J'ai compte ce qui suit au capitaÎDe Cominet
Pour solde de frais de déchargement, a5oo fir.
Pour frais. de désarmement de marchandises com^-
posant SCS . retours.. .......••..• 4î?oo
Pour les gages des éqijîpages 18000
Pour le prix du ViOyaçe dudit capitaine. . •. . . . . 6000
[ Le compte d'armement doit être débité des frais de désac-mement , des gages de Téquipage , et du Toyage du capitaine- (189) 5 le compte dfe marchandises générales doit être débité^ des frais de déchargement. ] Tëcris : (426).
■ ■ ■ ■ ■ I Dudit. I I ■ I l i i . I l III-
248. Nous ayons évalué à 26000 francs le fret des marchandises qui m*6nt été- apportées en retour pour mon navire la Joséphine , ci; 25ooo fr^^
[ Le compte des marchandises générales doit être débité du. fret dés marchandises que .je reçois; et celui d?armement doit être crédité du prix dç ce fret , comme de celui des marchandises appartenant à d'autres particuliers. ] J'écris : (4^7).
■ - ■ " ' . Du 22 AvriU ' ' . ■■. ,
249. J'ai reçu 3oooo francs en espèces pour le fret des mar— tshandises. apportées par mon navire* /a Joséphine , pour compte de divers, ci 3oooo fr.
[ La caisse doit être débitée , et le compte d'armement cré^. dité. ] récris : 428).
* ■ '■ ' ■ ■ •il .1 ■ - Dudit. »■* I - ^ w
250. J'ai évalué à 20000 fr. le fret de la cargaison que j'aî envoyée au Cap par mon navire la Joséphine^ cî. . . 20000 fr.
[ Le compte de cargaison doit êti-e débité (i5i),. et celui i'iaçmement (1^) doit être crédité. ] J'écris : (429).
■ » ■ Du iZ Af>riL ■■'-
25i. J'aî reçu locoo fr. en espèces, pour le prix du passage de quatre colons apportés en Europe par mon navire /»
•Joséphine, ci. . loooo fir
[ Le compte de caisse doit être dëWtë , et celui d'armement «rëdîtë. ] J^ëcris : (43o).
^ — Dudit. ■ ■
253. Le navire étant désarmé , il faut solder les comptes de cargaison et d'aimement.
Le compte dé cargaison ayant été débité de Tachât desmarcliandises envoyées en Amérique , et crédité de leur produit total , doit être soldé par profits et pertes (i5i).
[ Le compte d^armement ayant été débité de tout ce qu'il a ceÀté, et crédité de tout ce qu'il a produit, doit également être soldé par profits et pertes (i8y). ] J'écris î (43 1).
» ■ Du 24 AçriL > ■ ■ j ■ ■ ■ ■
253. Les suivans m'ont compté les sommes ci -après dé-^ taillées, dont il a été omis <Je passer écritures lorsque je le$ ai reçues :.
Beaufour , 1 1000 fn pour^ solde de son compte ci. 1 1000 fr. Dupin , 20000 fr. qu'il m'a comptés pour solde ci. 20006 - Oré, 24qo fr. ^our ma traite à son ordre et à ,
içue , de pareille somme , que j'ai tirée sur Jauge ,, de Paris , pour solde du compte courant de ce dernier , et de laqu^le traite le sieur Oré m'a payé la
V Jeur au pair , ci. ... 2400
Bupré, 27680 fr. pour le montant de ma traite, à son ordre et à vue de pareille somme , que j'ai tirée sur Robert, de Paris, pour solde du compte courant de ce dernier, et de laquelle traite ledit Bupré m*îa payé la valeur au pair, ci^ . 27680
610B0 fr-
(^ Je reçois ou j'ai reçu de l'argent , dont U a élé omis de
122 If AVIÈRË DE S-CLSE^R LKS «OMPTES^
passer écritures lorsque je Pai reçu : la caisse doit donc éti^ débitée actuellement; Beaufort et Dupîn , qui me payent ,, doivent être crédités. Oré ne doit pas être crédité, parce que je lui fournis une lettre de change au pair, dWe yaleur égale à Fargent qu'il me donne , d'où il' suit que je ne reçois aucune valeur de lui dont je lui sois redevable. Les billets à recevoir ne doivent pas xjon plus être débités , parce que la lettre de change que je fournis à Oré, sur JF^uge de Paris , a'est pas un effet à recevoir existant dans. mon portefeuille} c'est purement et sinq)lement un ordre- que je donne audit- Jauge de payer , pour solde de coinpte courant, la somme de 2400 fr». : c'est donc Jauge qui payera cette somme , et qut en doit être crédité. Robert , de Paris ,. sur lequel je tire égament une letlre de change par ordce de Dupré,^ doit aussi être crédité. ] récris : (432).
