NOTICE IB/S
SUR LA TENTTE DES LIVBBS.
CSTTfi I^otice a pour okjet de dionner un apcrço rapide sur Torigint '^es parties doubles, sur les causes ^ts difficultés extrêmes qu'elles ont présentées jusqu'en 1790, sur celles des progrés qu'elles ont faits depuit xette époque, et de prémunir contre le^^ danger de Toir Tcplongar encore -âans le chaos un art aussi simple.
Lorsque le commerce se bornait à des échanges en nature, les écri» tures se réduisaient aux notes relatives à l'entrée et à la sortie de chaque «orte d'objets donnés et reçus en échange.
Les progrès de la civilisation ayant introduit Pusage des achats et rentes i^ terme, il a fallu, en outre dts notes relatives à l'entrée et à la sortie des objets vendus ou achetés, tenir des écritures 4 charge et à décharge de chaque acheteur ou vendeur à terme; et c*cst l'ensembla ^c ces écritures qui constitue la tenue des livres en partie simple.
Mais cette méthode elle-même est devenu insuffisante, lorsque let transactions commerciales, multipliées par degrés jusqu'à Tinfini, ont compliqué dans le même rapport les différentes mutations des valcnra ^nt il a fallu noter et suivre tous les mouvemens»
C'est ce qui a conduit & l'invention des parties doubles que l'on attribue aux Italiens.
Des négocians, teb que les Médicis^ assez grands pour illustrer leur iîècle, Tcgnèr sur leur patrie par leurs bienfaits, en un mot* pour faira U commerce d'une main et soutenir de Tautre le fardeau de l'état, du-» fent en effet chercher un mode général de comptabilité analogue à retendue de leurs vues , et cependant assez simple en lui-même pour être appliqué à leurs différens usages par des agens subalternes.
<Juoi qu'il "en soit, les inventeurs de cette méthode ne purent l'é-* tablir que sur les principes qui la <:onstituent ; mais, soit qu'ils leur «îent paru trop simples et trop évidens pour qu'il fût nécessaire de les ^montrer par «crit, soit qu'on en ait depuis successivement compli« que ridée sans nécessité, et par suite qu'ils aient ité tout à fait méconnus, la tradition des parties doubles, loin de pénétrer dans toute sa simplicité , çlc l'Italie dans le reste de' l'Europe, n'y a été transmis» ^ue par des routiniers; et c'est ainsi qu'étant devenues leur apanage ex** «lusif, elles n'ont présenté sous eux, jiwqn'en 179O, (tf), qu'un assem—
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^a) L'auteur de la Teane des Livres rendus fucUt ccmmeoçai de* 4of« ifaia»erd»f tenenn d* livres par sa «oavelle méthode.
xi ironcE svs la nsccz des ijvmzs.
Mage httzrft àt procé^ obtcurs, d'une «ompUcatioD et d'une £S»* calté exuèntu
Afant cette Ipoqae t>n employait le plas sourenl , sans ancnn froît^ ^s , années entières à ce qu^on appelait aJors Tétade àts parties dtul>les (a) , par la raison que les mojens d*ane rootine aTen^le et audiinale, loin d*êire ntiles à l'enseignement, ne penrent qve lui être nui* sibles, et qo*en confondant et compliquant tontes les idées, ils snfiisent «oor créer des diCficnltés qoî paraissent însnnnontablcs.
U existait néanmoins déjà plusieurs ^os Tolnmes publiés sons le titre ^ traité des Parties doubles; mais ils n'avaient pu £ùre faire aucuns UTogjrès à l*ensei^emcnt , ni dispenser d*jr employer des années . en— ^iêrfs , ni faire connaître la -métbode dans la simplicité des principes . ^ui la constituent, ni même en faire adopter Tusa^ Loin de cela, n*é— tant composés que de modèles imprimés et de détails formant un tout inintelligible, la plupart des négocians, ennemis par cette raison âtt parties doubles , les appelaient \t$.partUs trot^Uu
La Tenue des Xivres rendu facile, justifiant son titre, et dont la pre- BÛére édition parut vers 179S) changea rapidement cet état de choses.
