‹ La tenue des livres rendue facile: ou Nouvelle méthode d'enseignement de laChapitre 50 sur 124 · PASSIF · texte numérisé non relu

PASSIF

Cri^anciers par bill . . SyaoS fr. c

Idfim par compte.. . . 820095 «

Passif. ...... 860800 «

8o3. Partant mon

capital net est de. . . i8o534 ^

Certifié le présent état sincère et conforme h mes livres., Bordeaux, le 19 avril 1617.. MALt£T«

l4o MANIÈAB ]>E ROUVRIR

Manâre de rouvrir sur les nouçeawt livres fous les compter soldés sur les anciens»

3o4* Lorsque la balance de sortie est faite , et que Ton cou* naitTëtat général de Factif et du passif , il ne s^agit plus que d^ouvrir sur les noureaux livres y par le mojen du compte de balance d'^entrée (^iS)^ tous les comptes que Ton a soldés par celui de bQlance de sortie.

Par exemple y le total de Tadif ou de ce que Ton possède , s^éleyant à 56o834 fr. 66 centim. , diaprés Tinventaire résultant de la balance générale qui a été &ite de tous les comptes (292) j il fi^ut passer écritures de toutes les parties de cet actif (2i5).

Savoir , il faut débiter le navire la Joséphine de la valeur actuelle de ce navire (294) ? les marchandises , de celles que Ton possède et qui existent dans les magasins (igS) ; le compte de caisse , de Targent que Ton a {296) 5 celui de billets à recevoir , des effets que Ton a en portefeuille , observant de les. écrire en détail (297) j Ândrieu^ Lafflte et Bernard, Lecouteulx et Dubergier , de ce qu'ils doivent pour solde de compte (298) j et il faut créditer le compte de balance d'entrée du total (216). Écrivez donc : Divïirs doivert a bAlarce i)\rtrjee y etc. Yoye» au journal (46o).

3o5. D'un autre côté y le total du passif s'élevant à 38o3co î: ^ et le capital à i8o534 fr. 66 cent. , il faut débiter la balance d'entrée de la totalité du passif (3o2) , et du capital (3o3) j en un mot , il iaut la débiter de 66o834 fr. 66 cent. ; et il faut créditer les contrats de grosse , ainsi que les billets à payer, de ceux qui sont encore en circulation , en observant de les écrire en détail (3ûo) j James , Jean , Dupui , Dupré , Bray, James de l'Isle-de-France , Dubord , Marie Brizard , Meydieu, Pierre et le compte de capital , doivent également être crédités chacun de ce qui lui est dû , (3oi) , (3o4). Écrivez donc : Balance d'entrée poit a divers^ etc. Voyez au journal (461)*

Cts ctéux JEirtîcIes (460), (46i), étant passés au journal et transportés au grand lîvre , après qu*on j a ouvert tous le» comptes des débiteurs et des créanciers , le compte de balance cVentiée se trouve soldé , et tous les autres comptes sont débités ou crédités dé ce qu^îls doivent | ou de ce qui leur est dik pour^olde d^ancîen comptée

Par ce mojen > tous les comptes sont dond ouverts sur les nouveaux livres tels qu^îls doivent Têtre > puisque les Comptes du navire > des maichandises > des billets à recevoir ^ de caisse , sont débités de la Valeur du navire y des marcbandises y des billets et de Targent que Ton possède $ Lecouteulx , Andrieu , Laffîte , Beiiiàrd et Bubergier , de ce quHls doivent pour soldé d^ancîen compte -y et puisque les billets à payer sont crédités , comme ils doivent Têtre , de ceux qui sont encore en circulation ; que James , Jean y Dupui y et tous les autres créanciers sont crédités chacun de ce qui lui est dû , et que capital est crédité de celui que Ton possède. En dernier résultat 2

Ze compte de Capital y^/// connaître ta fortune liquidée du négociant ; celui de Balatucz Jait connaître le montant des diverses parties de son Acxir , cest-br^ire^ le montant net de chaque nature de valeur dont ton /icTip se compose , ainsi 4jue celui des diverses parties de son Passif , et chaque compte rouçert en particulier fait connaître le net de ce que le négo^ ciant possède en valeur de chaque sorte ^ aifisi que ce qui lui est du y et ce qiiil doit pour solde»

Telle est la manière de finir par balance de sortie tous les livres, et d'en commencer de nouveaux par balance d'entrée.

