DU JOURNAL
Ou Théorie des écritures en double partie^ On passe écriture de chaque affaire (2), sans exception, sur le journal en partie double, en débitant C individu ou le compte général [a) qui doit le montant de chacune , et en créditant , par le même article^ tindiifidu ou le contpte général à qui cm Tnontant est dâ.
26. Ai|isi la maxime suivante est la base fondamentale du système de la tenue des livres en partie doublet // ne peut y
Im) Qêmp€ê fanerai y «*«st Vu* des cinq çompU» géuéraw.
l4 rH^ORlB.
'€t^oir dedihiteur sans créancéerde la somme dont il s agit fy passer écritures ; et dans chaque article du journal on doit dé'^ hiter r un et créditer t autre.
En effet, de ce que le nëgociant dont on tient les lirres & cinq comptes généraux pour lutHttiéme , sous les noms desquels il doit être débîlié et crédité du montant de <ibaque nature dVffets qu'il reçoit et fournit, ainsi que de ctelui de ses prô*fits et pertes ; et de ce qu'il tient en outre un compte pour chaque personne avec laquelle il fait des affaires à terme , afin de débiter ou créditer le cotopte de chacune de ces personùetJ ^éitdùt ce qu'elle reçoit de lui c?t lui fournit à terme, il en résulte que \2i méthode en partie double établit dés comptes pour tous les sujets des opérations commerciales que tonjait. • Selon cette méthode, on ne peut donc débiter une personne oti Tun des comptes généraux, sans créditer une autre per-* sonne ou un des autres comptes généirauxj car il est impossible qu^un individu ou un compte génial doite ou reçoive une va— l(?ur quelconque , sans qu'elle soit fournie cfu due à un autre individu ou à un autre compte général , et réciproquement.
'13*ô«' il suit ^ividemment : quo:v né peut débiter une personne ou Vun des comptes généraux salis créditer une autre personne ou Vun des autres comptes généraux ) ce qui est dire en d'autres termes, comme on Ta déjà établi (26), quil ne peut y açoir de débiteur sans créancier^ etc.
Le résumé de tout ce qui précède se réduit donc à la règle générale suivante:
On doit commencer chaque article -du journal par la formula déjà indiquée: tel doit à tel (23) , etc. , c'est-à-dire par débiter le débiteur , et créditer le créancier ; après quoi le reste de cha— que ai;^ticle doit être une note pure et siraplei. des circonstances de l'ôpératîott tlônt on passe écritures.
{1 est donc évident* que l'unique dîf&;ulté que puisse prë^ sentir la tenue, jjes livres en double paitie se réduit à savoir ti'ouver le déljiteur et Je créanciçr des articles que l'on doit passer au journal^ c'est-à-dire, à savoii^ reconnaître quel est.
J9rH£0KI& i5
^mdlm^ ou le compte g<5néral qui ^oît être dëbitë^ et qu«dl ^st celui qui doit être crédité en même temps*
Pour se rendre capable de trourer le débiteur et le créancier avec une grande facilité, il faut ayant tout se former une idée exacte des cas où chacun des comptes ^én^ux doit être , débité et crédité^ objet essentiel réduit aux idées lespluÈsim-* 2>les dans les aiticles (16, 17, 18, 19, 20 et 21), auxquek îl ûiut r^nonter si on ne sait pas imp^rturbaUement ce qui s'y trouve prescrit.
Lorsque Ton conçoit clairement ^jue les comptes généraux Teprésentent le négociant dont on tient les livres, et qu^iU <loivent être débités et crédités cbaque fois que ce négociant reçoit et fournît des objets dont ils portent le nom ^16 e% suîvans ) j lorsque Ton conçoit encore qu'il ne peut j avoir d« débiteur sans créancier, et que chaque article du journal doit commencer par le nom de Tun et de l'autre (26); enfin, lorsqu'on connaît la formule par le moyen de laqueUe on débite fun et crédite l'autre (23) , il ne reste pins qu'à se bien pénétrer du principe , à l'aide duquel on trouve , avec une extrêm.e Milité, le débiteur et le créancier .de tons les articles possibles* 27. Mais observons-, avant d'établir ce principe , qu'on n'ouvre un compte à une personne que pour y porter les affaires que l'on fait à terme avec elle, c'est-à-dire, que pour j porter ce qu'elle doit et ce qui lui est dû, et non ce qu'elle paye aussitôt qu'on le lui fournit , non plus que ce qu'on lui paye au même instant qu'on le reçoit d'elle 5 qu'ainsi, dans l'un et l'autre de ces deux cas , les écritures à pass(er ne peuvent concerner que le négociant dont on tient les livres {a).
