DES ECRITURES ^ DOUBLE PARTIE
Considérées dans les abréviations que les livres précédens
ont préparées, A la fin de chaque journée, de chaque semaine ou de cbaque mois, selon le besoin deros affaires ou selon yotre yolonie: 696. 1^. Additionnez toutes les sommes portées dans la colonne des marchandises y da côté des dépenses, et passez-ea écritures en un seul article^ en débitant les marchandises générales et en créditant les comptes ^uî ont fourni les valeurs données en pavement, en observant d'indiquer au journal le folio du livre des recettes etpayemens sur lequel se trouvent les détails rdatifs à tous les achats du jour, de la semaine ou 4u moid, etc.; et d'indiquer sur le livre des recettes et payemens le folio du journal sur lequel le montant de tous ces .achats est passé en un seul article. Au moyen de quoi , le jourjaal renverra au livre des recettes et payemens pour les détails ^ jct ce livre-ci au journal , où ees détails sont passés ei^ un seul article*
597» a^. Additionnez toutes les sommes portées dans la colonne des marchandises générales , du côté des recettes , et passez-en écriture, en un seul article, en créditant les marchandises générales du total, et débitant les comptes des valeurs que vous avez reçues en payement ; et renvoyez , comme ci-dessus , du journal au livre des recettes, et de celui-ci au journal, en indiquant sur l'un de ces registres le folio sur lequel le« articles passés sur l'un se trouvent sur l'autre»
Projet. 327
598. 3^. Additionnez de . même toutes les sommes portées dans la colonne intitulée ^tû^w de commerce , du côté des dérpenses ou payemcns, et passez-en écriture, en un seul article^, en débitant les frais de commerce ^ ou profits et pertes, ou marchandises générales, si ces frais sont faits sur mai^chandisés et en créditant la caisse ou les valeurs données en payement de ces frais. Enfin , observez toujours qu'ail faut indiquer sur le journal le folio du livre des receltes où se trouvent les détails de Tarticlè que Ton passe , et sur le livré des recettes le folio du journal sur lequel se trouve Farticlc passé pour les frais de commerce , du jour, de la semaine, ou du mois , etc.
599. 4^. De même , après avoir additionné toutes les sommes portées dans la colonne intitulée Jraù de comriiercc , du côté des recettes, passez -en écriture , en un seul article , en créditant les frais de commerce, et en débitant les comptes ou-^ verts aux valeurs que Ton a reçues en remboursement de ce» frais, et pour le renvoi du livre des recettes au journal et, réciproquement , opérez comme (SgS).
600. 5*^. A mesure que vous passerez écritures au journal , marquez d^un point , d^une petite croix ou de tout autre signe , tous les articles qui se trouvent compris dans ces écritures, et qui sont péle-méle avec d^àntres dans les colonnes des recettes et dépenses , en valeurs de toutes natures. Par cfe moyen, îï n'y aura dans ces colonnes, sans être marqués de ce signe , que les articles n^ayant pas pour cause des acbats et ventes, ainsi que des frais et rècouvreniéus ^ûîr ces 'frais.
Cela étant fait , tous les articles qui sont dans les colonneti des marcbandises , et qui co^pfCnilent t6u8 les achats et toutes les ventes , ainsi que les recettes faites sur ces ventes , et tous les articles qui sont dans les colfinnës dé frais de commerce qui comprennent tous les débours et toutes les recettes faits sur ces frais, sont passés en double partie.
Il ne reste plus qu à passer écritures dès articles étrangers £ ceux compris dans la colonne de marchandises et de irais da eommerce»
SaS PROJET.
Ces articles sont parfaitement les mêmes que ceux que Yon aurait à passer dans tout autre système d'écritures. Ainsi : '
60 1. 1^. Pour foutes les recettes étrangères aux ventes et à des recouTremens de frais, on débitera les comptes généraux ouverts au valeurs que Fon reçoit, et on créditera les personnes ou les comptes qui fournissent ces même valeurs.
2^. Pour des rabais ou des escomptes accordés à des personnes sur des sommes dont elle sont débitées au grand livre en double partie , il faut débiter le compte de profits et pertes et en créditer celui de ces personnes.