Quant à ceux qui veulent commencer des livres y et qui n^en ont jamais tenu y ils doivent faire leur inventaire ^ et en passer écritures par capital y comme je Ta! déjà indiqué.

Tous les comptes étant rouverts par balance d'entrée , on continue à passer écritures des nouvelles opérations f ue Toa fait ; selon les principes déjà ^onr^us.

14^ * MANIÈRE DE PASSER liES fCBITTTRES

De la fnanîèf-e de puiser les articles €tu journal y troisihfiè

section.

Nota. Ces exemples sont placés en ce lieu', parce qu'ails corn-* {prennent des (liyers à divers plus compliques que les prëcëdens , ^t qu^il est bon de ne sVn occuper qu^après qu^on a fait la balance générale des comptes réaultans des exemples qui précèdent.

- « ■ ■ ' .. 1 ■ I rrr , Du 2Ô Avril, ' ■ • - 1 •- ■

366. faî consenti une société pour f espace de trois aimées avec M. Laborde, qui a versé 1 00000 francs en argent dans ma caisse , qui participera à mes pertes et nies bénéfices, et qui accepte, pour compte de la société, mes dettes actives et passives , «insi que tous les effets que je possède ^ au prix qu''ils ' sont portés sur mon inventaire (2J92).

[ M. Laborde verse 1 00000 frv dans toâ caii^se , qui devient celle de la société que j'ai contractée avec lui j la caisse doft donc être débitée , et lé compte de capital doit être crédité (206). ] récris : Voyez au journal (46a}»

Isota. Ayant Contracté une association avec Laboi'cie , sa mise de fonds , ajoutée à mon propre capital, compose celui de la société , le compte de capital doit donc en être crédite* Comme mon associé consent que tout cç que je possède appartienne à la société , aux prix portés sur mon inventaire , et par conséquent aux prix portés sur les difiPérens comptes établis sur mes livres , il n*y a rien à changer à la situation de ces comptes , et mes livres sont actuellement ceux de la société.

' ■ ■ ' ■ ' ■ ^ Du 3o Avril. ' ' I . • ■ ■ I • I ■ ■

Nous avons négocié les billets ci-«près -à Martel , qui nous a donné en retour le» effets suivans , et nous nous sommes mu*^ tuellement tenu compte de Tescompte de chaque effet , à raison d'un demi pour cent par mois^

Billet àe leati y à mon ol'dre ^ au 26 juin. • • • 4^^^^ fr*

Idem de Dupuî , au "ïo septembre* 6000

Idem de Paul y au 24 juin : . •• • « looo

■Idem de Bonnafous , au 25 septembre. * . • • • 40000

Idem de Jaure , au 27 septembre. ... . . . . > 4^^^^

Idem de Bounafous, au 24 décembre-.-. > . . .^ 4^^^

Idem de Dupré, au 5 noTcmbre 1000

Idem de Bray^ au 5 idem., ... ^ .-..,... . 1000

Idem de Dupui| au 5 idem,» • . . . ... • • . « 1000

'Idem de Durand , sur Paujet , an 1 5 n^ai. • . • 8000 Un de nos effets^ au 5 noTembre. ••..•• 1000

4*000 fr.

Total des escomptes perdus , 1029 fr. 24 cent.

Ledit Martel nous a fourni en retour ce qui suit :

Le billet de notre steuT Mallet , 4i son ordre , ^Hl 3o mai* • • • ^ 10000

Idem dudit, ordre de Dupui, au 20 septembre. 6000

Idem de la traite de Bobert sur notre sieiir Mallety acceptée y au 22 mai 72o5

Idem de notre sieur Mallet, ordre de Bonnafous, «a 25 septembre ^ .•• • lOooo

Idem de Dupui^ au 126 s^tembre. •••... 1000

34205 fr.

Escomptes gagnés , 669 fr. 48 cent.

It Martd m'a compté le solde de cette négociation ea iBUCgcnt.

[ Nous recevons des billets à payer de notre sieur Mallet j le compte de billets à payer doit donc être débité. Nous recevons un biUet de Dupui j le compte des billets k recevoir doit en être débité. Nous devons bonifier ou perdre Tescompte des billets que nous donnons ^ à compter de ce jour, jusqu'à celui de leujc échéstnce k raison dW demi pour cent par mois>

l44 MAHIEme PÈ VASSEIL tts icAtttJtZÈ

le compte de profits et partes doit donc être débite. Miirtel nous compte le solde de cette opération en aident j le compte de caisse doit donc être débité. Nous fournissons à Martel des billets à recevoir ; le compte de billets à receroir doit donc être crédité* Nous lai fournissons nn de nos effets ; le compte de billets à payer doit donc être crédité. Nous gagnons Tescompte , â raison de demi pour cent y des btUcts que ledit M^ i nous a fournis ^ k compter depuis ce jour jusqu'à celui de Técbéance ^ le compte de profits et pertes doit être crédité. ] Nous éérivons : Divers à divers (463).

