DES MARCHANDS EN DÉTAIL
I Jg commerce des marcliands; tels que les ëpîcîersy pat exemple y exige en certains momens tant de promptitude à servir les acheteurs , et les détails en sont si multipliés et si minutieux, qu^il ne leur est guère possible détenir note dé leurs rentes au comptant; de là Tusage où ils sont d^en verser le produit dans la caisse des ventes du jour , et de se borner à prendre y seulement le soir y note sur leur livre de caisse du total de la recette produite parles vebtes.
D^un autre côté, leur commerce ne comportant pas toujours les frais d^un commis aux écritures, ils se bornent à celles qui sont indispensables, telles que celles relatives à leurs affaires à terme; et même certains d^entre eux, qui ne tiennent pas note de Tentrée et de la sortie de leurs marchandises ^ pour abréger encore, ne passent aucune écriture de leurs achats, et tiennent note seulement, au liyre de caisse et aa carnet d^échéances , de Taisent ainsi que des billets qu^ils re-* çoivent et donnent en payement , tant des marchandises qu^ils ont vendues et achetées , que pour des causes étrangères à leur* achats et ventes.
Enfin du besoin de simplifier leSrs écritures sont encore nées d^autres abréviations , qui leur font croire que la méthode en double partie ne peut pas être appliquée à leurs usages, parce qu^ils ne voient pas commeiit elle peut admettre lei. abréviations qu^ils ont adoptées. Le projet suivant a pour objet de fournir la preuve qu'elle peut nou^-seulement les admettre^ mais encore j ajouter*
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