rectiligne. Dans ces conditions, la théorie démontre que l'énergie n'est pas uniformément répartie dans toutes les directions. Elle est maxima dans le plan de polarisation, et elle est dans les autres directions inversement proportionnelle au carré du cosinus de l'angle que fait la direction considérée avec le plan de polarisation.
C'est là un résultat du calcul pur qui peut sembler au premier abord douteux, car il n'y a à ce sujet aucun résultat encore classique. II y a cependant une expérience admirable faite il y a deux ans par M. Zeeman : c'est celle du détriplement des raies l)t et D2 de la soude quand la himière est émise dans un champ magnétique. Dans ces conditions,
emarque que la raie D,, par exemple, e, quand on observe normalement aux s de force, un triplet. Une des composantes 1 triplet est polarisée dans un plan perpenaire aux lignes de force du champ magné- . Quand l'observation est faîte dans le sens lamp magnétique, on ne remarque qu'un iet; la raie qui était polarisée normale- , au champ ne se propage pas dans le sens ilui-ci. C'est la vérification expérimentale > théorie, et cela nous montre que, quand onde lumineuse a un axe de symétrie, il y avoir concentration de Ténergie dans un perpendiculaire à cet axe de symétrie.
ins le cas qui nous occupe, nous devons avoir concentration de l'énergie dans un normal à l'antenne; toutes les directions u- de celle-ci seront indifférentes. Si l'on rte un peu du plan perpendiculaire, la puis- 3 disponible par unité de surface sera peu ?ente de ce qu'elle est pour le plan periculaire; mais, quand on s'écartera sensient de ce plan, la décroissance deviendra le. L'expérience vérifie complètement cette ère de voir. La portée des signaux est idérable dans un plan perpendiculaire à 3nne, faible dans la direction de celle-ci.
IMITATION DES PHÉNOMÈNES DE l'OPTIQUE. 169
On peut donc employer, pour augmenter la puissance des signaux dans une direction donnée, deux positions de Tantenne. L'antenne verticale d'abord, qui correspond à la propagation tout autour de celle-ci, et aussi l'antenne horizontale et normale à la direction de propagation.
Les deux dispositifs ont été employés. Le premier semble le meilleur, mais le second donne aussi de bons résultats.
92. Antenne réceptrice. — Les appareils récepteurs sont également munis d'une antenne.
Le rôle de celle-ci est d'ailleurs connu depuis longtemps. Son invention a donné lieu, il y a quelque temps, à des compétitions commerciales, et cela me semble peu justifié, car on peut dire que l'emploi de l'antenne comme récepteur est dû à Franklin, qui inventa le paratonnerre, et s'en servit pour produire à sa base tous les phénomènes électriques au moyen de l'énergie ainsi récoltée dans les nuages.
. On peut se rendre compte en gros de son rôle de la manière suivante : Les fils jouissent de la propriété de propager les ébranlements électriques produits en un de leurs points, en concentrant l'onde autour de leur surface. Une
,- V -r^.if