Du i«r. Mai. •-

Nous avons acbeté k Robertson ce qui suit :

Une habitation à la M&rtiniqne^ pour la somme

de, ci * . # . * iSoooo fir-

La terre de Bellevue^ près Angoulême* * • « « looooo fir^

. aScooo fr.

£t nous lui avons donné ou cédé ce qui suit ^ en pajement de ces objets :

i^. Une maison ^ rue Désirade ^ pour là somme de aSooo £r* Une action sur la compagnie des Indes • * * loooo Nota. Nous avons acheté aujourd'hui ces deux objets à Gànsfort; savoir, là maison^ ci. • . • .^ . . • « aoooo fr. L'action de la compagnie des Indes. • 4 • . » 10000 Et nous lui avons consenti un contrat de rente constituée , en pajement de ces deux sommes , formant ensemble celle de 3oooO fr&Dcs , remboursable dans cinq années , pendant la durée desquelles nous lui ferons une rente de 1800 francs^ dont nous lui avons payé la première année d'avance )

a®. Un intérêt de 20000 francs sur le navire la Joséphine ,

c! • . • • « • 20000 fr.

3^. Un contrat de rente constituée de 70000 francs , remboursable dans trois années^ que nous lui avons consenti

AtT JOtTKNAt. J45

Ma rente de 6 pour cent dont nous lui avons paye une année

d'avance 70000 fr*

4**. Un contrat de rente viagère de 20000 francs , à la renia de 10 pour cent , dont nous lui avons payé une première annëo

d^avance • 20000 fr.

5^. Un billet de 3ocoo francs , consenti par ledit Bobertson , à Andrieu , Laffite et Bernard , lequel billet nous a été donné par ces derniers aujourd'hui en payement des 27000 francs . qu'ils nous devaient ; à la charge de leur rembourser en espèces les 3oo francs qui excèdent notre créance , ce que noust

avons fait r 3oooo fr.

6®. Notre traite de 10000 fr., tirée ce jour , à son ordre , sur

Lecouteulx, notre banquier, à Péris 10000 fr.

7^. Un idem , idem , sur James , notre banquier , à Amsterdam 10000 fr.

8^. Notre billet, à son ordre, à 6 mois, de. . . 10000 fr.

9*^. Une maison, rueBouquière, pour la somme de aSooo fr,

qui nous a été cédée aujourd'hui pour celle de 20000 fr. par

Béraud , en payement de neuf futailles indigo , que nous avons

vendues ce jour audit Béraud 5

1 o**. Enfin , nous lui avons payé le solde en argent. [ Nous achetons une habitation et une terre ; l'habitation et la terre doivent être débitées (187). Nous payons différentes rentes viagères ou constituées , le compte de profits et pertes doit être débitée (i84). Nous donnons en payement de ces dif— férens objets , 1^. une maison et une action dans la Compagnie des Indes : cette maison et cette action paraissent , au premier coup d'œil , devoir être créditées ; mais , comme nous avons acheté ces objets aujourd'hui à Gansfort , ce dernier devrait être crédité, si nous ne l'avions pas payé en un contrat de rente constituée que nous avons consenti en sa faveur j c'est donc le compte de contrat de rente constituée à payer , qui doit être crédité du prix coûtant de ces objets portés audit contrat (175) j et, comme nous le cédons à bénéfice, profits et pertes doivent être crédités de ce bénéficç 5 2^. nous donnons un