3^. Pour tous les pajemens étrangers aui^ achats de marchandises et aux frai s de commerce , on créditera les comptes ouverts aux objets que Ton donne en payement, et on débitera les personnes qui les reçoivent, ou les comptes qui en reçoivent la valeur.
4^. Pour des rabais ou des escomptes obtenus sur des sommes portées au crédit du compte d'une personne qui en a un ouvert sur le grand livre en double partie, il fout débiter le compte de cette personne, et créditer le compte de profils et pertes.
Tel est ce système d'écritures j quant à celles en double partie, elles sont passées sur les principes ordinaires, sans nulle différence.
602. Leurs abréviations consistent en ce qu'on peut passer écritures, en un seul article, de tous les achats comme de tous les frais d'une semaine ou d'un mois , etc . , et de toutes les ventes et recouvremeus de frais d'une semaine ou d'an mois, en un seul article; enfin en ce que l'on passe écritures de l'achat des marchandises et de leur payement en morne temps^ et de la vente des marchandises, et de leur règlement aussi en même temps; ce qui supprime, dans les écritures en double partie, tous les détails relatifs au achats, aux ventes et aux frais, et toutes les écritures relatives aux comptes qu'il faudrait ouvrir aux vendeurs et aux acheteurs, sans le secours de ces abréviations.
TROJKT. 32^
CVst aînsî que les parties doubles paivent éfre appliquées à la teuue des écritures des boarebands ou des comptables quelconques y qui ont à tenir note des détails les plus minutieux*
Ces détails^ étant établis sur le livre des recettes etpajemens des colonnes qui comprennent tous ceux d^une même nature préparent les abréviations des écritures en double partie, et l'en^ trée et la sortie des marchandises oa autres objets étant clairement établie sur le livre d'entrée et de sortie , comme aussi les débits et les crédits des vendeurs et des acheteurs étant rxactement établis sur le compte courant de chacun d'eux y à mesure que les achats et les ventes ont lieu y ainsi que les payement sur ces achats et les recettes sur ces ventes, il en résulte que toutes les parties de la comptabilité à établir sont parfaitement en ordre , avec un matériel de travail aussi petit que possible»
De ia balance générale,
6o3. La balance générale des comptes ouverts au grand livre en double partie se fait sur les principes déjà connus (a55) , sans nulle différence. ^
Mais ce qui reste dA sur les ventes à terme, et dont il n'a été passé aucune écriture en double partie, doit être porté sur Tinventaîre général, sur les principes sùivans :
Manière déporter sur Finçentaire général ce qm reste d^ sur les çentes à ternie et dont il rCa été passé aucune écriture en double partie,
6o4 Le montant des marchandises vendues à terme, et portées seulement aux comptes courans des acheteurs et aa livre d'entrée et de sortie , n'étant porté au crédit du compte des marchandises générales qu'à l'époque où on en reçoit le payement, il est évident qu'au moment oii l'on fait l'inventaire général , il manque au crédit du compte de marchandises générales le montant de tout ce qui reste du sur les ventes à terme. Il en résulte que , si on créditait le compte de marchandises générales par le débit de celui de balance, du mon-
33o PROJET.
tant senletnent de tontes les marchandises qoi sont alors ea magasin ; et que , si on soldait ensuite le compte de marchan— dises générales par celui de profits et pertes, ponr le bénéfice de Tannée y s^il y en avait , ce bénéfice se trouy^aît diminué da montant de ce qui reste éh sur les ventes à terme, dont Il n^a été passé aucune écriture en double partie.
Pour que le solde du compte de marchandises générales donne Tentier tnontant du bénéfice fak sur les marchandises ilfiiut donc observer la règle suivante en dressant Finventaire*
6o5. A la suite de la note estimative des marchandises qui restent en magasin , détaillée dans une colonne intâ:*ienre de Tinventaîre général, et dont le total est sorti dans Tavantdernière colonne, faites la note de ce qui vous est dû par tos débiteurs pour solde des comptes courans qui leur sont ou- Terts pour des ventes à terme , en observant de placer les sommes qu ils doivent pour solde dans la, colonne intérieure, et d'en sortir le total dans Favant-dernière colonne. Additionnez ^ensuite les deux sommes portées dans ravant-demière colonne, et portez en le total dans cette dernière.
