ACTE I
nimeiit... Mais ce n’est pas ma faute à moi, si je ne puis m’élever jusqu’à vos sommets, si j’ai été pétri d’une argile inférieure, d’une fange subalterne... si je suis un être matériel, inculte et déplorable! Quant à mes torts envers vous, je ne puis absolument m’en reconnaître qu’un seul : celui de nu point passer ma vie à vos pieds avec une guitare! Celui-là... je l’avoue... j’avoue qu’après plus de quinze ans de mariage, j’ai cru pouvoir, par intervalles, déposer la guitare, (u s» îè™.)
CAMILLE, sévèrement.
Vous n’avez pas eu cette peine, mon ami.
GONTR AN.
Allons, voyons, ma chère amie, est-ce une scène?
C A M I L L E , passant à gauche.
Ah ! grand Dieu ! on rit et vous vous fâchez!
CONTRAN.
Non. C’est que vraiment vous êtes injuste... je vous aime, moi, parfaitement.
CAMILLE
Mais j’en suis persuadée, mon ami ! Si un jour en revenant do la chasse ou de votre cercle vous ne me retrouviez pas à ma place je suis sûre que vous seriez extrêmement contrarié.
Bon! contrarié, maintenant!
LA COMTESSE, dans la coulisse.
Mon fils, madame...
MADAME DE SA U LIE U
Votre fils, madame... donnera raison à ma fille, j’espère!
GONTRAN, prônant la main de Camille.
Ah ça! voyons, Camille, c'est fini, n’est-ce pas?
CAMILLE, froidement.
Ohl bien fini, mon ami!