ACTE II
C’est très-bien de sa part !
CAMILLE
Hél
ACHILLE, arec plus de force.
C’est très-bien de sa part !
CAMILLE, se levant et s'approchant d'Achille.
Est-ce qu’il est si dangereux ?
Pour vous, infiniment.
Parce que?
ACHILLE
CAMILLE
ACHILLE
Parce que... enfin, n’importe!... parce que c’est un homme... avec un cœur d’enfant!
CAMILLE, riant, elle passe.
Lindor est un enfant, mais cet enfant sait plaire! Il est Irlandais, je crois?
ACHILLE
Oui... d’origine... mais naturalisé en France depuis le maréchal de Berwick.^ Oui, il est de cette brave Irlande... qui nous prête un héros de temps en temps.
CAMILLE, s'asseyant sur le canapé à droite.
On ne prête qu’aux riches... Sauriez-vous, par hasard, s'il est venu en Normandie, — au bord de la mer, — pendant que nous y étions ?
• ACHILLE, s'appuyant sur le canapé.
Non... Est-ce qu’il vous a dit qu’il y fût venu ?
CAMILLE
Mon Dieu ! non. Je vous demandais cela, je ne sais pourquoi... (a part.) Il est dit que je ne connaîtrai jamais l’auteur...
ACHILLE
Vous a-t-il offert son cœur?
Pas encore.
CAMILLE
Il vous l’oITrim, allez!
Je vous le dirai.
Vous me ferez plaisir.