‹ La tenue des livres rendue facile: ou Nouvelle méthode d'enseignement de laChapitre 18 sur 124 · AV JOURNAL · texte numérisé non relu

AV JOURNAL

[Jr reçois le billet de Dupuî j donc le compte de billets à recevoir doit être débité. Je donne en retour un billet à payer ^ donc le compte de billets à payer doit être crédité. [J'écris/

■ ' ■■ ' ■ " ■ lyu 11 Mars. '

iio. Robert, de Paris, m^a fait une remise en une lettre de cbange de 5oo livres sterling, à un mois de vue, et au cbange de 3o deniers, tirée sur Williams, de Londres, faî- Sîint, ci 12COO fr.

[Je reçois une lettre de change ; donc le compte de billets à recevoir doit être débité. Robert me la fournit; donc il doit être crédité.] J'écris: (Sga).

' Du 12 Mars. — -r**"' * 111. Robert, de Paris, a tiré une lettre de cbange de 7205 firancs sur moi , à un mois de vue , laquelle j''ai acceptée en remboursement de la lettre sur Raymond, de Londres, que j'ai fournie audit Robert, et que ce dernier m'a renvoyée t parce quelle a été protestée faute de paiement; ladite lettre montant à 7200 francs , prix auquel je la lui avais cédée , à quoi il faut ajouter 5 francs pour frais de protêt et port de lettre , ci . . 72o5 fr.

Nota. Cette lettre m'avait été fournie par Bray , pour une Taleur dé 7440 francs.

[ Robert me renvoie la lettre sur Raymond^ de Londres , ]^arce que je dois lui en rembourser le prix, attendu que je la lui ai donnée , et qu elle n'a pas été acquittée à son échéance j mais, par la même raison, Bray, qui m'a fourni cette lettre, doit m'en rembourser la valeur. Si je reprends cette lettre , ce n'est donc pas pour mon compte, c'est pour celui de Bray» donc Bray doit être débité de 7445 francs, montant de la somme pour laquelle il me l'a cédée (1)2) , et des frais de protêt. J'accepte la traite de 7206 francs de Robert sur moi ; c'est comme si je faisais un billet à son ordre ; donc le compte de billets à payer doit êtie crédité (58) de 7206 francs. Ce que

44 MAMERE BE PASSER LES fCRITtr.RÊS

Bray doit au-delà de cette somme est pour moi wi pur béaéfice ^ car ne remboursant pour la lettre dont il s^agit y que 7?.o5 francs , tandis qu'on me rembourse 744^ Érancs j Fexcédant est un pur bénéfice de 3140 francs j donc profits et pertes (^vent être crédités.] Técris : (393).

Nota, Ce bénéfice n'est autre chose que la restitution dé la gerte que j'ai faite lorsque j*ai remis la lettre dont il s'agit k Thomson , pour compte de Robert (gS).

Bu l3 Mars.

lia. La lettre de change que Robert m'a fournie sur Williams, de Londres , ayant été protestée faute d'acceptation , je Tai renvoyée audit Robert ; et j'ai tiré une lettre sur lui à vue , ordre de Magnac , qui m'en a compté la valeur , sous la déduction d'un escompte d'un pour cent.

J'ai tiré cette lettre ?up ledit Robert , pour la valeur àe ce qui suit:'

1*^. Pour la < valeur de celle que je lui renvoie, et dont les fonds m'ont été remboursés par Magnac , ci . . . . 1^2000 fr.-

2®. Pour l'escompte a un pour cent, gagné par Magnac,. sur la somme ci— dessus *• • 120

3*^. Pour les frais de protêt et port de lettres qui m'ont été remboursés par Magnac . . . . • • 5

MoNTAn» de la lettre tirée sur Robert . 12125 frw

' [ Magnac retenant 1 20 francs d'escompte sur la traite cidessus, je ne reçois en écus que i20o5 francs; la caisse doit donc être débitée de cette somme. Je renvoie à Robert la lettre de 12000 francs qu'il m'avait fournie sur Williams; donc le compte de billets à recevoir doit être crédité de cettef somme ; j'ai payé en argent les 5 francs de frais de protêt ^ donc la caisse doit être créditée.] Técris : (394>.

n3. On pourrait multiplier à rinfini les exemples^ mais lo-

AV JOtTRNAU 4^

(principe sert à foire passer écriture saus dîfliculté de tous ceux qu'ion peut proposer. En effet supposons (a) :

1®. Que nous donnions ordre à Pierre de payer à Jean 3ooo francs , pour notre compte: il est évident que Jean reçoit 3ooo francs , et doit en être débita , que Pierre , qui les fournit , doit en être crédité. J'écris : Jean doit à Puerre , etc. {6).

