‹ La tenue des livres rendue facile: ou Nouvelle méthode d'enseignement de laChapitre 20 sur 124 · MANIÈEE DE PASSER LES ^CRITUEES AU JOURNAL · texte numérisé non relu

MANIÈEE DE PASSER LES ^CRITUEES AU JOURNAL

compte ouvert à mes profit» et pertes. D'un antre c6të, comme c'est moi qui fournis en espèce ces looo fr., j'en doi» être, crédité souç te nom de cajUse^ Plus brîèyement : une rente dont je m^aequitte est pour moi une> perte dont le compte de profitaet pertes doit être débité , et la caisse doit être créditée y puisr^^ que je paye cette rente en espèces.

Fieire me pajç en espèces une rente de i ooo fr.

Je reçois looo 6^. en espèces; donc la caisse doit être débitée: ^ en me les donnant eu en les versant dans ma caisse^ JPierre n'y verse qu'une sompie qui m'^aippartient; c'est donc comme si je- Ty versais moi-q^ême ) c'est donc moi qui dois en étce crédité: sous le nom du çomp^ ouvert k mes profits et pertes^ parce quc^ cet argent, étant le montant d'une rente qui m'appartient, n'çst autre chose pour moi qu'un bénéfice.

Néanmoins il est bon de prévenir ici ''que la plupart des négociansy au Ueu de Itenirun compte de profits et pertes seulement, en tiennent un pour chaque espèce àe pertes ou de bénéfices en particulier, comme pour les conomissioil^ , assurances , dépenses,, etc. ^ ce qui ne change rien à la manière de passer lea: articles. Dans ce cto , it ne s'^agit que de créditer le compte de couunission, celui d'assurance, etc., lorsque l'on gagne une- <K>mmissron ou une prime d'àssi^rance , etc.; en un mot, il nes'agit que de débita ou créditer le compte ouvert au genre ém profits et de pertes que l'on fait, comine l'on aurait débité ovl crédité celui de profits et pertes.

On traitera de ces comptes ailleurs en particulier ^bomctis ici* nos exemples simples,., et observons que, dans aueun cas,. le ^rinoipeQ^ souÊ'e ^cune exception ; c'est-à-^ire que-: .

1 26.^ Za personne qui reçoit y ou le compte de V objet que Font reçoit y doit toujours à. la personne qui donne OU au compte (tatoèjet. que fo/^ donne..

DU GRAND LIVRE

1 27. Ajant enseigne à passer les articles au journal ^ qui n^e8t que la copie au net du brouillard ^ il reste à enseigner la ma- Bière de les transporter au grand livre.

On j ouvre en premier lieu un compte à chaque objet qui est débite ou crédité au journal.

Par exemple, les cinq compte généraux: étant débités oucré*^ dites au journal , de même que Pierre, Jean , Guillaume , etc., on ouvre les cinq comptes généraux par débit et par crédit au grand livre, ou on en ouvre également un à Pierre, ainsi qu"*-!! Jean et qu^à Guillaume , etc.

Enfin, àmesurie que Ton- passe ensuite* les articles au journal, et que . Ion y débite ou crédite de nouveaux débiteurs ou créanciers, on leur ouvre^des comptes au grand livre.

Manière cT ouvrir les comptes au grand liçre.

1 a8. Chaque folio du grand livre est composé de deux pages àb front ou de regard, Vest-à-dire, Tune à côté de Fautre, savoir. Tune à gauche et Tàutre à droite. Pour y ouvrir u» compte, on écrit en gros, sur la page à main gauche, le nom de la personne ou de Tôbjet pour lequel on veut avoir un compte; et en tête de cette même page on écrit le mot doit, pour indiquer que Top y transportera tous les articles dont ce compte est débité au journal. On écrit également en gros le mot açoiry en tête de la page à droite de ce même compte, pour indiquer que Ton y transportera^otis.les articles dont iiest crédité au journal.