)46 MANIÈRE DE PASSER LES l^CRITURESL

intérêt de 20000 £r. sur notre navire la Joséphine , le compte jd'^intérét sur ledit navire doit donc être crédité ; 3^» nous consentons un contrat de rente constituée de 70000 fr.jle contrat de rente constituée à payer doit en être crédité (175) , et il faut réunir ce crédit du compte de contrat et de rente constituée au précédent 5 4^. nous consentons un contrat de rente viagère 5 le compte ^ de cette sorte de contrats doit donc en être crédité (i85); 5^. nous rendoûs à Robertson un de ses l^îllets de 3oooo francs qui nous a été fourni par Andrieu , Laffite et Bernard , en payement de 27000 francs qu"*ils nous devaient : Andrieu, Laffite et, Bernard doivent donc être crédités du payement qu ils nous font par ce moyen ; et la caisse de 3ooo f. que nous leur remboursons pour Texcédant de la valeur dudit billet sur notre créance ; 6^*. nous fournissons une traite sur Lecouteulx , de Paris ; Lecouteulx doit donc être crédité (io5) j 5*^. nous en fournissons une sur James , il doit être également crédité; 8^. nous fournissons un de nos billets, les billets à payer doivent donc être crédités ; 9^. nous cédons une maison rue Bouquière , cette maison paraît devoir être créd^e ; cependant , comme nous Favons acbetée dans la joui'née à Béraud , ce dernier devrait être crédité : mais comme il nous Ta donnée en payement, de nei^ futailles d''indigo, les marchandises générales doivent être créditées ; enfin, comme nous la re-. vendons plus qu'elle ne nous coûte , le compte de profits et pertes doit être crédité du bénéfice ; 10^ enfin , la caisse doit être créditée des différentes sommes que nous déboursons, tant pour les rentes que pour solde de compte : ] nous écrivons donc divers à divers (464).

, I ' ■■ Bu 2 Maù m

J'ai acheté de Dubosc , au comptant, 10 bouc^uts indîg* pesant ensemble net 600 myriagrames , & 3ooo fr. les cinq myriagrammes , montant à 36oco francs , que j'ai vendus de suite à Hichet , à 400 fr. les cinq myriagrammès , montant à 48000 fr. ; pour laquelle somme il a consenti en ma faveur un contrat de xente constituée à 5 pour cent pax' au, remboursable dans

AV JOtTRNAL. 1^7

quinze ans y et il m'^a pajé la prenaière année d^avance , montant à 2400 francs.

[ J*ai acheté des mardi andises au comptant : marchandises générales paraissent devoir être débitées ; mais comme je les vends de suite à Richet , ce dernier devrait être débité s^il ne me les payait pas : c^est donc le compte de contrats de rentes constituées à recevoir qui doit être débile pour celui que Richet c(^nsent en ma faveur (169). Je reçois, en outre, la première année de rente, la caisse doit être débitée; j'ai donné de Fargent en payement de Tindigo , la caisse doit en être créditée : ce que j'ai vendu Findigo au-delà du prix coûtant est ua bénéfice ^ ainsi que la rente que je reçois. ] J'écris : (465). — — -.M Du 3 Maî. .. — — — i — — —

J^ai acheté de Dubernet 100 tonneaux de vin, à 5oo francs le tonneau , montant h. 5oboo fr, , en payem.ent desquels je lui al consenti un contrat de rente constituée , à 5 pour cent, rem— boursable dans cinq années. J'ai revendu de suite les 1 00 tonn* de vin à Martel , à 600 fr. le tonneau , montant à 60000 francs , laquelle somme j'ai prêtée audit Martel , à la grosse aventure , jBur son navire V Elisabeth , allant au Cap , à la grosse ou intérêt de 20 pour cent; en payement de quoi il a consenti en ma faveur un contrat de 72000 francs / retenu par Brun et son confrère , notaires à Bordeaux ; savoir : 60000 francs pour le capital €t 12000 fr. pour la grosse ou intérêt de 20 pour cent.

[J'achète des marchandises, mais je les revends de suite; les marchandises ne doivent pas être débitées. La personne à qui je les vends ne doit pas être non plus débitée , parce qu'elle me les paye ; en dernier résultat , je reçois un contrat de grosse aventure à recevoir ; le compte de cette sorte de contrats doit 4lonc être débité (171). Je consens, en payement de ces mar-. chandîses, un contrat de rente constituée : les contrats de rentes constituées à payer doivent être crédités (175). Ce que je reçois de plus que les marchandises ne m'ont coûté , est un bénéfice qui comprend celui fait sur les marchandises et Tin-

l/fi MANIERE BE PAS8E1 LES lÉçniTUIlES,

térét ou grosse de 20 pour cent , gagne sur la somme qae jd prête à la grosse ayenture ^ le compte des profits et pertes doit Jonc en être crédité. ] Técris : (466).

