GENERAUX
Quelques teneurs de livres ne tiennent qu?un seul compte pc»ur le navire y pour rarmèment et la cargaison ; mais ils le tiennent en doubles colonnes : Tune contient les sonmies qui concernent la cargaison ^ Tautre , celles qui concernent le ua vire et Tarmement. Cette méthode revient à celle déjà iadi— quëe (189), (i5i).
11 «'est pas inutile de faire observer ici que j'ai supposé que le compte de la gestion du capitaine du navire la Joséphine , était rendu en argent de France (^4^)* ^^t^^ le cas plus com-* mun , où un capitaine rendrait son compte de gestion en ak*gent des colonies y il faudi*ait en réduire toutes les parties eu argent de France.
Dans ces vues y il serait utile que tous les capitaines rendis* sent ce compte eu doubles colonnes y Tune pour Targent des colonies , Tautre pour Targent de France.
Des comptes en banqne («).
190. Lorsqu^on dépose des fonds dans une banque pour y avoir un crédit ouvert , on établit un compte à cette banque, sous le nom de Banque nationale de France , ou de Banque iT Amsterdam , etc. j et il faut le débiter :
1^. Des fonds déposés dans la banque pour laquelle ce même compte est ouvert , ou de Taction qu'on a prise dans cette banque \
7?. Des fonds que Ton nous assigne sur elle , c'est-à-dire , que Ton nous donne à recevoir d'elle j
3^. Et il faut le créditer des fonds que l'on relire de la banque ou que l'on assigne sur elle, et du prix que Ton retire
{à) Un compte en banque peut être considéré comme étant de même nature que celui d'un individu, c'est- à- dire , comme n'étant autre chose que celui d'un débiteur ou créancier individuel, des fonds qu'on y verse et de ceux qu'on en retire. Je ne le ran^e ici , parmi les comptes géné« raux , que comme étant ouvert à des valeurs négociables , appartenantes ao négociant ou à la maison de commerce dont on tient les livres. Sooii un autre point de vue , il pourrait être rangé parmi le* comptes personnels.
84 SUBDIVISIONS DES C03IPTÊ^
lie ractîon qu'on a dans celte banque , lorsqu'*on TCnd celfè même action. On le solde par profits et pertes.
Loi^que le compte est ouvert pour une banque étrangère , il doit être ténu en doubles colonnes.
De r usage des colonnes pratiquées en dedans des colonnes ordinaires de certains comptes,
igi. Les colonnes pratiquées en dedans des colonnes ordinaires de certains comptes sont nécessaires en plusieurs cas.
Par exemple y dans celui où nous devons tenir , en un seul compte , des notés aussi exactes des sonmaes de monnaies étrangères, reçues ou fournies pour notre compte par un de nos correspondans ët^^angers y que de la valeur de ces mêmes sommes en ai'gent de noti*e pays , et que du montant des débours et recouvremens que nous avons faits pour les opérations dont nous avons cbacgé ce correspondant.
Dans celui où nous voulons , aussi dans un seul compte y tenir note tant des débours et recouvremens faits pour notre compte en même monnaie que la nôtre , par un de nos correspondans , non étranger , que de nos propres débours et recouvremens pour les opérations dont il est cbargé ; et en évitant de passer par profits et pertes le bénéfice ou la perte de ^ ses négociations.
Dans celui encore où , dans un même compte y nous vouloirs ienîr note tant des débours et recouvremens faits par cliaque ioté|"^>ssé à des opérations en participatioii y que de nos propres débours et recouvremens pour ces opérations j et déterminer lé bénéfice ou la perte qu'elles donnent , en évitant , pendant leur durée , de passer par profits et pertes le bénéfice ou la perte des négociations des intéressés.
Dans celui également où nous voulons éviter de passer par profits et pertes le bénéfice ou la perte que nous faisons sur chaque effet à recevoir ; que nous prenons ou négocions ^ etc.^ tii3),(5i8).