2?, Que Pierre nous donne ordre de pajer 3ooo francs , pour son compte y à Dupui> et que nous donnions ordre à Jean de les payer à Dupuî, pour notre compte: il est évident que, payer à Dupui 3ooo francs y par ordre et pour compte de Pierre , c'est pour nous la même chose que payer ces 3ocx> francs à Pierre j donc c'est pour nous comme si Pierre les recevait lui-même ; donc il est débiteur : Jean fournit ces 3ooo francs , donc il doit en être crédité. J'écris : Pierae doit à Jean , etc.

3^. Supposons que nous avons reçu en argent , en marchan-* dises, en billets à recevoir, ou en billets à payer, de Jean, pour compte de Pierre, une somme de 3coo francs: il est 4évident que le compte de caisse , celui de marchandises générales , d'effets h recevoir , ou d'effets à payer , etc. , doit à Pierre pour compte duquel Je;^n nous donne ces 3ooo francs^ car c'est pour nous comme si Pierre nous les donnait lui-même,

4^. Supposons que nous payons à Jean 3ooo francs , pour compte de Pierre et en même nature d'effets que dans l'article précédent: il est évident que payer à Jean, pour compte de Pierre , c'est comme si on payait à Pierre lui-même ces 3ooo

(a) J'ai placé en ce lieu de nouveaux exemples , pour qu^on puisse y recou-r TÎr au besoia; mais ils n'offrent ^e des détails pratiques qu'on pourrait mnltiplier Jusqu'à l'infini : les commençans feront bien de ne pas s*en occuper. Qu'ils se bornent d'abord aux articles qui sont passés au journal; après cela^ une simple lecture suffira pour qu'ils entendent ceux-ci.

(b) Jean doit à Pierre, etc. : cela ne signifie pas que Jean doit à Pierre. En effet, cet article étant transporté au grand livre au débit du compte de Jean^ exprime qu'il nous doit 3ooo fr ; et au crédit du coibptc àt Pierre , «xprime que BOUS. devoni 3ooofr. à ce dernier.

46 BTAlflERE DE PASSER ïiE$ lÉCBITlÈrRE*

francs; donc Pierre doit à marcbandises générales, à caisse/ a effets à recevoir , ou à effets à payer , etc.

5*^. En général: il faut débiter celui qui reçoit ou pour compte de qui un tiers reçoit le paiement qiion luijait y ou qiion chargé un tiers de lui faire ; et il faut créditer celui qui nous fait ^ ou pour le compte de qui on nous fait un paiement , ou on le fait à une tierce personne , p<ir notre et pour notre Compte,

6*^. Supposons que Pierre, Tun de nos correspondans de Bordeaux, a tiré sur nous pour notre compte, une lettre de change payable à vue de 3ooo francs, et qu il Ta négociée à -i pour cent perte pour la lettre. Pierre ne doit être débité que des 2985 francs que lui a produit la négociation ; profits et pertes doivent être débités des qninze francs qui sont la valeur de la perte à— pour cent, laquelle est à notre charge et la caisse doit être créditée des 3ooo francs.

7^. Supposons que Jean , de Bordeaux , ayant un paiement à nous faire en espèces à Paris, nous envoie par notre ordre une lettre de change à vue de 3ooo francs sur cette même ville , prises à Bordeaux pour notre compte , à 1 pour cent perte pour la lettre. Le compte de caisse doît^être débité des 3ooo francs que nous recevons par le moyen de cette lettre. Jean doit être crédité seulement des 2970 franc? qu^il adéboursést pour notre compte ; et profits et pertes doivent être crédités des 3o firancs que nous gagnons £ur cette remise.

8^. Dans le cas où nous négocierions une lettre de change tirée par nous sur Fun de nos correspondans, et pour son compte , la caisse devrait être débitée du produit de la négo*ciatîon , et l'individu , pour compte de qui cette lettre est tirée, devrait être crédité de ce môme produit.

9^. Dans le cas où ayant un paiement à faire chez nous en espèces à Jacques, Fun de nos correspondans, nous lui ferions une remise par son ordre en une Ijsttre de change de 6000 francs, prise pour son compte à un 4" pour cent perte pour la lettre 5 il faudrait débiter .Jacques des 6970 francs qu'aurait coûté la lettre, et en créditer la caisse*

AU JOUBITAI». 4?

10^. Dans le cas où Pierre, de Bordeaux, nous ferait poiu' son compte une remise de 3coo francs sur Paris à un mois de vue , en paiement de pareille somme qu^il nous devrait en esrpèces; pour abréger, jVcrirais sur le mémorial une note relative à cette remise, et j'attendrais l'époque de la négociation pour en passer écriture. Alors je* débiterais la caisse du produit net de cette négociation, et j'en créditerais Pierre.

