A CH I L LE
Qu’y a-t-il ? comme vous êtes pâle !
CAMILLE
Il est parti !
ACHILLE, avec ime.
Ah! c'est bien, c’est très-bien! Tenez!... ma parole... ça me fait un plaisir... Ce n’est pas que j’aie jamais pensé... mais' enfin, ça me fait plaisir... et tenez, je parie que vous-inème, au fond, vous êtes heureuse?
CAMILLE , exaltée*
C’est vrai... je soutire... et je suis heureuse... Ah! ce n’est pas un vain mot que le devoir, allez!
ACHILLE
Pardieu !
CAMILLE
Je le sens là, à celte allégresse inconnue qui me remplit l'âme... qui m’inonde le ctnurl... 11 y a un ange qui me parle... et qui me dit i Tu as bien fait! (atoc une résolution joyeuse.) Oh! je ne m en tiendrai pas là, mon ami... ce devoir accompli m’enseigne tous ceux que 1 le découragement me faisait négliger... ma fille, mon mari... ma belle-mère môme, je veux être pour eux meilleure que je n’étais... plus attentive... plus tendre... meilleure enfin... Je sens mes torts... je les réparerai, je vous assure. ( La comtes*o parait au fond i gauche. — souriant.) Tenez... voilà justement ma belle-mère qui vient jeter un regard inquisiteur... Eh bien! je vais commencer par elle.
ACHILLE, arec une bonté émue.
C’est cela... commencez par elle... el ensuite vous marcherez sur