SECONDE PARTIE
Des diverses sortes de comptes , de la manihre de les subdivise^ ^ ou d'en réunir plusieurs en un seul y (tenjaire la balance générale^ de dresser le bilan ou inventaire général y et de T établissement des liçres*
L n^ a que deux sortes de comptés.
Im première comprend ceux ouverts à chaque classe d''objet$^ fiûnsi qu^aux bénéfices^ pertes/ revenus et dépenses dont on veut voir les mouvemens en particulier^ en un mot, tous les comptes ouverts aux choses qui ne concernent que le négociant dont ou tient les livres ou les comptes généraux.
La seconde > ceux ouverts aux personnes, soit en nom indi- ▼idoel ou coUeclif.
i44* Les principes déjà exposés et la connaissance des cinq comptes généraux suffisent pour qu^on tienne les livres en double partie avec facilité, lorsquW n^a pas de comptes j^ rendre sur Tune des branches particulières du conmierce que Ion fait.
i4r>. Lorsque Ton a un compte à rendre en particulier sur rune des sortes d'objets dont on fait le commerce, ou sur une espèce particulière de pertes ou de bénéfices, etc., on ouvre un compte à celte sortes d'objets ou à cette espèce de pertes ou de bénéfices, sous une dénomination propre à le distinguer des autres. Il en résulte qu'outre les cinq comptes généraux dont l'usage est indisponiable; on peut en ouvrir dWtant de déno-
€4 SVBBtVtSIOK DES COMPTES.
minations que Ton peut former de classes différentes d^objeU commerçables.
i^6, Màîsy comme toutes les sortes d^objets éômmërçables sont renfermées dans les cinq classes générales , dont cbacune à un compte ouvert, les comptes^que Ton peut ouvrir à chaque sorte d^objéts en particulier tiennent tous dé la nature des tint] comptes généraux.
tl suffit donc d^atoir une idée exacte de ces derniers^ pour avoir celle de tous les autres.
i47^ tiCS comptés ouverts aiix cinq classés générales d^objets dotit on fait le commercé , et ceux que Ton peut ouvrir , aii besoin , à certaines sortes d'objets en particulier^ peuvent égale^ ment être nonunés Comptes généraux ou intpersonneis {a),
148. Lés comptes généraux ou impei^sonnélii sont des comptes ouverts à toutes les propriétés du négociant dont on tient les livres, et à toutes les particularités de ses affaires: ils le répré^ sentent et né concernent que ce qui lui est pàrtiéulien
Le nombre ne peut en être déterminé y pkrcé qu'il est plus oU moins grand, selon les distinctions que Ton veut faire dés divers objets que Ton possède et des diverses circonstances du commerce que Ton fait. Mais, dans tous les Cas, Fusage eu indique la nécessité 5 et il suffit d^en Connaître quelques-uns pour se faire une idée de tous ceux que Ton peut créer aii besoin*
11 y en a de cinq espèces principales, parée qu'ils sont tou^ relatifs à chacun des cinq comptes généraux dont nous avons déjà parlé ^ ou plutôt parce qu'ils n'en sont que des branchés ou subdivisions, comme on va le voir, excepté ceux de capital, de balance , et ceux qui leur sont relatifs , dont il sera traité esk particulier^
{a) lis peuyent être nommés coitiptes généraux, cipime étant oaverti cliacun pour tous les objets d*ane même espèce; itfipersonnels , comme -^ étant ouverts chacun pour Tune àts sortes d* objets dont on fait It com«v merce , et non pour une des personnes ay^c iu^uelles on fait des aHaîres.
civitiJLVX. ^5
De même , lorsqu**©!! a un compte à i^ndre en particulier *«ur chaque nature particulière d^ôpërations faites avec une même personne , on ouvre un c6mpte sëparë pour chaque tiattire d"'ppëratioris que Ton feit avec elle, et ceïa sous une de- DomÎDatîon propre à la distinguer des autres. Il en résulte qu^en loutre du compte courant d'un particulier, où se trouvent inscrites toutes les opérations faîtes avec lui, on peut lui en Ouvrir sous iautant de dénominations que Ton peut faire avec lui d^opérations -différentes.
Mais , cortiraé Tidée du compte ouvert à un particulier com* prend celle de tous les comptes qu'on peut lui ouvrir , il suffit 'd'avoir l'idée du pre r ier pour avoir celle de tous les autres.
