SCÈNE II
ACHILLE, SEILLANËS, bottes et culotto de chasse. SEILLANES^, arec un entrain démonstratii'.
Ah ! cher monsieur 1
ACHILLE
Monsieur de Seillanes !
1. Seillanes entre par le premier plan à droite. ~> Achille, Seillanes»
SËlLLANEg.
Eh bien î cher monsieur, voilà un petit temps assez gentil pour notre chasse? Ehl çà va être un plaisir d'être comme çà aujourd'hui! Hope là! (u indique du geste un caralier galopant.) Hope I 'Mais
vous n'aimez pas le cheval vous, je crois, eh I
ACHILLE
Je vous demande pardon, mais sanst frénésie.
SEILLANES.
Et a quelle heure celte chasse? Après déjeuner, eh ?
Mais vraisemblablement.
SEILLANES.
Et en attendant, vous étiez là, vous, faisant le guet dans le buisson, hein ?
ACHILLE
Quel guet?
SEILLANES, lai frappant sur Tépaule en riant.
Oui, ouiy oui... Eh bien ! ça va-l-iJ?
ACHILLE
Je n'ai pas l'avantage de vous comprendre.
SEILLANES.
ié ne vous crois pas, vous savez I Ah cà ! voyons, cher monsieur Achille, entre hommes, que diable ! on s'entend, on ne risque pas de se contrecarrer l'un l'autre... Eh bien! voyons, entre nous, là, quelle est au juste votre situation dans le château?
ACHILLE
Mais, ma situation dans le château est la vôtre. J'ai été comme vous invité à passer quelques jours chez notre ami le comte de Tardes, de qui j'ai l'honneur d'être le parent.
SEILLANES.
Ce n'est pas ça que je vous demande , mais puisque vous en parlez, est-ce que c'est sérieux, cette parenté?
ACHILLE
Oh! mon Dîen, non... un cousinage qui se perd dans la nuit des