‹ La tenue des livres rendue facile: ou Nouvelle méthode d'enseignement de laChapitre 31 sur 124 · SUBDIVISIONS DES COMPTES · texte numérisé non relu

SUBDIVISIONS DES COMPTES

au grand livre comme simple note , au dëbît du compte întîtulë tel mon compte , le montant des frais déboursés par notre correspondant y celui de la commission et du sol dô d'intérêt qui lui est dû*

Dans le cas où il devrait au contraire un solde d'intérêts , on. pourrait le porter au grand livre au crédit du compte intitulé tel mon compte ;

En observant dans les deux cas de placer les sommes dans les colonnes intérieures {a).

Tous ces préalables étant remplis , et lorsqu'il ne s'agit plus que de solder le compte intitulé tel mon compte , on balance les colonnes intérieures (19^)^ après quoi, ce compte élant ainsi réduit à la colonne ordinaire , on le solde pur le débit ou le crédit de profits et pertes (194) et (201).

L'usage des colonnes intérieures du compte intitulé tel mon compte y est absolument le même que celui des colonnes intérieures du compte en participation. Eu un mot , le sjstcme de CCS deux comptes est parfaitement le même. Four les exemples et les modèles des écritures à passer ; voyez mon Traité des comptes en participation. Les exemples des opérations pour notre compte sont les iuêmes que ceux proposés sur les affaires en participation.

J'ai traité séparément des comptes en participation , afin qu'on ne s'en occupe qu'après que l'on saura tenir , arec facilité , les livres en double pai^tie j et cependant j'ai cru devoir insister ici sur les détails qui se rapportent au compte intitulé tel mon compte , pris dans ceux qui appartiennent aux comptes en participation y pour préparer à l'usage de ces derniers.

(a) Si on le préférait , 00 pourrait passer éc/i turcs en double par|i« àti frais, commission et solde d'intcrcts , selon la méthode indiquée dans mon Traité des Comptes en participation. Voyez la Tenue des li^ prts généralisée ^ n.*' (i4)» l^^* " *^^' » le/ montant en monnaie de notre correspondant n*e$t pas porté dans ses colonnes , parce qu'il est porté à Mn compte particulier ou personnel.

^Mais Teicplîcation de Tusage des compte^ en pârticipatton pourrait être réduite aux termes les plus simples , si on se bornait à n^éerîre les notes des débours et recouyremens de nos correspondans qu^au grand livre > où leur montant est placé dans les colonnes intérieures pratiquées pour chacun (a).

£n effet y quoi de plus simple que ces idées ?

Écritures en double partie , relatives auâ:: sommes à porter dans les colonnes ordinaires^

1^. Il faut débiter le compte d^affaires en participation , on de tel mon compte , c^est-à-dire , d* opérations sous telj de tous les débours qu^oUes nous font fure^ et le créditer de tous les produits qu^elles nous donnent;

2**. Lorsqu^on veut solder ce compte; il faut préalablement le débiter de ce qui est dû à chaque correspondant pour solde de ses débours , frais , commissions , intérêts , ou il faut créditer ce compte , au contraire , de ce que chaque correspondant doit pour solde de ces débours et recouvremens y ainsi que pour solde des intérêts réciproques.

3'*. U faut le solder ensuite par profits et pertes. Simples Tiotes relatives aux sommes à porter dans les colonnes intérieures.

Pour être toujours en mesure de déterminer le solde dA par nos correspondans ou qu'on leur doit , il ne s'agit que de tenir note au grand livre, dans leurs colonnes seulement; savoir : au débit, de leurs débours, frais , commissions, intérêts; au crédit, de leurs recouyremens et des intérêts qu'ils se trouvent devoir , et cela au. fur et à mesure qu'on en reçoit avis. En dernier

(jo) Je n^anraîs indiqué que cette méthode , préférable par son extrême facilité , si plusieurs praticiens , esclaves de l'imitation , n*écriraient pas auparavant ces notes an jonrnal. Il est évident que , comme elles n*ont d'autre objet que de nous faire connaîtra le solde que cbaquo correspondant nous doit ou que nous lui devons , elles pourraient sans ijiconténient n'être pas portées au journal.

94 StTBBIVIsioWS DES COMPTES

résultat îl ne i^^agît, après cela (iq3) , que déporter, dans Tune ou l'autre des colonnes intérieures , la somme qui en opère lé solde , précédée de ces mots : pour balance ou pour solde»

n n'y a que ce solde dont la râleur passe dans les colonneîs ordinaires parTefifet d'un article en double partie (201).

Des comptes de constitutions dotales ou légitimaires (a).

205. Quand on constitue une dot ou une légitime, par contrat , à une iille , à un fils ou à un parent , etc. , il faut débiter le compte de capital et créditer celui des contrats de constitution dotale ou légitimairè , etc. , à payer.

Lorsqu'on acquitte ces constitutions , il ^ faut débiter le compte des contrats de constitutions dotales à payer , et créditer le conàpte des objets que l'on donne en payement.

Lorsqu'on paye une dot de suite en mariant une fille , on lorsqu'on donne une légitime à un fils , etc. , il faut débiter le capital ^ et créditer le compte des objets que l'on donne en payement.

Quand uh négociant se marie et que les parens de son épouse lui payent une dot, îl doit débiter la caisse et créditer le compte de cotistitution dotale de son épouse.

Lorsqu'il restitue le montant de cette constitution , soit après la mort de son épouse décédée sans ^nfans , ou en cas de divorce , il doit débiter la constitution dotale , et créditer le compte dés objets qu'il donne en payement.

Enfin , lorsqu'un négociant reçoit sa propre légitime , ïl doit débiter le compte des objets qu'il reçoit, et créditer lé compte de capital.

Du compte de capital {h).

206. Le compte de capital est le compte personnel dunégo^ ciant dont on tient les livres.

(a) Lorsqu^on constitue une dot » etc. , par contrit , on fait nne sorte «l'engagement à payer ; on èoit à cet engagement , et non pas à la pcr^ sonne au bénéfice de laquelle il est fait.

(h) Ce compte est de même nature ^ae les comptes persoimtU ; jft le

Ce compte est oiivcrt ,

1^. Pour être crédité delà mise de fonds du négociant dont on tient les livres, et des héritages qui lui surviennent , ainsi que des mises de fonds fournies par des associés , dans le cas où il Contracterait une association ;

2^. Pour êtr^ débité des pertes considérables qui lui surviennent I

3^. 11' doit être également débité y cliacpie aimée , du total des pertes que le négociant a faites y parce que ces pertes diminuent son capital; et réciproquement il doit être crédité du total des bénéfices ; si le négociant en a fait ^ parce qu^ils augmentent son capital. ^

Ce compte peut également servir k solder tous les autres ^ et à commencer de livres (487).

Du compte de balance»

On le subdivise en deux : Tun intitulé Balance, de sortie ; Tautre, balance d^ entrée,

, Du compte de lùlance d§ sortie.

" 207. Ce compte nV été inventé que pour réjouir à son débit, à la fin de Tannée ,. toutes les parties de TActip , et à sou crédit toutes les parties du Passiê ( Voyez le$ notes du n^* 287 ) du niégooîtet déni on tient les livres , y compris ce qiù lui est dâ.\p)BréoiHieIIènieut pour^ remboursement de sou capital li-^ quîdé^ , f ^

U sert à soldei^ tous les autres y à reaiceptton de ceux qui doivent être soldés par profits et pertes.

Entre les divers comptes géniaux y il est par son objet le plus général de tous.

Page 1