‹ La Tension Artérielle et la GuerreChapitre 18 sur 18 · III. D'autre part, dans les centres de triage on a observé · texte numérisé non relu

III. D'autre part, dans les centres de triage on a observé

des affections au cours desquelles la tension variait aussi

dans les deux sens:les cœurs de querre — le plus souvent hypertendus, quelquefois hypotendus ; les cardiaques vrais ayant résisté à la campagne et dont la tension suivait la courbe de résistance de leur myocarde; les néphrites dites de guerre, chez lesquelles la tension variait suivant les rétentions chlorurées ou azotées ; les nerveux divers (blessés du crâne, commotionnés) présentant le plus fréquemment de l’hypotension; mais, à ce stade, dans la plupart des cas, rien de net ne se dégageait encore : la tension n’était souvent qu'un symptôme lié à une lésion ou à un trouble fonctionnel ; elle ne pouvait à elle seule établir un pronostic ni un diagnostic.

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A ce moment son évolution commençait déjà à être intéressante.

IV. Après une longue hospitalisation, ces mêmes malades vont se classer, se sédimenter en hypotendus et en hypertendus. |

Chez les premiers, l’étalonnage de lhypotension est toujours difficile à faire (on ne peut pas toujours discriminer une hypotension vérilable et pathologique d’une tension basse mais physiologique et habituelle chez le sujet), les commotionnés sont plus fréquemment dans ce nombre que les cardiaques fonclionnels ou lésionnels

Chez les seconds, on trouve déjà trois grandes catégories :

Les faux cardiaques à sympathique irritable (cœur du soldat) évoluant peu ou prou vers le goitre exophtalmique; les Aypertendus purs, chez lesquels une lésion rénale s’amorce ou se confirme ; des nerueux (blessés du crâne et émotionnés).

V. Enfin, après une période plus longue, l'orientation clinique se fait plus nette et l’on peut déjà poser avec le seul élément tensionnel un pronostic à longue échéance, chez tous les sujets qui après cette stabulation conservaient des troubles importants.

Revus longtemps après l’armistice leur évolution les a groupés suivant un mode qui correspond simultanément à la clinique, à l’étiologie et à la pathogénie :

Les rares hypotendus vrais qui subsistent sont tous des blessés graves des centres nerveux : trépanés, commotionnés à séquelles pour lesquels le pronostic lointain doit être réservé.

Les cardiaques hypertendus (mis à part les organiques pour lesquels la tension n’est qu'un signe accessoire) ont évolué vers un syndrome d’excitation sympathique plus ou moins entaché de goitre exophtalmique.

Les hypertendus dits primitifs sont devenus des cardio-

pie scléreux de la quarantième année, et plus souvent des rénaux du type brightique chez lesquels l'hypertension isolée et précoce — constatée au front ou dans les hôpitaux de guerre, a élé le premier signal d’une sclérose entraînée, ellemême, par l’intoxication carnée —ou alcoolique — et des altérations endocrines probables.

VI. Cette étude de la tension artérielle pendant la guerre nous aura donc surtout permis de déceler primitivement avant tout signe rénal les futurs brightiques — bien différents des néphrites dites de guerre, qui semblent avoir peu évolué en ce sens—et de leur imposer à temps régime et repos ; elle nous a aussi montré les premières phases du goitre exophtalmique — elle nous a fait enfin mieux toucher du doigt les éléments si complexes : intoxications, chocs nerveux, perturbations endocriniennes, qui sont à la base de la pathogénie des troubles tensionnels.

Vus:

Le Président de la thèse, Roque.

VGE ‘Le Doyen,

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