ACHILLE, LA COMTESSE, MADAME DE SAULIEU
MADAME DE SAULIEU
Bonjour, mon cher Achille!
ACHILLE
Madame!
MADAME DE SAULIF.U.
Madame !
LA COMTESSE
Je vous souhaite le bonjour, madame.
MADAME DE SAC LIE U
Camille n’est pas revenue de son pèlerinage?
LA COMTESSE
Pas encore ! Youlez-vous nous asseoir ici en l’attendant? (eu 0 iuî
montre le banc à droite sur lequel madame de Saulieu s'asseoit en étalant ses jupes, de façon que la comtesse ne peut trouver place à coté d’elle; Achille, voyant l’impatience de la comtesse, s'empresse de lui offrir une chaise. — S’asseyant.] ComfïlGnt 8VGZ—
vous passé la nuit, madame ?
MADAME DE SAULIEU
Très-bien, madame, si ce n’est que le bruit du vent dans les arbres m’a réveillée deux ou trois fois en sursaut.
LA COMTESSE, amère.
Ah! malheureusement, madame, je ne commande pas aux éléments, sans quoi je me serais fait un devoir de vous épargner ce désagrément.
ACHILLE, à part.
Bon, voilà le tournoi qui commencel
MADAME DE SAULIEU
Je vous suis obligée, madame. Mais on ne commande pas plus à ses goûts et à ses habitudes qu’aux éléments. Moi, vous le savez, je suis une Parisienne endurcie... j’ai une horreur naturelle de la campagne. Toujours des arbres, de la verdure... pas une maison, pas un magasin... rien!... Et puis, si l’on est malade, pas de médecins... Enfin, vous m’avouerez que la pensée de mourir à la campagne est abominable.
LA COMTESSE
Heureusement, madame, l’état de votre santé ne fait pas augurer de catastrophes prochaines.
MADAME DE SAULIEU
Mon Dieu I madame, tout le monde, n’a pas le privilège d’ètre diaphane.