..-. ■■ — Z)u 5 Mai. ■ — ■ — i. . *

Nous ayons reçu ce jour , par le navire le Saint-Hubert , le .connaissement et facture de loo barriques sucre , pesant ensemble 6450 myriagram. net , chargées sur le Bordelais , lesditsi sucres provenant de notre habitation j lesquels nous avons ven— dus à Magnan , sur connaissement , à 7 1 fr. les 5 mjriagraiiunes , montant à 98690 francs, qu'il nous a payés en un mandat de 27500 francs, tiré à vue sur nous, par îiotre géreur, dont ce dernier nous a donné ayîs de Femploi pour achat de nègres j ledit Maguan nous a payé , eu outre, en sa quittance de 1969 fr. €)^ centim. , montant de diVers articles pris chez lui pour notre consommation depuis trois mois ; plus , 3ooo francs en un billet au porteur , de Baudot ; plus , 5ooo francs en sa quittance , de chaudières et autres înstrumens d'une sucrerie , chargés sur ïe navire le Lion , pour noti édite habitation ; plus , 21020 f. 3 c. en sa quittance de pareille somme , montant des débours que £a maison de la Martinique a faits pour notre compte pour Texploitation de notre habitation , d'après le coi^pte visé par le géreur ; plus , 20C00 fr. en un billet dudit Magnan , à trois mois ; plus en argent , pour solde , 20000 francs.

Nota, Le feu ayant pris à la maison du sieur Baudot, il a tout perdu 5 il a fait assembler ses créanciers , et nous avons reçu de son frère 760 francs pour solde de son billet au porteur de 5oco francs , ledit sieur nous faisant perdre 85 poiu* cent.

En outre nous venons d'apprendre que le navire le Lion a péri en débouquant la rivière , et nous n'avions pas fait assurer Jes ustensiles que nous y avions chargés.

Nous vendons des sucres provenant de notre habitation , le compte d'habitation doit èlre crédité de la valeur de ces sucres (187). Nous recevons en payement un mandat à vue, tiré sur uous far le gcreur de notredite habitation , qui en a emplovë

les fonds en achats de nègres ; riiabitatlon doit donc être d<ibîtée du montant de ce mandat. Noas recevons aussi en payement une quittance de la valeur des objets pris pour notre consommation ; le compte des dépenses générales doit donc être débité (179). Nous recevons un billet au porteur , souscrit par Baudot , qui nous fait perdre 85 pour cent; la caisse et profits et pertes doivent être débités. Nous expédions des chaudières pour ladite habitation j elle doit donc être débitée , quoique ces chaudières soient perdues , parce que c^estPhabitation qui cause cette perte. Nous recevons également en payejnent une quittance des débours faits au Cap par notredite habitation ; elle doit donc être débitée de ces débours. Nous recevons un billet de Magnan , de acooo francs ; le compte de billets à recevoir doit être débité. Enfin , nous recevons en argent , pour solde, 20000 francs ; la caisse doit être débitée. ] J'écris : (467).

' ■' Du 7 Mai. — — ■ ' ' . ■■ ■■

Nous avons cédé à Gansfort les contrats suivans , en retour de ceux consentis par nous , dont il était porteur ^ et que nous avons échangés avec lui comme suit :

Le contrat de rente constituée à recevoir que Richet nous a consenti, le 2 mai , 4^^o fr«

Le contrat de grosse aventure à recevoir , qui nous a été consenti par Martel, le 3 mai. ... 72000 fr.

120000 ft\

Il nous a donné en retour quittance valable par-devaut Brun et son confrère , notaires à Bordeaux , des contrats suivans 9 dont il était porteur , qui ont été annulés:

i^. Un contrat, que nous avons consenti audit Gansfort p^

le premier mai ^ . • 3oooo fr.

•2^. Idem , consenti par nous à Robertson , le premier mai , qu'il avait cédé à Gansfort , et que ce dernier a échangé avec nous contre les contrats ci -dessus. * 7000 ficx

tSo MANIERE B£ PASSER LES ictilTVTitêf

3^. Idem , consenti par nous à Dubemet , le 3 mai, lequel Tayait cédé à Gansfort , et que ce dernier a échangé avec nous , comme cî-dessiis. Soooo fr«

4^. Idem , un contrat de grosse aventure , que nous avons consenti à Gansfort, en payement des vins en bouteilles , chargés sur la José-^ phine . , . 24oQO fr,

5^. Pour Idem , un contrat de rente viagère , que nous avons consenti à Robertson, le 3 mai, lequel l'avait cédé à Gansfort, #t que ce dernier a échangé avec nous 20000 £r.

