‹ La tenue des livres rendue facile: ou Nouvelle méthode d'enseignement de laChapitre 40 sur 124 · Un négociant doit faire la balance de ses livres cbaque · texte numérisé non relu

Un négociant doit faire la balance de ses livres cbaque

année , pour savoir- au juste Tétat de ses affaires. On la fait

également lorsque les anciens livres sont pleins et qu'il s'agît

d'en connaître le résultat pour commencer de nouveaux livres ^

ou lorsqu'il s'agît de connaître les affaires d'un négociant qui

a failli I ou lors de son décès, ou lors de la dissolution d'un»

société , etc.

Préparations nécessaires^.

261. i^. Un négociant qui veut solder, à une époque quel^ conque , tous l'es comptes établis sur ses livres , doit , avant tout^. faire l'inventaire estimatif de tout ce qu'il possède , tant ea marcbandises, argent, billets à recevoir, qu'en immeubles, etc.^ et de ce qu'il doit par billets ; observant de n'estimer les marcbandises et autres effets qu'à des prix modérés : afin de ne leur attribuer que la valeur qu'il pourrait en retirer au cours le plus bas y

2.^ n faut qu'il additionne- le débit et le crédit de cbaque* compte du grand livre,, comme on le fait à la fin de chaque mois (a) , si c'est avant la fin d'un mois qu'il fait sa balance j.

3**. Qu'il réunisse ,.sur la feuiUe des balances de chaque mois,, les débits des différens comptes les uns au-dessous des autres ^ pour connaître le total de ces débits réunis j lequel doit êtra égal au total des crédits réunis de la même manière sur la

(tf) Ges aâdiiîoiM A\l débit et dn créclit dé chaeun des coiaptes oi>verts ao grand livre formaient seules autrefois toute la difficulté de la balanc* générale , parce qu*oh ne les faisaii que tous les ans : ceite>4i£&cnlté n'ezjst*. jJu«» Vt^ez. la Balancti simplifiée (3i6) et (3ai).*

-OtT DE IrA BAXAirc'E G lÉ NE» AL 15. TinS

l^uflle des balances ^ et à la somme totale des articles du Journal ; en un mot , il faut qu*il opère sur les indications données pora* simplifier la balance. Voyez (3ai).

La somme totale des débits du grand lirre étant égale à ce^e ^es crédits y ainsi qu^à celle de tous les articles du journal , on a la precnre mathématique que tout est bien transporté dii journal au grand liyre , sans quil soit nécessaire de pointer vès deux registres , et que tout est en bon ordre au grand livre.

Cela fait , tout est préparé -ponf que tous les comptes puissent être soldés ou balancés chacun en particulier. ^

S'il existait la moindre différence , elle ne pourrait venir que d^erreurs commises dans le mois courant^ en ce cas-, on les redresserait sans pqjne^ en refaisant les additions relatives aux écritures de ce mois seulement, puisque celles relatives aux J)récédens ont donnS des résultats exacts.

262. Comme on le voit , il n'^y a rien de plus utile en matière de tenue des livres, que la préparation faite chaque mots de la balance générale , par Teffet seul de Taddition des articles portés au débit et au crédit dé chaque compté Ouvert au grand livre, de ceux écrits au journal pendant la durée du mois , et des débits et crédits réunis de tous les comptes. Par cfe moyen , on évite les longues et ennuyeuses recherches auxquelles on était assujetti autrefois, d'^autànt plus rebutantes, que Fattèntion la plus soutenue et J^expérîenCe la plus éclairée va pouvaient garantir du désagrémeni? de recommencer plusieurs fois ce travail fastidieux , lorsqu'il comprenait les écritures et les additions reîatires aux affaires de Farinée entière.. On évite également de pointer le journal avec le grand livre ^ à Texception du cas assez rare où les additions faites àla fin du mois ne dominaient pas des résultats exacts.

Selon Fadditîon faite au grand livre du débit et du crédit de tous les comptes qui y sont établis , et qui ne sont pas déjà fioldéS; ces comptes sont débiteurs et i^réanciers; le24«tvril 1S171

126 MAKIÈRÈ DE 'S&h'Dtti LÈS CÔM1^TCS>

des sommes portées dans les colonnes du mois d'avril dd tabïëai 'ci-contre {a) , qui porte le n°. 26^.

263k Voyez le tableau ci-contre^

264. Lorsque lé total des débits dés divers comptes du ^an<l lirre est égal à celui des crédits , il ne s'agît plus que de solder chacun de cescomptes en particulier sur les principes suivans 5 savoir :

265. 1^* Ceux qui présentent en dernier résultai de la peftè ou du bénéfice, par profits et pertes { 177 et suivans ) ;

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