11*^. Si j'avais ordre d'attendre l'écbéance, je débiterais les effets à recevoir de la valeur de cette remise^ et j'en créditera^ Pierre, valeur à l'échéance (a),

12®. Règle générale. La perte des traites et remises étané toujours à la charge de la personne pour compte de la quelle elles sont négociées; la personne , pour compte de qui on négocit des traites que ton fournit sur elle , ouïes remises qiielle ajaites^ ne doit être créditée que de leur produit; et celle qui négoci» pour notre compte les traites qii elle fournit sur nous, ou qui négocie pour notre compte les remises que nous, lui açons faites " ne doit être débitée que de leur produit.

1 3®. Supposons que nous fassions des remises à Pierre, avec ordre de les négocier pour notre compte. On peut débiter Pierre et créditer les comptes ouverts aux objets que l'on donne en paiement de ces rémoises 5 ensuite, lorsqu'on reçoit avis de la négociation^ on peut débiter Pierre du bénéfice qu'elle a donné, ou le créditer de la perte,, s'il y en a, et débiter ^u créditer, par contre, profits et pertes (3).

14**. Pour abréger, on peut aussi prendre note au mémorial de ces remises, et attendre l'époque où on reçoit (c) avis de leur négociation, pour en passer écriture. Alors Pierre doit être débité de leur net produit, le compte de profits et pertes

m » I I I ■■■■ I ■ I ^ I I i.i I I I .. . Il II ■ I I . i n

{a) Yalcar à déchéance ; cela signifie qac la somme dont s*agit ne portera intérêt ^'à compter de Tépoqae où on recevra en espèces le montant de la JUttre.

{f>) C«tte méthode est ta moins usitée. v

(c) Voyez le précèdent para£;raphe9 sou^s le n^. il , antérieur aa précédent J yt^. la.

48 MANIERE DE PASSËft LES ECRITURE?

doit être débite de la perte de la négociation de ces remises^ et il faut créditer du tout les indiTidus ou les comptes qui onl fourni la valeur de ces mêmes remises (û).

i5^. On pourrait encore écrire une note au mémorial , rela— tite à ces remises, en débiter le compte d^e£fets à recevoir {b)^ et créditer les comptes ouverts aux objets cpii en fournissent la valeur \ et lorsqu'on reçoit avis de la négociation , on pourrait en passer écriture en débitant Pierre du net produit , dont il faudrait alors créditer effets à recevoir.

i6^. Les différentes métbodes ci-dessus ne sont applicables que dans le cas où le négociant, dont on tient les livres, fsiit des remises pour son compte à un particulier , avec lequel il est en compte courant , et auquel il ne veut pas ouvrir un compte séparé intitulé : un tel mon compte. Mais lorsque nous cbar^ . geons un particulier de faire plusieurs, opérations en banque ou €n marchandises pour nôtre compte,' il faut pour ces opérations ouvrir un compte , intitulé: un tel mon compte y et opérer comme (198).

17**. Supposons que nous fassions des remises pour notrç

{a) Cette méthode est la plus courte de toutes ; mais elle est sujette à inconvénient 4 en ce qu'on laisse en saspços les écritures relatives aux valeurs que Ton donne pour se procurer ces remises, ce qui fait un vide aux comptes de ces valeurs jusqu'à Tépoque où l'on reçoit avis de la négociation.

{b) On ne passe ici ces articles , pour les effets à recevoir , que par la raison que les élèves sont censés ne connaître encore que le compte d'effets à recevoir* mais voyez (i64). Cette méthode est préférable à la précédente, en substituant le compte de remises es mains de divers à celui d^effets à recevoir.

Les élèves qui s'exerceront à la pratique^ par le moyen de ce traité, ne doivent passer écriture et «'occuper, dans les commencemens , que des opé-« i-ations proposées pour exemples et inscrites au modèle du journal faisant partie du présent traite; ensuite, lorsqu'ils sauront passer écriture de ces opérations , et qu'ils en auront fait la balance générale , ils pourront, s'occupet de ce qui est relatif aux abréviations de la pratique. Une simple lecture pourra leur snf&re. Mais il ne faut pas vouloir tout voir ^ tout faire , tout embrasser i la foi|.

AU JOXJKVkU 49

compte , av€fc ordre d'en oj)ërer le recouvrement à Técli&nce. U fout en débiter la personne à laquelle on fait cette remise, râleur à Techëanee , et créditer la personne ou les comptes qui fouràissent la Tàleur de cette remise.

Des Divers à Divers.

114. Quant aux articles que lés teneurs de livres appellent des divers à divers , parce qu**il y a plusieurs débiteurs et plusieurs créàricîers, ils ne sont pas plus difficiles à passer que les autres 5 il ne s^agit que d^èxàmînèr quels sont les comptes qui reçoivent pour les débiter , et quels âOnt ceut qui fournissent

pour les créditer.

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