Et nous avons compté audit Gansfort les 74^^^ ^^' excédant de la valeur des contrats consentis par nous sur ceux que noua lui donnons.

[ Nous recevons trois contrats de rentes constituées à payer, ou nous acquittons ces contrats^ leur compte doit donc être débité comme on débite le compte des billets h payer, quand on acquitte des billets (175). Nous recevons un contrat de grosse aventure à payer, j le compte de grosse aventure doit être débité* Nous recevons en@n un contrat de rente viagère h payer ; le compte de cette sorte de contrats doit être débité (i85). Nous donnons en retour un contrait de grosse aventure ^ recevoir j le compte de grosse aventure doit donc être crédité (171). Nous donnons un contrat de renfe constituée à recevoir; le compte de ces contrats doit donc être crédité (169). Nous donnons 74000 francs en ^gent ; le compte de caisse doit donc être crédité pour solde. ] Nous écrivons : (468).

Du 8 Mai,

Nous avons reçu en espèce ce qui suit :

Pour notre habitation , vendue à Bamondé. . • 160000 £r.

iPqur notre terre de Bellevue, vendue k Bouvet. 1 10000

T^nsporté ci- contre» . , . é . , . 37QOOO fr. ç,

Transport de Vautre part 270000 fr. c.

Pour notre navire la Joséphine ^ rendu à

Garrau 87000 «

Pour nos marchandises restant en magasin ,

Tendues à Dubois , . . . . 3o6ooo «

Pour les billets qui nous restaient en portefeuille , qui nous ont été acquittés ; savoir : Pour celai de t)upuî , à notre ordre , au ^5

septembre 1000 > 21000 *^

Pour celui de Magnâu ,* à notre ordre , 20000 Pour autant qui nous a été compté par nos

divers débiteurs , pour solde , appeii. leur

compte au grand livre. ........•• 16200 ^ «f

Et nous avons soldé par profits et pertes les

comptes de dépenses générales y habitation

à la Martinique , intérêt sur la Joséphine.

Nous avons soldé le compte de profits et

pertes par celui du capital (2o5) > et enfin

nous avons payé à nos divers créanciers

tout ce que nous leur devions pour solde. . SipoîS 18

1229225 18 [ On suppose danf? cet article qu'on a reçu en argent la valeur de tous les objets que Ton possède, et le montant de tou ce qui est dû par les divers débiteurs ; on suppose également que tous les créanciers ont été payés «n argent , et que les comptes susceptibles de produire du bénéfice ou de la perte ont été soldés par profits et pertes. Parcourez donc les divers comptes ouverts sur les livres ; débitez la <;aîsse a mesure que vous trouverez ces débiteurs j et créditez ces derniers ; créditez la caisse à mesure que vous trouverez des créanciers , et débitez ces derniers , puisqu'il est supposé qu'on paye les uns et qu ou est payé des autres en argent j débitez la caisse à mesur e qu& vous trouverez le compte des objets ou'il est supposé que voua. Tendez , et créditez les comptes de ces obj-ets de la Taleui^ de ce»^

i:)2 MANIERE DE PASSEK LES ECRITURES

objets ; enfin , soldez par profits et pertes tous les comptes sns— ceptibles de perle ou de bénéfice , et soldez capital en le débitant envers chaque associé de sa mise de fonds primitive , et ensuite de la moitié qui revient à chacun du bénéfice net ou de Taugmentation du capital. Écrii ez donc : Divers à divei^ (469), (470).

Nota. Cet article est supposé , afin de solder tous les comptes par caisse et par profits et pertes, afin d'éviter de faire une seconde balance.

Du 9 Mai.

Nous avons chacun retiré de la caisse notre mise de fonds , et avons partagé les bénéfices.

t Ayant vendu au comptant, par Tarticlé qui précède, tout ce que nous possédons, ayant payé en argent tout ce que nous devons , et ay^nt été payés de la même manière de tout ce qui nous était dû -, ayant en un mot soldé tous les comptes , excepté nos comptes de mise de fonds et celui de caisse , il en résulte que ce qui revient à chacun de nous , Laborde et Mallet , tant pour notre mise de fonds composant le capital primitif que pour notre demie des bénéfices résultant de nos opérations qui ont augmenté notre capital , est en caisse j prélevant en espèces ce qui revient à chacun de nous , nous créditons donc la caisse , et nous nous débitons, ] Nous écrivons : (470*

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