Digitizéd by VjOOQIC
Du compte à doubles colonnes intitulé tel ou tels mon compte , ou opérations sous tels [a),
192. Lorsqu'un correspondaul étranger est chargé défaire des opérations de banque , etc. , pour notre compte , tous ses débours, ses frais, sa commission, et les intérêts de ses de-^ - boui's sont à notre charge j tous les fonds que ces opérations produisent sont notre propriété , sans égard pour le bénéfice ou la perte qui résulte pour nous des négociations qu'elles occasionnent^
il est évident qu'il ne peut établir sur ses livres le compte qui leur est relatif, qu'en monnaie de son pays , et que cVst en celte monnaie qu'il doit recevoir ou payer, sans profit ni perte pour lui , le solde que nous lui devons , ou qu'il oous doit lui-môme.
De notre côté, nqus devons ouvrir sur nos livres un compte à ce correspondant , relatif aux opérations dont il est cliiurgé pour notre compte , intitulé tel mon compte ^ ou mieux encore , opérations sous tel ^ afin de débiter ce compte Afi tous les débours que les opérations qu'il comprend nous feront faire , de le créditer de tous les produits qu elles nous donneront , de le débiter ou créditer de la valçur du solde qui se tro^vera dfi à notre correspondant , ou qu'il nous devra , au contraire , en dernier résultat j et de le solder ensuite p^ profits et pertes.
Pour comprendre dans ce compte les débours et leç rec ou-» Tremens de notre correspondant , sans compliquer aii augmca-» ter les écritures , il suffi de pratiquer en dedans de la colonne
{a) Ce cfvrapte est ouvert pour me faire connattre }« bénéfice ou 1» perte <le TacKat et vente faite pour M/C de marchandisea et dci lettres de change , e.tc. Sous ce point de vue , et comme ayant ppur objet de ipe faire connaître le rçs.uUat dç certaines opérations faites pour M/C , il pcat être considéré cojnme l'un de mts propres comptes ; c'est jaiç cette raison que je 1» raugo ici parmi les r.cmptes ^çn^raux..
86 Subdivisions de» coi^ptés
ordinaire tant du débit que du crédit ^ une seconde colonne. On place dans la colonne intérieure du débit le montant des débours de ce correspondant en sa monnaie , et dans la colonne du crédit, le' montant de ses recouvremens aussi en sa monnaie. Par ce moyen les sommes portées dans les colonnes intérieures , qui sont celles de notre correspondant , font connaître ses débours et recouvremens dans tous leurs détails , et, par conséquent le solde final qu'il doit ou qu'on lui doit ; mais elles ne font nullement partie de notre comptabilité générale. Les articles qui leur sont relatifs ne sont écrits que pour mémoire , que comme simples notes , et n'ont d'autre objet que de tenir sous nos yeux le montant du solde que nous devons à notre correspondant , ou qu'il nous doit lui-même.
193. Lorsqu'on veut solder le compte intitulé tel mon compte , on commence par balancer les colonnes intérieures , en portant purement et simplement dans Tune ou l'autre la somme de monnaie étrangère qui en opère la balance , précédée de ces mots : pour balance ou pour solde.
194. Ensuite on passe écritures en double partie du montant du solde des colonnes intérieures réduit en argent de France , en débitant ou en créditant le compte intitulé tel mon compte , eu transportant au grand livre le montant de cet article dans les colonnes ordinaires de tel mon compte y et en créditant ou débitant par contre ce coiTCspondant en son nom personnel , c'est-k-dire à son compte courant.
Par ce moyen le solde des débours et recouvremens de notre corsespondant , réduit en notre monnaie , passe de ses colonnes dans les colonnes ordinaires ; et ces dernières , qui comprennent ce solde avec nos propres débours et recouvremens , font connaître le résultat général des opérations faites pour notre compte.
195. Lorsque les débours et recouvrement de notre correspondant sont faits par lui en inéme monnaie que la nôtre y ils sont placés également dans les colonnes intérieures comme ti-dessus , et ces colonnes servent aux mêmes usages que celles d'un correspondant étranger 5 il ml y a ausiji que le montant de
GKItf ÉA AUX* 87
Ce qui est dô à notre correspondant ou de ce qu'il doit au contraire pour solde , qui , après avoir été porté pour balance dan$ rnne ou l'autre de ces colonnes (193), donne lieu à un article en double partie, comme (194)-
Quoique ces indications générales soient assez claires , il va être traité séparément des pnncipes sur lesquels il faut écrire les notés relatives a^x débours et recouvreinens du correspondant qu'on a chargé d'opérations semblables , et sur lesquels il faut passer les écritures en double pai'tie , relatives aux débours et recouvremens que Ton fait soi — même pour ces mêmes opérations.
