‹ La tenue des livres rendue facile: ou Nouvelle méthode d'enseignement de laChapitre 3 sur 124 · D'ETUDIER LA TENUE DES LIVRES · texte numérisé non relu

D'ETUDIER LA TENUE DES LIVRES

v^uELQTTis lecteurs cpoîent trop souvent accëlërer leur instruction en parcourant un ouvrage, et souvent même en voulant en voir de suke les dernières parties. Mais, comme on ne peut concevoir les différentes applications d\m principe qu'hantant qu^on le conçoit clairement lui-même, et comme on ne peut entendre des maximes générales en franchissant les idées intermédiaires dont ces maximes ne sont la plupart du temps que le résumé, il arrive qu'on n'entend pas les choses les vplus simples dans le corps d'un ouvrage, par la seule raison qu*^on a négligé de prêter une assez grande attefttion à celles qui en composent les commenccmens.

La Tenue des Livres ,. réduite à ses vrais principes , est dVne extrême facilité; mais il ne faut pas vouloir embrasser à la fois ses principes et une foule d'objets de détail que le moindre usage fait assez connaître lorsqu'on passe les écritures. Il ne faut, au contraire, s'attacher d'abord qu'à se bien pénétrer de l'essentiel, qui consiste seulement à savoir trouver les débiteurs et les créanciers des articles qu'il faut passer au journal {a).

Pour saisir le principe qui sert à les faire trouver avec la plus grande facilité, il faut avant tout se former une idée exacte de l'usage dés cinq' comptes généraux. Voyez à cet effet et pour les principes les quinze premières pages, qu'il faut bien entendre avant de passer plus loin 5 elles compren-

(a) Avant tont , il faiit élrc bien fifxé «ur Tacception donnée au* HOU débiteur, créancier, déliter, créditep^ débit, crédit ^ elc; il faut donc lire l'explication de ce« mot», placée pag« s 5 et 6.

X DE LA MAFIÈRB D E-ruDlER

nent en entier ce que la théorie des parties doubles offre de particulier. Le reste comprend les applications de la théorie aux divers usages de la pratique.

On trouvera donc a la suite de ces premières pages ^ di£fé-> rens exemples sur la mrtière de passer les articles^au journal r conformément aux principes déjà établis.

Il ne faut passer à la lecture d''un nouvel exemple que quand on a bien compris les précédens. Les cas étant généralisés et compliqués par gradation , on sera conduit insensiblement à les résoudre tous avec facilité.

A la suite de ces exemples on. trouvera les explications relatives à la manière de transporter les articles du journal au grand livre.. Il ne faift s^en occuper que lorsque Ton sait biei^ tout ce qui concerne le joumaL

La première partie doit être considérée comme le développement des principes de la tenue des livres , avec leur appL'catîon à tous les cas dU commerce y. par le moyen des cin<£ comptes généraux seulement 5 la seconde, comme Tapplica*tiou de ces mêmes principes aux mêmes cas, par le mojeikt des comptes qui ne sont que des subdivisions des cinq comptes généraux déjà connus^ la troisième, comme une instruction, pratique qu'une simple lecture fera assez connaître.

Pour faire avec facilité toutes les opérations relatives aux difiérens comptes , qui ne sont que des subdivisions des comptes, généraux, il suffira de lire, dans la seconde partie, les explications relatives à Tusage de ces mêmes comptes. Mais il ne faudra passer à la lecture de la seconde partie qu^après qu'on se 6era exercé suf tout ce qui est prescrit dans la première.

Voici comme on devra procéder:

Quand on sera si^sammeut préparé par la lecture de la première partfe, on pourra reprendre la suite des questions quelle renferme, et en passer écritures sur un journal, sans ▼4>ir les raîsonnemens contenus dans le Uvre.

Après avoir rempli une ou deux pages du journal, il ûiudra en transporter les articles au grand livre ^ il faudra ensuite

^A TEntrZ DES LITRES» Slj

continuer le journal , et transporter les nouveaux artides «u grand livre 5 et ainsi de suite.-

On pourra corriger les fautes , si on en a fait, en voyant ces mêmes articles passes sur le journal et le grand livre, places à la suite de ce traité. Après avoir passé au journal tous les articles proposés pour exemples dans la première partie ^ et après les avoir transportés au grand livre, on lira d^aborjl avec arttentîon la seconde partie , et x)n passera «nsuite successivement écritures ^e tous les articles qui sont proposés dans la deuxième section, comme on Ta déjà fait pour les articles proposés dans la première partie.

On fera ensuite la l)alance générale des comptes résultans des écritures des deux premières sections d^afTaire simulées. Les principes établis numéros (260 et suivans) dirigeront dam cette opération, dont il ne faut s^occuper c[u^après avoir passé «au journal , -et transportera grand livre les articles relatifs aux .propositions qui composent les deux premières sections.

Ce n^est qu^après avoir soldé tons les comptes par balance desortie, et les avmr rouverts , par balance d'entrée, qu^il faut passer écritures des questions ^i composent la troisième ses* tion des questions proposées.

En passant ainsi écritures successivement de toutes les opérations proposées pour exemples dans ce traité , on parviendra à connaître la tenue dels livres dans tous ses détails; car il contient un cours complet d'opérations jusqu'à celles relatives à la balance, à une association, à une liquidation de société et jusqu^à celles ^e l'ordre le plus compliqué^ mais, encore ua coup, il ne faut opérer que successivement, et ne pas vouloir tout faire , toutv>oir à la fois.

