‹ La tenue des livres rendue facile: ou Nouvelle méthode d'enseignement de laChapitre 25 sur 124 · SUBDIVISIONS IVES COMPTE · texte numérisé non relu

SUBDIVISIONS IVES COMPTE

1^. On débite le compte ouvert à contrats de rentes constr-* tuées à recevoir du montant du contrat que Fou reçoit, comme on débite le compte des billets à recevoir,, lorsqu^on reçoit ua bUletj •

2^. Quand on remet ce contrat ,^ parce qu^on en reçoit le montant, on débite la caisse et on crédite le compte de con— trats, etc«y comme on crédite celui des billets à recevoir, quand on reçoit le montant de Fun de ces billets que Ton remet acquitté 'y

3^. On crédite encore ce compte des rentes cbaqu.e foisqu^oqi les reçoit, et on solde par profits et pertes.

170. Néanmoins, plusieurs personnes préfèrent débiter etcré-^ diter profits et pertes de ces raites, comme de toutes les autres qu^elles payent ou reçoivent, et que Ton peut considérer commetun bénéfice quand on les reçoit , ou conune upe perte quand on les paje , puisqu'il n^en doit rien revenir.

Contrats de grosse açenture à recevoir.

171. €e compte sert à tenir note des contrats que l\)n reçoit^ pour les sommes que Ton pr^e à la grosse aventure sur dès. vâisneaux ; et , comme ces contrats contiennent ordinairement non-seulement Tobligation de la somme prêtée, mais encore de Fintérêt convenu :

1^. On débite le compte des contrats de grosse aventure à. recevoir, du capital de la somme prêtée et de Fîntérét qui est stipulé dans le contrat que Fon reçoit. On crédite la caissede la somme prêtée, et profits et pertes de Hntérét, le regardant déjà comme acquis, puisqu'il est porté au contrat dont on doit passer écriture comme d*un billet à recevoir;

a*^. On crédite ce compte du produit du contrat, lorsqu'on est payé au retour du. vaisseau, et on le solde, s'jly a lieu, par Iprofits et pertes.

17^. En résumant ce qui précède ,, tous les billets ,^ promesses <IU contrats quelconques^ dont on doit recevoir le inontant, ne

çoiat donc que des effets àreceyoîr, et oh doit enpass^^eritures comme pour les billets à recevoir.

Ainsi , tou5 les comptes ci-dessus étant compris dans celui des billets à recevoir, et ne servant qu'à distinguer certaines espèces ^^elTetSy on débitera Tun de ces comptes chaque fois que Ton recevra Pun des effets dont il porte le nom, et on le créditera lorsqu'on le mettra dehors, soit qu'on le négocie, qu\m le donne çn paiement, on qu'on en reçoive le montant à son échéance; en un mot, on opérera comn^e pour les billets k recevoir. ^

ÇuatrièiTfie espèce de compte généraux y qui n est quune- svh-^ division de lettres et billets à payer.

173.11 en existe d'hantant d'espèces que de billets à recevoir, et tout ce qui est dit des premiers, doit être entendu des autres; c'est-à-dire que si on a des comptes différens pour chaque espèce d'effets à payer, on doit créditer l'un de ces comptes chaque fois qui^ Ton donne un des effets dont il porte le nom, et le débiter chaque fois qu'on le reçoit, après l'avoir acquitté, ou tout autreii^eHl»

Nous avons donc aussi,

1 ^. Celui des billets à payer j

a^. Des traites;

3*^. Des billets de change à payer ; .

4^. Des billets de prime, mandats , etc. , à payer;

5^. Des contrats de rentes constituées à payer \

Ç^. Des contrats de grosse aventure à payer.

Du compte des traites

174. Ce coippte doit être crédité du montant de toutes les traites que l'on accepte , et débité lorsqu'on retire ces mêmes traites après les avoir acquittées (a).

(tf) Les leiués de cba^nge que dm correspond ans < tirent s^r nous et qa» nous acceptons , soot ce qn^ Ton appelle des txaites; mais accepter 'une lettfet

jC iIrBDITXflOHS DES C^ytfPTrft

Cest, sons un autre nom, le même que celui dTéfiSets à payer.

Contrats de rentes constituées h payer.

175. On peut ouvrir ce compte quand on emprunte une somme à rentes constituées , et que Ton souscrit un contrat ea fa>eur du préteur,

1^. On débite la caisse , et on crédite le compte de contrat» de rentes constitués àpajer du montant du' contrat que Toa a consenti , comme on créditerait celui des billets à pajer y si on avait consenti un billet.

2^. Lorsqu^on retire ce contrat après Faroir acquitté , on, débite contrats de rente constituées àpajer comme Ton débiterait lettres et billets àpajjer, lorsqu'on acquitte un billet à payer.

Quand aux rentes que Ton paye^ on les passe par profits el pertes..

Contrats de grosse aventure à payer.

1 76. Lorsqr.e Ton emprunte une somme à. la grosse aven-* turc sur un vaisseau, on souscrit un contrat en faveur du prêteur, tant pour Fobligation du paiement du principal que de Fintérêt convenu. Alors y

1*^. L'on crédite le compte de contrats de grosse aventure à payer, tant du principal que désintérêts portés au 'Contrat ;^ puis on débite la caisse de la somme que Ton reçoit, et le vaisseau de rintérêt convenu j

79. Lorsqu'on acquitte le contrat au retour du vaisseau, on débite contrats de grosse aventure à payer, comme on débite les billets à payer lorsqu'on les acquitte, et l'on crédite la caisse;

3^. Sile vaisseau a péri , on débite toujours le compte de contrats de grosse aventure du montant du contrat pour solde , et

tirée sur nous, c'est nous obligera TacquiUer à son échéance: les traite* que nous acccp tons sont don c àt% effets k pa/^r. ( Voyez, mon Traité du Change*)

bto en icrëditè le raisseaa dont la perte aeqmtte cette sorte de contrats y et en solde le compte.

Husieiors négocians se contentent de créditer le préteur , et de le débiter lorsqu'ils le pajent y sans faire usage du compte ci« dessus ; mais comme ils ne doivent réellement rien au préteur quand ils lui ont fait un contrat de grosse aventure > et qu'ils ne doivent même le montant de ce contrat qu%iu retour du vaisseau > puisqu'il est de nul effet si le vaisseau périt y je crois la méthode ^e je viens d'indiquer préférable {a)

'77- Cinnfuième espèce de comptes y qui né sont que deê subdivisions de celui de prqfits et pertes».

1^. Celui de profits et pertes j

2^^ De frais généraux $

3^. De dépenses j

4^. D'assurances 5

5^. De commissions $

e^. D'intérêts 5

7^. De jeu, rentes;

^, Celui de successionSé

Tous ces comptes ) et cent autres fenCore que Ton pourrait nonmier^ ne sont autre cbose que des distinctions établies entre les différentes natures de bénéfices ou de pertes qufe l'on peut feire , et dont on veut voir le produit en particulier , lorsque l'on fait un grand nombre d'affaires relatives à chacun de ce* comptes 5 au lieu que, dans l'usage ordinaire, on en passe tous les articles par profits et pertes.

Du compte de frais généraux

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