‹ La tentation piece en cinq actes et six tableaux (volume 2)Chapitre 121 sur 124 · Gontran, Hélène, Achille, Camille · texte numérisé non relu

Gontran, Hélène, Achille, Camille

ACTH V.

Cela dépend de toi. Je ne crains pas de le le dire devant tort rriari. Cela dépend de toi. Car nous sommes coupables souvent, ma fille, crois-moi, de nos malheurs autant que de nos fautes. Ne demande pas trop à la vie... elle est douce, la vie.:, elle a des heures divines, tu le sais déjà... mais pourtant ce n’est pas le ciel... N’exige pas trop non plus du cœur de ton mari... Les hommes, les meilleurs, les plus nobles, ont leurs instants de distraction, de défaillance... et puis, ils ont leurs goûts, leurs plaisits, comme nous les nôtres... et enfin il rte faut pas oublier qu’ils soutiennent la part la plus lourde de l’existence commune. No laisse jamais surtout se glisser dans ton cœur ni dans ton langage celte amertume, cette aigreur qui flétrit peu à peu, qui détruit toute confiance et toute intimité I... un seul mot de tendresse peut prévenir tant de douleurs! Sois bonne, et sois brave! Sois brave! car le courage c’est le devoir, et le devoir c’est, la vérité, c’est l’éternelle consolation! beaucoup ddmotion.) Enfin, ne l’abandonne pas... et Dieu ne t’abandonnera jamais!... Allez, maintenant, allez tous deux promener votre bonheur au soleil 1 (Hélène baise la main de sa mère et

prend le bras d'Achillo. Tous deux sont près de sortir.)

CONTRAN, faisant un pas vers eux; et ramenant Achille.

Achille! pardon, mon ami, il me paraît assez singulier de le parler le langage d’un père... c’est chose nouvelle dans ma bouche, mais enfin , il s’agit du bonheur de ma fille, (u passe près de sa une 1 .

ACHILLE

Mon ami!... ' .

G O N T 11 A N / retenant arec peine son émotion.

Eh bien! je recommande également à Hélène les vertas que lui recommandait sa mère... le courage, la bonté, 'la résignation, au besoin... mais toi, mon ami, je t’en prie, no mets pas ces vertus à une trop forte épreuve. Compte sur elles, mais n’en abuse pas. (camitlo écouta k son tour arec anaiélé.) NoUS SOinmOS, nOUS autl’CS, UlOn arni, un peu trop portés à traiter d’illusions, de chimères, de rêveries, les sentiments et les idées qu’une âme délicate, comme celle d’une femme, doit naturellement concevoir... Nous sommes trop

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