' JDu compte intitulé tel moîi coivipte ^ ou opérations soiis tel.
Lorsqu'on cbarge un correspondant de faire des opérations pour notre compte, on doit lui ouvrir im compte à double colonne, intitulé tel mon compte y etc. Bèf^les générales :
1 96. Tons les débours et lesjrais occasionnés par ces opé-^ rations doivent être portées au débit de ce compte ; saçoir ceux de notre correspondant dans sa colonne , comme simples notes; les nôtres , dans la colonne ordinaire»
197. T^ous les recous^remcns . quelles occasionnent doivent être portés h son crédit ; saçoir ; ceu.v de notre correspondant dans sa colonne , comme simples noies ; les nôtres , dans la co^ lonne ordinaire,.
Il en résulte que les comptes tenus sur ces principes donnent lieu à des écritures en double partie pour nos propres débours et recouvremens, et le solde dà à notre correspondant ou qu'ail nous doitj et à de simples notes, tenues pour mémoire, relatives aux sommes portées dans les colonnes de ce dernier.
Ecritures en double partie ^ ou du compte intitulé tel mon COMPTE , considéré dans les colonnes ordinaires seulement.
Le compte intitulé : tel mon compte , ou opérations sous tel ^
198. 1°. Doit être débité de tous nos débours pour achat et frais d'expédition des marchandises que noua adressons pour
88 suBDivisioirs des comptes
notre compte à notre correspondant , du prix coûtant des retnises que nous lui faisons , et des traites que nous acquittons pour le fait de ces opérations ; en un mot, de tous les dâ>ours qu^elles nous occasionnent {a).
199. 2°. Il doit être crédité de tous les fonds que nous produisent les traites que nous fournissons sur notre correspondant , et la négociation des remises quMl nous fait ; et généralement de tous les recourremens que nous produisent les opérations faites arec lui.
2C0. i^. Il doit être débité ou crédité du montant en notre monnaie de la valeur du solde des débours et recourremens de notre correspondant , qu^il faut en créditer ou débiter en son nom personnel.
Toutes les sommes dont il est ainsi passé écritures en double partie, doivent être placées dans les colonnes ordinaires du débit et du crédit du compte , intitulé tel mon compte , lorsqu'on transporte les articles du journal au grand livre. Par ce moyen, tous nos débours et le solde de ceux de notre correspondant se trouvent réunis dans la colonne ordinaire du débit ^ et tous nos recouvremens avec le solde de ceux de notre correspondant ( s''il doit un solde ) se trouvent réunis dans la colonne ordinaire du crédit : d''oii il suit que Texcès du montant des sommes portées dans la colonne ordinaire du débit , sur le montant des sommes portées dans la colonne ordinaire du cri-:Ut , est la perte qui résulte des opérations faites pour notre compte, et que Texcès du montant des sommes portées dans la colonne ordinaire du crédit , sur le montant de celles portées dans la colonne ordinaire du débit , en est au contraire le bénéfice 5 cela posé :
201. 4°» On solde ce compte en le débitant envers profits et pertes s'il y a bénéfice , ou en le créditant au contraire par le débit des profits et pertes , lorsqu'il y a perte (i94)-
(a) Au-dessous de rarticle passé en double partie au journal pour nos débours , relatifs à chaque traite prise ou acquittée , etc. , on laisse on espace en blanc pour y écrire, à l'époque où en reçoit avis de leur né— . gocUtion, la noie de ce qu'elles ont produit à notre corre>pondant.
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Et , en transportant du journal au grand livre , on porte ce solde dans la colonne ordinaire du dëbit ou dans celle du crédit* Mais les remises que n\>us faisons à ce correspondant , et les marchandises que nous lui expédions ou les traites qu'il fournit sur nous , lui font faire des recouvremens ou lui donnent des produits , et ]es remises qu'il nous fait ^ ou nos traites sur lui et les frais qu'il acquitte pour nous ^ lui font faire des débours.
On en lient note seulement pour mémoire , sur les principes suiyans.