A C H I LLE
Mais tu périras d’ennui ici.
GONTRAN
Pas du tout. J’ai de grandes idées, mon ami. Je me transformerai ; j’aurai une ferme modèle; j'élèverai des animaux splendides; je les ferai primer dans les concours. Je rendrai la justice à mes vassaux sous un chêne; je couronnerai des rosières. Bref, j’aurai ma seconde manière, comme tous les grands artistes!
Mais, ta femme!
CONTRAN.
Quoi ! ma femme !
ACHILLE
Comment penses-tu qu’elle s’accommode de ces grandes idéeslà?
G ONT RA N
Mais, fort bien, je prémme. En femme soumise et dévouée comme elle est, et de plus en bonne mère de famille... n’a-t-elle pas sa fille, dont elle pourrait, par parenthèse, s’occuper un peu plus qu’elle ne fait ?
ACHILLE
Ah! tu penses? Et sais-tu pourquoi elle s’occupe si peu de sa fille? Ceci m’amène justement... { Entre llarelet par la droite, premier plan»)