^3<j. Préparer ainsi un compte (128) pour une personne ou pour un objet quelconque, o^est ce qu''on appelle ouvrir un compte à cette personne ou à cet objet. Voyez le modèle de . celui de Roberston, P. 6 du grand livre, pour vous faire uneidée de la manière dont tous les comptes y sont ouverts.

1 3o. Chaque comptfe étant ainsi préparé et bifen distinguée par son nom particulier.,, il ne reste plus qu^ày transportçr tou* ,

5ft DVGRAND LIVRE.

les articles dopt il est débiteur ou créancier au journal, sur lequel il y a des préparatifs à faire avant d'eiFectuer le rapport. Digression, sur les, préparatifs qu'il. Jxiut Jaire aua: articles

4u Journal y avant de les transporter au Grand Livre,

i3i. Avant de transporter un article du journal au grand Kvre, on met dans la marge, de cet article du journal , devant le nom de l'individu ou de Tobjet qui est débité, le numéro dti folio du grand livre sur lequel le compte de cç débiteur est ouvert; on tire ensuite un petit trait de plume sous ce numéro., et on place au-dessus celui du C^lio sur lequel le compte du créancier est ouvert.

Voyez , folio i d|i journal, le premier artîcle , en date du premier janvier. Le numéro i , placé en marge au-dessus du petit tfdkiàe phime, est cel«i du folio du grand livre sur lequel le comptç de marchandises générales est ouvert; et le numéro 1 1 , placé au-dessous , est celui du folio du grand livre sur lequel le compte de Pierre est ouvert. Ainsi, le folio, du débiteur est dessus , et qelui du çréapçiçr iest dessous le petit trait de plume.

Voyez les folms i et 1 1 du grand- Kvro^ vous y trouverez., en effet , les comptes de marchandises générales et de Pierre.

i32. Lorsqu'il! y a un seul débiteur et plusieurs créancier.8 dans un article, il faut mettre le i^uméro du &lio du débiteur devant le nona du débiteur, avec u^ petit trait de plume au,dessoiis , e^ mettre ensuite le nuinéro du fplîo de chaque créan,- «ier devant çhaquç çréai^cier. Voyez au journal l'article (338).

i33. Lorsqu'il y a plusieurs débiteurs et un seul créancîei;, ij faut mqitre le folio dç çhaquç débiteur dçvant chaque débiteur, et faire un petit trait dç. plume sous le dernier débiteur; ensuite, il faut me^ttre. le folio du créançiei^ sous cç trait de plume. Voy^ au journal FarUpl^ ( '»39)-

i3.{. Enfin, lorsqu'il y a plusieurs débiteurs et plusieurs créanciers, ou cour un divers à divers, il faut mettre le folio, 46 chaque débiteur dçvant chaque débiteur, obsexvant de faii;e

DV GRAND LIVRE* !>7

oiii petit trait ie plume sou^ le dernier , et de mettre ensuite, le folio de chaque créancier devant chaque créancier. Voyez au joaroaj Tarticle (4^6).

1 35. Chacun de ces nuniéros est mis dans la marge du journal pctur indiquer le folio, du grand livre sur lequel le compte de chaque débiteur et de chaque créancier est ouvert.

Us sont encore très-utiles , parce que lorsque la somme due par le débileur est portée au débit de son compte au grand livre ^ on fait un po^'nt àcôté du numéro du folio de ce même compte ^ 4ans la marge du journal,, pour n\arquer qu^elle est transportée > et après avoir transporté au crédit d^un compte la somme dont il est crédité au journal^ on fait aussi un point à côté de son |blîo.

i36. Enfin, parce qu'ils servent à vérifier, en cas d'erreurs , si tojas Içs articles dy journal sont bien transportés au grand livre. Alors une personne nomme phaque débiteur et chaque créancier du journal, et j marque d'un point le numéro du folio de chacun de ceux dont une autre personne trouve le débit ou 1© «redit bien transporté au grand livre, sur lequel elle fait également un point devant chaque article: c'est ce quon appelle pointer les livres*

Page 1