J'ai ajouté à cet nouvelle édition la bi^auce simplifiée et la métbode pour tenir les livres par le moyen d'un seul re-^ gîstrej mais la tenue des livres généralisée, qui comprend le Traité des comptes en participation, continuera à former am nippiëneat Réparé, afin de ne pas augmenter pour les com-*

Xij DE LA MANIEBK B ETUDIER

mençans le Tolume de la tenue clés livres rendue facile , et de iaîre cependant de cet ouvrage un cours complet dHnstruction digne d'être consulte au besoin.

Lorsque les commençans auront passé écritures de tous les articles renfermés dans la première et la seconde partie de la Tenue des Livres rendue facile , une simple lecture de la nou-^ Telle méthode, pour tenip ka livres par le moyen d^'un seul re-* gistre, suffira pour qu'ils Tenfcndent par^itement. Elle renferme au surplus l'indication de plusieurs abréviations utiles 'tp'il est important de connaître.

Il en est de même de la tenue des livres généralisée.

La troisième partie de la Tenue des Livres rendue facile est une instructions pratique qui n'exige qu'une lecture attentive ^ lorsqu'on sait bien ce qui est contenu dans les deux premières parties (a)^

Le traité des comptes en participation indique la manière de passer écritures des opérations de compte à -i-, à -i- , à -î- , etc , en banque et en marcbandises , en un seul compte, qui comprend tous débours et recouvremens de chaque agent ovl intéressé étranger à la Maison dont on tient les livres.

Il, ne faut s'occuper de cet objet que lorsqu'on connaît parfaitement tout ce qui compose 14 Tenue des Livres rendue facile 5 et, pour concevoir clairement et sans difficulté la manière de tenir les comptes en participation, il faut passer les écritures proposées pour exemples.

J'ai traité enfin dans l'édition actuelle des comptes intitulés tel mon compte sur les mêmes principes que des comptes en participation , pour préparer à l'intelligence de ces derniers ; mais j'invite les élèves qui voudront s'exercer à la pratique avec le présent ouvrage, à ne s'occuper de la lecture de ce qui concerne ces comptes qu'après avoir passé les écritures qui

(tf) Elle traite des abréviations de la praiîqne , des cas où elles sont «tiles,. de la manière d'établir les litres propres à chaque naiure à» commerce ^, et de plusieurs détails pratiques , etc.

trA TENU* DtS i^tYllES. xiîj

^*oiB(posent le jountal, et avoir fait la balance générale dei

comptes »qm en résultent.

En un mot, on peut apprendre à tenir les livres avec les ^eux premières parties de ia tenue des livres rendue facile . -et , lorsqu^on sait les tenir ^ -on trouve, dans la troisième et dans les deux supplémens, les développemens utiles > ^e^inés à initier aux secrets de la tenue des livres pertectionnée par la pratique , c^est-à-dire , à faire acquérir les connaissances pra-» tiques d'un teneur de livres exercé.

£n démontrant que la tenues des livres est de la plus grande facîlîté , lorsquW sait la réduire à ces vrais principes , et en la mettant à la portée des personnes qui outTesprit le moin» exercé, j'ai eu en vue de rendre Tusage de tenir des écritures régulières plus général. Si une infmité de personnes qui s'exposent à des poursuites rigoureuses , en cas de malheur , ou à éprouver ^es pertes considérables , faute d'ordre dans leur t;omptabilité , conçoivent ^enfîn combien il leur serait Asé d'é-* iabUr cet ordre , et combien il serait important qu'elles l'éta- Missent ; si les jeunes élèves qui «eront formés par le moyen ^e ce livre épargnent un tems précieux, j'aurai atteint le but ^e je me «uis proposé (a).

(a) L*ametfr , «econdé ptr ton fil* , t^inet chtqae mois quatre élèrcs 4 ses cours.

Immédialefflent ^près les âeux premières leçons, ils remplissent son» hii comtne sous nn négociant la tâche d'un teneur de livres; et, san* *tre détournés de leurs occupalions ordinaires, achèvent commune-* ment leur instruction dans le Mois.

Ces COUTS on lieu en partîcnliér , pour chiqne élève ^ cW Panteuri me des Yicnx-Augustins , n?. io.

ABREVIATIONS-

M«".G^.ouM. G.

Effets à R**.

Effets à payer.

P««. et pertes,?. P.

P^.ouP.

C*. ou C.

S« G., M. G* , li. G*

Esc^«.

T«. ou T- WSouM.

Marchandises gëaëralts»

Caisse.

Effets à receroîr.

Efifets à payer.

Profits et pertes»

Payable.

Prochain.

Courant.

Son compte ^ mon compte^ lear

compte.

Pour cent.

Escompte.

Tonneaux.

Montant.

MonJ>iUet; son billet

tlBSERVATIOir KECESSAIRE).

ILes ^amèros qui sont aa commencement des alînét naTqaeni Im tang des article». Ces mêmes numéros, lorsquMIs sont placés dans le corps d*un paragraphe , entre deax parenth<}ses , indiquent les articles qu*il faut revoir pour comprendre celui que l'on Ut. Par exemple, si on trouve dans le corps de l*ouvrage l'article (loo), \t yeux dire qu*ii fp^Ht r<T«ir «• que j*ai dii à rariidc lOO.

EENDUÉ FAGILK

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