Il en sera traité néanmoins à la suite des dévèloppemèns re-* îatifs aux subdivisions des cinq Comptes généraux. DES COMPTES GÉNÉRAIT^.
Subdivision du "compte de marchandises générales. *49* ^*^* ^1*** ^és marchandises générales.
2**. Celui de sucres , cafés, vins , etc. ; car on peut ouvrir un tbompté particulier à chaque espèce de nlarchandises , %\ f'on veut, en observant , dans ce cas , de débiter l'un de ces comptes^ BU lieu de cdui de marchandises générales , chaque fois que l'on reçoit de la marchandise dont il porte le nom , et de le créditer Ichaque fois que Ton en vend > côàime l'on débiterait ou créditerait les marchandises générales;
3^. Ceux de fabrique et dé frais de fabrication;
4^. Ceux de cargaison ^v tel ou tel navire;
5^. Ceux de marchandises en société;
6^. Ceux de marchandises en commission chez tel ou ches tels > ou de pacotille , dé foires ^ etc. ; .
9^v Ceux de meubles et immeubles; maïs ces derniers seront rangés dans une sixième classe de comptes > dont il sera traité après ceux de profits et pertes.
Des comptes àe fabrique et frais de fabrication.
l5o. Loi^squ'on fabriqué un genre de marchandises quelcon-^
^ StJBDIVISÎOHS BES COMPTÉS
i^es , on ouVffe un compte à la fabrique de toiles, draps , cha* peaux I ou solrîes y etc.
1*^. On débite ce compte de l'achat des matières premières n îles ustensiles , des loyers , des réparations , des journées d'ouvriers, des appointemens de commis ,. intérêts de fonds empruntés y et généralement de tous les débours occasionnés ^^ la fabrique.
2^. On le crédite dt la râleur de tous les objets fabriqués et ides ustensiles, lorsqu^n les rend 5 et , l<H^que tout est rendu, on solde p)àr profits et pertes.
On peut tenir en particulier un compte de frais de fiibrication 5 il doit être débité de tous lés frais de ce genre ^pour en connaître le montant en particulier*
On le solde par le compte de fabrique à la fin de Tannée^^ I5*est à-dire on débite ]a fabrique, et on crédite le compte de frais de fabrication de tous les frais de l'année.
JDu compte de cargaison de tel navire.
i5l. On ouvre un compte à la cargaison , tjue l'on d^ite de tout ce que coûtent les marchandises qui la composent, ainsi tque des frais qu'elles occasionnent , du fret ou du prit de leur transport, de l'assurance, etc.; et on crédite ce compte da produit de la rente de ces marchandises. On le solde par profits et pertes.
Des comptes de denrées coloniales ^ créances en Amérique, et des écritures relatii)es à la vente (tune cargaison et au produit ^un armement , eta. •
Vojez la note du n^. (?.45).
ï)es comptes de marchandises en sociétés,
1 52. On ourre un compte à marchandises en société avec tel au. tels , en exprimant , après leurs noms , dans l'intitulé , si c'est , de compte à demi ou à tiers, etc. j ensuite :
lorsqiion est chargé de tachât et de la pente*
ce' Né BAUX. gA
1^. On dëbîte Tassocië ou les âwociës, chacun pour leur portion de Tachât; et on crédite le ci^ahcier ordinaire, comme caisse, sion a payé comptant; on lettres et hiHetS) si on a fouftii du papier > etc. {à) ;
2^. Pour notre portion de Fachat , nous dëbitom marchandise» en sociëtë avec tel ou tels , envers le créancier. ordinaire;
3^. Tour la totalité des frais , nous débitons marchandises en «ociété ;
4^. Nous créditons marchandises 6n société du pî-oduit dé toutes les ventes ;
5^. Et, quand elles sont finies, nous débitons marfchandiséè tn société de notre dommifesion , qui se prend tantsur le produit total dé la vente que sur les frais)
6^. Notis débitons marchandises en société envers notre assoicié , ou chacun de nos associés , pour leur portion du net produit de la vente, qui n'est autre chose que le produit de cette Vente , dont on à soustrait la commission et les frais •
7^. Et enfin, pour notre portion de notre bénéfice ou delà perle, nous soldons le compte de marchandises en société par ^profits et pertes ; car Fexcédant du débit sur le crédit est notice p^rte particulière, et celui du crédit sur le débit, notre béikéfice(^).