En démontrant pour la première fois que ce qu*il y u de .général dans ^e système des parties doubles se réduit aux idées les plus simples { ^qne Tart du teneur de livres se borne 4 l*application d'un seul et même principe dans tous les cas que la pratique peut présenter , et en joignant les exemples aux'préceptes , elle fit évanouir les difficultés qui ne venaient que du mode vicieux de l*ancien enseignement : en fondant le nouveau sur des principes certains , elle fixa ^époque du commencement des progrès de Tart.
Aussi jamais ouvrage nVut un succès d'une influence plut marquante; Xes neuf éditions qui 4e stmX. rapidement succédées avant celle^i, ont ,produit par leurs augmentations succesives plusieurs résultats utiles.
L'étude des parties doubles, au^ravant si longue et -si compliquée* •st deYenoe aussi courte que facile.
Les écritures des administrations ^publiques, celles des personnes -de tons les états, et maintenant celles mêmes des marchands détaillans, sont tenues en partie double et -en même temps abrégées.
La balance générale des comptes , autrefois si laborieuse » ^régée au plue liaut point ^ar le contrôle prescrit dans la balancé simpit/U'e {b) , s'obtient maintenant à volonté par un travail de quelques heures,
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Îa^Cen va fait conou de tonc les anciens négociant. b) Ce procédé oonveav, oni iro change rien à U forme oxdiiulre des livret , m à I^^Mixf ilf 4t« tapir^f ai «ii|>ea«f d« Uê pointer , et de faite las toagu^ «t péallflos
ITOTICE aVR LA. TENUE DES LIVRES. YÎjI
- Il* mamère de tenir les écritures par le moyen d*an seul registre, et tenir les écritures en participation par le moyen d*un seul compte^ ttc#^ •ont encore les résaltats'de ces mêmes éditioits,
H est maintenant utile de faire oBserfer que la tenue àti litrs ren*»; dne faeile comprend deux objets distincts.
L\iD est la partie didactique dans laquelle la méthode , réduite en premier lieu^ et de la manière l'a plus eonmse, aux principes qui la constituent {à) , ramène ensuite h solution de toutes les questions proposée» pour exemple, à l'appKcation de ces mêmes principes, fait résulter les modèles ^nécessaires des écritures passées de ces même» exemples, et ^ rattachant ainsi i uir centre commun* tona les dételoppemens utiles, an forme un seul cmps de doctrine.
L'autre est la partie composée de la suite à!t% questions proposées pour exemple; de Vindication des comptes et des lirres en usage; des mod^cs du journal et du grand livre ; en un mot de tous les détaiU nécessaires pour exercer le» éléVes à- la pratique.
On conçoit facilement que, séparés des raisonnemens qui en forment un seul tout avec les principes, de semblables matériaux étant à la portée de tout le mondé, on peut sans peine comme sans utilité en composer de trës-gros volume*.
' 6*est ainsi - que lés éditeurs des anciens ouvrage» , ne connoissant' que les procédé»' de la routine, ignorant qu^il ne suffit pas d'exercer un art pour être capable de le réduire à Mi Trais principes, qu^on ne peut substituer à ceux-c» de» délaik incobéren» et dèa modèles- imprimé»^ en. ont- formé d'énormes volumes.
Loin d'avoir rien publié de nouveau (â), les éditeurs des ouvrages postérieurs à la. Tenue des Livres rendue facile n'ont que reproduit les anciens moyens ou dénaturé les nouveaux».
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reclierdie*d0nt 1« bnUnce générale était antrefois It rétultat» élève U méthode^ de« parties doubles à nn degré de perfection inoonnae auparavant*
Il est le résultat des recherches auxquelles Tantenr de la Tenue des Livres rendue fteile s'est livré, pour simplifier une opération dont l'extrême difficulté suIRsait* selon M. Jones de firi»tol et les. autres détracteours des partie* diables, pour en faire rejeter l'usage. '
^^ II* sont tout oompjris dans les pages t) y.J4>et r5 dt> texte.
