On débite ce compte de tous les frais de comptoir, de
(a) Quelques teneurs de livres débitent U caisse de la somme empruntée, et en créditent le navire ou l'armement sans passer écritures de l'intérêt convenu. Par ce moyen , si le navire périt , il n*y a pas d'aatrcs écritures à passer; s'il revient à bon port, on le débite de la somme que l'on pajetant f^iir le capital que pour riatéj4t| tt on tn crédite la caisse.
^8 STTBbkVisiorrs bis comptés
magasin; et gënéralement de tous ceux que Ton fait, dont oii crédite le créancier ordinaire 5. on le crédite, lorsqu^on est reuiboursé dVue partie de ces frais ^ et on le solde à la fin cfô Tannée par profits et pertes^
Dii compte de dépenses.
1^9. On débité ce compté de toutes les dép'énsès de maison ^el'onfait, et on le crédité de celles dont on est remboursé^ «oit par un élève dé comptoir , peur un pensionnaire -, ou corn— ïnanditaire qui payent pension ^ et on le solde à la fin de Tannée jMu* profits et pertes.
Du compte d'assurances^,
180. Ce comjpte sert a voir, en particulier , ce quW gagné ou ce qu'on perd à assurer des vaisseaux ou tout autre cbosé. On le crédite de tous les billets de primé , ou de tout ce que Ton reçoit pour les primes d'assurances gagnées j et on le débite de tout ce que Ton paye , lorsque Tobjet assuré est perdue On lé solde à la fin par profits et pertes.
Plusieurs assureurs ne passent écritures des primés qii''ils gagnent que lorsqu'ils les reçoivent effectivement en argent | et non lorsqu il§ les reçoivent en billets , parce qu'il arrive asses souvent que ces billets ne sont pas payés.
Cela posé ^ *
i'^. 11 faut créditer le compte d'assurances de toutes, les primes , seulement lorsqu'on les reçoit en argent;
2°. Il faut débiter cfe compte lorsqu'on paye les pertes des vaisseaux qui ont péri.
Encore une fois, il y a plusieurs manières différentes dé passer écritures d'une même opération ; mais toutes résultent «les pièmes principes , et il suffit de bien connaître ces prîûcîpes, pour étte capable d'entendre lés différentes méthodes adoptées cbez un négociant, d'en créer même de nouvelles . au besoin , tandis qu'il faudrait d'énormes volumes pour les détailler*
ï)u compte de comtntsion.
161 . tx)i*6q«ie l^n fait la commission , on crédite ce colttpte lie toiites celles que Fon gagne ; on le débite des frais de yo jage "et de tous ceux quVUe occasionne. On le solde par profits et pertes^
Du compta d'intérêts,
i8r. lorsque Ton prête des sommes à intârèt, on crédite ce ^compte des intérêts que Fou reçoit , et on le débite de ceux que l'on pay«. On le solde par profits et pertes.
On entend aussi par comptes d^intérêts, les comptes courans que les négocians fournissent à leurs commettans > et qui com-^ prennent les intérêts -des sommes quMls leur ont avancées , et «le celles dont ils ont joui. Il y a maintenant une manière très-^ «impie et très-satisfaisante de tenir ces comptes , que les banquiers -et les principaux négociaus ont adoptée. J'ai cru devoir contribuer à la répandre, en en donnant un modèle, et/ en ex^ cliquant la nouvelle manière de calculer les intérêts. Voyez le dénier folio du grand livre (a).
On ne finirait pa& , si on voulait détailler tons les comptés ouverts ^ous différentes dénominations , et expliquer les divers* «isages que plusieurs individus leur attribuent y la plupart du temps arbitairement>
Du compte de successions*
183. Lorsqu'on fait une succession, on peut en passer la vcdeur par profits et pertes , ou on peut ouvrir un compte à cette si^cession 5 et il feut,
i'*. Créditer ce compte de tous les objets que l^on reçoit provenant de la succession , de toutes les sommes dues par des débiteurs de cette même succession j
2^. Le débiter de tout ce que Ton déboursé pouf acquittée Jes ebarges de la succession , ainsi que de ce que la succession doit à différens créanciers. On solde ce compte par profits et
pertes^ ou par capital, lorsque la liquidation est achevée.