1 53. Lorsqu'on est chargé de tachât et non de là çente. On débite chaque associé pour sa part de Tachât et des
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'ais
(a) Dahs tous les articles sûivàns, noas ne jpàrlërans plaé que du débiteur, saâs faire mention du créancier; ou, lorsque nous parlerons de ce dernier, now ne ferons aucune SSaeîilioh du d;ébi\eur , parce que Torsque "nous désignons l'an des d^ux seulement, iious entendons qu'il faut débiter 6u créditer le débiteuT où le créancier ordinàife ; ce qui se ti-oUvé natlirellettefit, d'âprés les principes déjà donnés;
(h) En effet , si cfe que j*âi donné à fchàqiiê âssodé pbut sa portion dû proi duii nel de la vente, et ce que J»ai payé pour les frais, te que j'ûi dû rét unir pour ma commission ^ avec ce que j'ai compté pour ma potiion dé
iB8 strBDîVïsïoirî des coMi>Tï:«
a^« Marchandises en société pour Id. nâtre ;
3*^. Quand celui qui est chargé dé la rente l(80Ît niotre •nssocië ou tout autre) nous apprend c6 «jumelle a produit, 210US le débitons pour notre portion ^ dont nous créditons les «narcliandises en société, et lious en soldons le compte par profits et pertes ;
4^. QuiEOid la personne chargée de la rente ne connaît quie lious , et que nous sommes chargés d^en rendre compte k ^os associés, nous débitons cette personne env^èrs chacun de tkos associés pour leur portion du net produit dont nous les créditons ^
Qi^and nous soiàmes chargés seulement de la rente , il faut l^asser les écritures comme pour le premier cîis (i5îi),àréxcep* %ion de la conunission qui ne nous est pas due.
i54'. Lorsqu^onest seulement chargé de la vente,
1^. On débite les marchandises en société de notre part du ^rix de Tachât lorsqu^on nous Fa fait connaître ^
a^. Nous créditons marchandises en société du [woduit des "Tentes ^
3^. Pour solder, nous débitons marchandises en société, en- Vers chaque associé , de la part du net produit 5 et nous soldons par profits et pertes.
a 55. Çuand on ne fait ni tachât ni la vente*
1®. On débite marchandises en société pouf notre portion dt ce qu'elles <;oàtcnt , dont on crédite le créancier naturel^ a^. Quand on nous en appr^id la rente , nous créditons ce
l'achat , surpasse le crédit des matchandises en viiciété , qui «st chargé du iBontanl de la ve&te de ces marchandises , il «$t évident que rexcédant na peut être autre chose que ma portio.n de la perte ; si , au contraire ^ le prc^ duit de la marchandise excède tous les articles ci-dessus détaillés ^ qui corn* posent le débit des marchandisea en société, Texoédan^ae peut^tit qua moa ^néacc. . , .
compte pour noire portion du net produit; cbnt noos débitons le débiteur naturel , et nous soldons par profits et pertes.
Tels sont tous les cas possibles de marchandises en société.
Au reste y plusieurs négocians se contentent de tenir des comptes courans sur un liyre particulier pour ces sortes d^achats et de ventes. Ils les passent più* marebandises générales comme les autres f et ce n^èst que loi*sque les ventes sont consommées ^ qu^ils débitent ou créditent leurs associés pour solde de ces sortes d\)pérations y pendant la durée desquelles ils les débitent ou les'créditent ^ sdon qu^ils leur fournissent quelque cbose ou qu^ils en reçoivent un objet quelconque.
Cette dernière méthode supprime beaucoup de comptes au grand livre; mais elle oblige à tenir des comptes courans , sans lesquels on ne pourrait pas rendre- un compte détaillé aus dijflfërens associés»
Cùjjptei des marchandises en commission (a) , ou chez tel ou tels.
i56. Quand nous envoyons des marebandises chez un de nos çorrespondansy chargé de les vendre pour notre compte, nous ouvrons un compte intitulé: Marchandises chez un teL
1*^. Nous débitons ce compte du prix coûtant et de frais des marchandises envoyées j.
a^. Lorsqu'elles sont vendues , nous le créditons dju net pro^ duit, et opérons le solde par profits et pertes.^
Compte de marchandées (Tun teL Ce compte est personnel à tel. Voyez page 106.
Compte de pacotille.