254. Je ne multiplierai pas . les exemples , par la raison queceux que j'ai déjà donnés suffisent , ou sont de la même natureque tous ceux que lîon pourrait proposer, et surtout encore parce qu*il est impossible qu'une personne- qui a bien conçu Je ^ principe établi (28): et la manière d'en faire l'application, puisse être embarrassée dans-^ aucun- oas<^.
Maintenant que j'ai enseigné à passer lès articles au journal et à les transporter au grand livre, il ne reste plus qu'à. enseigner la manière de faire la balance générale des livres* De la balance générale des liçres, .
255. Faire la balance générale des comptes du grand livre ^ c'est en arrêter et solder tous le» comptes , afin de connaître le résultat de chacun en particulier et de tous en général.
256. Débiter un compte dé Ja somme qui manque à son débit" pour égaler son crédit (a) ,^ et créditer un compte de ce^ qui
{a) Lorsque le débit d*oii compte est iâféricur à. son crédit , on solde CCI compte., ou , en d'autrei termes , on en rend le débit égtl au crédit ,
OtT D» LA ^ALaVgE G^N^RALE* 125
flanque à son crëdît pour égaler son débit a) , c^est ce qu'^oa appelle solder son compte.
257. Pouç connaître le résultat de chaque compte , c'est-à- 4îre j, ce qne chaque compte doit pour solde , ou ce- qui lui est dû,, il suffit d^additionner les spmmes portées au débit et au crédit de chacun» '
258. !Pour connaître le i^ésultat de tous les comptes ouverta i(ur les livres dVn négociant, il faut :
1^. Solder par profits et pertes tous les comptes qui présentent de la perte ou du bénéfice ( 177 et suiyans ) ; ce qui réunit sur le compte die profits et pertes toutes les pertes ou tous les bénéfices des autres comptes ;
2^., Solder le compte de profits et pertes par celui de capital (i86) 'y ce qui ajoute au crédit du compte de capital le montant des bénéfices que Ton a faits, ou à son débit le montant des pertes qu^>n a éprouvées , c'est - à '- dire , ce qui augmente ou diminue le capital que Ton possédait j
3^. Et solder tous les autres comptes par balance (207) ; ce qur réunit enfin au compte de balance le résultat de tous ces autres comptes , et fait connaître le résultat généraL
^Ider ainsi généraUment tçus les comptes , cest ce qilon appelle faire la balance des liçres,
sSj^. L'objet d'im négociant qui solde généralement tous les comptes du grand livre ,. est de connaître tout ce qu'il doit , tout ce qui lui est dû , et le montant de ce qu'il possède en argent , billets , marchandises, meubles, immeubles , etc. ; en un i|iot, est de faire son état de situation.^.
Mais,, pour enseigner avec plus de fruit la manière de ba-
€tfi délut^nt ce compte, de H, somme, qui man<}iie à son débit pour entier son crédit , et en créditant on autre compte de cette même soiçme.
(a) Lorsque le crédit d'un compte est au contraire inférieur an débit , on crédite ce compte de la somme qui manque au crédit pour ég^aler le débit, a on débile upaqlre compte de celle même somme.
n^ MAirXËAC DE SOLSCR XiCS COlTlPTS^^
lancer ton» les comptes d'un grand livre, nous allons faîi»elai balance des comptes du grand liyre , qui contient toutes le$ afiEaires que nous ayons supposées.
X)e la balance générale des Kçres.