^a) \ousj troaTerei une nouvelle fornittle*
8o fVBt^IVISlOHS DJES coifPtcà
T>u compte de jeu.
S*îl ëtBÎt possible qu'Hun négociant se fît tinè occupation ^A Jeu, îl pourrait lui ouyrir lui t:ompte et le créditer de ses bé-r» siéfîces> ainsi que le débiter de ses pertes; puis le solder à là Bn par profits iet pertes* Mais oh sent qu'il ne s'agit ici de cela t[ue pour indiquer que l'on peut oumr un compte arbi^ trairement à chaque manière possible de perdre ou dô gagner-, quoiqu'elles soient toutes compris» dans le ct>mpt^ général de profits et pertes : au reste , elles finissent toutes par j aboutir^ puîsq'il sert à soldel* à la fin tous ces comptes par^ liculi^Sv
Compte de rente:»»
iB4. Outrfe les comptes dont nous ayons parlé pôui^ lès fcoïiîïatsde rentes, on en ouvre quelquefois un aux rentes mêmes } alors on débite ce compte de toutes lés rentes que foh paye^ quelle qu'yen soit la nature , et on le «rédite de toutes celles que f on reçoit j on le solde à la fin par profits et pertes ; mais plua ordinairement on passe tous ces articles par profits ^t pertes.
Quant aux rentes viagères, ou quant aux sommes données ou prises à fonds perdu, le principal et les intérêts se passent également par profits et piertes , parce que tout ce qu'on reçoit en pareil c.is ne peut être regardé que comme un bénéfice , puisque l'on n^en doit rien rendre ; et tout ce que l'on donné » que comme une perte , puisqu'il n^en doit rien revenir.
Quelques négocîans font cependant ouvrir des comptes par* ticuliers aux contrats de rentes viagères ou à fonds perdu.
Du compte des rentes çiaghres où àjbnds perdu* l85. On ouvre un compte aux contrats de rente viagère oâ a fonds perdu à recevoir*
On débite ce compte du contrat que Ton Reçoit , et oh crédite la caisse ou le compte qui fournît le capital que l'on à placé à rente viagère ou à fonds perdu j on crédite ce même compte des rentes que l'on reçoit j et on le solde pai* profits et
GENERAUX. 8t
perles lorsque la rente est éteinte par la mort du prêteur. Ce compte est d'un usage très-rare , parce qu'il n'annve pas souvent qu^un négociant donne des capitaux à fonds perdu. On ouvre également un compte ai^ contrats de rentes viagères ou à fonds perdu à payer. ^
On crédite ce compte du contrat que Ton souscrit en retour de la somove que Ton prend à rente viagère ou à fonds perdu , comme on créditerait les billets à payer. On le débite des rentes lorsqu'on les paye j et on le solde par profits et pertes, ou par capital , lorsque la rente est éteinte par la mort du prêteur.
Tels sont les divers comptes qui ne sont que des subdivisions de celui de profits et pertes.
186. On solde le compte de profits et pertes lui-même par capital (206) , parce que les pertes qu'il présente après que Ton en a soustrait les bénéfices , diminuent d'autant le capital du négociant , et que les profits dont on a soustrait les pertes l'augmentent.
187. Outre ces cinq classes générales de comptes, il y en ^ en^core une sixième; elle est compoisée de comptes ouverts à chacun des îmnîeubles du négociant, et de ceux ouverts à ses xneubles et au^ djkers intérêts qu'il a dans des compagnies , etc. ^ et enfin de ceux de capital et de balance.
Du compte des immeubles.
Quand on achète une maison, une terre, une habitation, etc. , cai ouvfc un compte à chacun de ces objets en particulier. Par cxeinple, à n^aison dans une telle rue, à terre en Saîatonge , Ott à habitation à la Guadeloupe , ajoutant à l'intitulé Iç nom propre de l'effet \ et on débite le compte de la niiaison*, par exemple :
1^. De ce qu'elle a coûte j ' ^^\ Dés répâiatîons et impositions \
3®. Et on crédite des loyers ou revenus que Ton en retire, de même que de ce qu'elle produit quand on la vend.
Il en est de même de tous les autres comptes d'immeubles.