Par ce moyen, ce dernier total représentera le montant des marchandises qui sont en magasin , plus celui de ce qui reste à recevoir sur les ventes à terme , que Ton considère comme étanS la valeur de marchandises qui seraient encore en magasin. Cela posé :
Écritures en double partie pour solder le compte de marchandises générales»
606. On créditera d^abord le compte des marchandises générales par le débit de balance , du montant des marchandises en magasin, et de ce qui reste dû sur les ventes à terme, le tout en un seul article, comme si ce qui reste dû des marchandises vendues à terme était encore en magasin.
On soldera ensuite le compte de marchandées générales "pîir celui de profits et pertes.
Projet* 33i
Ecritures en double partie, pour rouçrir le compte dés
marchandises générales, 607. Lorsqu'on rourrira les comptes par celui de balance d'entrée y te dernier sera crédité, et les marchandises générales sçront débitées, tant du montant des marchandises en magasin que de ce qui reste di\ sur le montant des marchandises vendues à terme ; le tout en un seul total.
Par ce moyen, le compte de marchandises générales sera débité sur les nouveaux livres , tant du montant des taiarchandises en magasin que de ce quî reste dà suir les vente» à terme, comme si les articles non payés étaient encore en magasin.
608. Ecritures à passer sur les liçres des comptes courons de ce qui reste sur les ventes à terme*
Mais il faudra ensuite rouvrir un compte courant à chaque débiteur pour ventes k terme , et porter au débit de sou compte le solde quil doit^ après cela, tout est en état pour qu^on puisse passer les écritures sur les nouveaux livres , sur lesprincipçs déjà donnés.
En effet ^ si le montant de ce qui reste dû par les débiteurs ^ par compte courant , est porté au dâ»it du compte de marchandises générales en récommençant les livres , de la même manière que si c^était le montant 4es marchandises en magasin, il n^ a nwl inconvénient à cela, puisqu'on créditera ensuite le» marchandises de ce qu'on recevra pour solde de ces ventes a terme^ de la même manière qu'on le fait pour des ventes dont on reçoit le prix au moment inéme où on fait la livraison.
Manière de porter sur Fini^eritàife te tjlLon dcHt soi-même
pour solde des achats à terme, dont te mohïdnf ria été porté
qii à des comptes coiirans.
. A cet égard une simple ohscWatioh suffira.
On possède toutes les marchandises en magasin, dont le
33l » KO JET.
montant est augmente par celui de ce qpl reste d& des mar-chandises Tendues à terme.
Mais il faut en déduire ce que Ton doit soi-mémé sur les acbabt faits à terme , et qui est porté seulement aux comptes courans des vendeurs. Cela pose:
Après avoir fait , comme ci-dessus , sur votre inventaire , la note estimative des marchandises en magasin , et de ce qui tous reste dà de celles vendues à terme, faîtes au-dessous la note dëtaiUëe de ce que vous devez à vos créanciers pour solde des achats à terme inscrits à leurs comptes courans, etc^ et déduisez le montant de ces créances de cdui de vos marchandises et Tentes à terme.
Par ce moyen la différence exprimera la valeur réelle des marchandises qui vous restent, et de ce qui vous reste dd des ventes à terme, déduction faite de ce que vous devez vousmême sur ces marchandises.
Cest donc le montant de cette difitârence qui sera porté au erédit de marchandises générales par le déhit de balance 7 avant de solder par profits et pertes.
Ensuite, c^est le montant de cette même diff<^rence dont les marchandises seront débitées par le crédit de balance d^entrée.
Après quoi , il ne restera plus qu^à ouvrir les comptes cou.rans de vos créanciers pour solde de vos achats à » terme,, comme cela est déjà prescrit (608) pour vos débiteurs , pour solde de ventes à terme 5 et tout est préparé pour 'qu'on continue les nouvelles écritures sur les principes déjà établis. En effet, si on a déduit le montant du solde que Ton doit sur les achats à terme , comme si on n'avait pas en son poavoîr les marchandises qui représentent la valeur de t;e solde ^ il n'en résulte aucun inconvénient, puisqu'on débitera le compte de marchandises générales , à mesure qu on payera le solde de celles qu'on a achetées à terme; en un mot, puisqu'à l'époque où on payera ce solde, on agira comme si on recevait les marchandises qui le représentent^