(h) Il faut en excepter M. Jones de Bristol. Sa nouvelle méthode , annoncée dans le temp» comme, biea supérieure à toutes les. antres, piqua d'abord la curiosité, tane parce qu'elle veniit de l'étranger, que par la raison cjnu son auteur se montra l'un de»
Îtlns ardens détracteurs des parties doubles. Mais bientôt l'inconvénient d'un grand ivre qui ne contient que des cbiliires^, la complication des moyens den distinguer les • aitic«es , et celle des eiplications qu'il fallait débrouiller pour satisfaire à de nomj' bfeux' détails , que l'on confondait trop facilemen: , Orent mieux ressortir l'extrême simplicité de» parties doBhleay.c» prouvèrent que l'étude de-c«tte méthode esSr.ia plu»-
yi)J irOTICE ST7R LA TEICUE DES tlVBES.v
En effet, les uns n*ont fait que copier la méthode de Jonét^ de Brïs-^ toi (a), ou que Ja combiner d*une manière inintelligible avec la mé— > thode pour tenir les livres par le moyen d*ùn seul registre (h); les autres ^ue copier Laportc le meilleur des auteurs anciens {<■) ; ou que calquer des ei(^mplcs sur ceux de la Tenue des Livres rendue facile , déplacer et 'diélayer çà et là quelques-unes àts moindres explications qu'elle contient , . et j ajouter ensuite des m^odèle» formant un' tout insignifiant/ {d) \ ou que travestir la^ Tenue des Livres rendue facile, en ti^chant d'en» déguiser la copie par des variantes qui ne tendent à rien moins qu*it BOUS faire perdre encore tne fois la tradition des principes {e) ; ou enfin que composer un volume entier, seulement suc quciques'une» des nor tions- complètement développées dans cinq eu six pages de la- Tcnue^ des Livres rendue facile {/)•
Des faits certains, ainsi que tous les ouvrage» antérifnrs et post^-n rieurs i la Tenue des Livres rendue facile , prouvent donc qu*bn nedoit qu*à la nouvelle méthode qu*elle a fait connaiirc dés Tannée 1795^ le facilité avec laquelle on apprend et on exerce Tart de tenir les livrel^ depuis cette époque , et les progrés qu^il a faits.
Lorsque l'utilité de cette méthode est ainsi constatée, et lersquW toit les anciennes difficultés se reproduire à mesure qu'on s'écarte da— ^ tantage àti puncipes qu'elle établit, l'auteur de la Tenue des Livre», rendue facile serait blâmable , s'il passait entièrement sous silence le danger Ab% dégradations qu'on y apporte.
Les faits qui tiennent d'être exposés lui pacaîesent soffisans penr fn> «venir. ^
Atdie et lapiox courte de tonte«, parc* qu'elle e«t seule réduite à des piincipes certains* Dans nfi très>eros volume in-4^., composé dans le même esprit qae les anciena^ ouvrages* M. Biondel, de Lyon, a traité le premier des écritures relatives aux af. faites en participation « mais ses moyens très-lon^n«ment expliqués, et têts qu'ils l'ont, été depuis tians une brochure intitulée, Traité àes Comptes en Participation , établissant un compt* sépare pour chaque intéressé , et en même temps un compte général. Sioar ces affaires, en compliquaient extrêmement le» écritntes. Le nouveau traité' es comptes en participation . qui complète la tenue des livres rendue facile , établit Un système entièiement neuf «t très-sunple ,. pour tenir ces écritures par le moyen. d'un seul compte»
(d} NouWau système de Tenue des Livres d'après Jones. Avignon. 1809, etc*
e (h") Livre de itdircn ». annoncé récemment conuoe une méthode supéiienre à tontes les. autres.
(c) La Science des N/gocians , reproduite par Migneret , et ensuite par Boucher. Crf) Él/mens de Tenue des Livres,
(O ^«ï Tenue des Livres t iitto théorie et pratique f i8io»
(/) L'esprit de la Tenue des Livres t qui justifie bien mal son titre» en ne ftisAOt ftift noies qutlç[ttai iiéu déj4 coauues,^ au liea ée les lapprocher..
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