Et la raif on en est simple, car l'individu qui paye de suitç c^ qnWlui fournit ne reçoit aucune valeur dont il soit débiteur j €omme celui à qui l'on paye ce que l'on reçoit de lui , ne fournit aucune valeur dont il soit créancier. 11 échange une na-
(tf)On dél>ite en ce« cas U compte général ouvert à Tobjet qu'il rt*. ç«it, et on crédite le compte ouvutt k Tobjet qu*il donne en retour.
l6 THEORIE.
tured'^cflrets contre des effets de même valeur de nature dlfil^ rente 5 en un mot, il échange çaleur pour imleur: d'où il suit que racUon de recevoir ou de fournir ne doit s'*entendre^ quant aux personnes ayec lesquelles ou fait des affaires ^ que de ce qu'*elles reçoivent et fournissent à terme.
Voici donc le principe sur lequel Fart de la tenue des livres en double partie est fondé.
îi8* I^indiçidu qui reçoit , ou le compte de tohjet que ton reçoit , doit être débité; et t individu qui fournit y ou le compte de tohjet que ton fournit^ doit être crédité*
!X9. Lorsqu'on veut passer une article quelconque au journal ^ il ne faut donc qu'examiner quel est l'individu qui reçoit la somme dont il s'agit de passer écriture , afin de l'en débiter ; et quel est celui qui fournit cette même somme , afin de l'en créditer; ou qu'examiner quel est l'objet que Ton reçoit ou que l'on fournit soi-même, afin de débiter ou de créditer le compte ouvert a cette sorte d'objet.
Le débiteur et le créancier , ou les débiteurs et les créanciers d'un article étant une fois débités et crédités , le reste ne doit plus être qu'une explication pure et simple de l'affaire dont on passe écriture.
Faisons maintenant l'application de celte Théorie aux divers usages de la pratique.
PRATIQUE, Ou suite d'eœemples sur la manière de passer les écritures au journal («f).
ACHATS ET VENTES , ET WlSGOa ATlOWS DE BItLETS»
Premier jançier 1817.
3o. Taî acheté de Pierre 10 tonneaux de vin rouge à 3oo f.
le tonneau ; payables dans le courant 3ooo fr^
Dans cet exemple. Je vois que je reçois les marchandises que
(a) Toutes les affaires proposées ici ponr exemples composeraient ce ^u' on appelle un mémorial^ si le» raitonnemens ajoutés à chaque articl*
JOURIfAL. IJ
f achète; donc, que le compte de marchandises gënërales doit être débité (17). Je vois que Pierre me les fournit; donc il doit en être crédité (28). Je passe alors Tartlcle au joi^nal ^ comme suit:
Marchandises céivÉRALEs doiyent à Pierre fr. Sooo^ pour 10 tonn. de \in , à 3oo fî*. le tonn. ^ payable à 3 mois. • 3ooo fr.
. i T>u 1 Janvier. ■
3^. J^'aî acheté de Dupré vingt tonneaux de vin blanc à 200 francs , payable en mon billet à son ordi^e , à six mois y ci. 4000 fr.
[Ici je vois que je reçois des marchandises; donc le compte de marchandises générales doit être débité {17). Je vois que Dupré me les fournit; donc il doit être crédité (28). Il sera mon créancier jusqu^à ce que j'aie effectué la promesse que je ^is de le payer en mon billet. [ Je passe alors Farticle au journal comme suit : (327)
On trouvera cette article folio 1 du journal , page 1 70
33. Le numéro 327 , placé ci-dessus entre deux parenthèses ^ est celui du nom de Farticle passé au journal. Voyez donc sur ief^. I du journal Farticle écrit sous len*^. 327.
T^ous trouverez €e numéro au journal ^ açant le premier des deux traits entre lesquels on écrit la date de chaque ovération, ■ Du 3 Jançier. - '
34» J^ai acheté de Pupui deux bariques sucre brut , pesant X!z5 myriagrammes , poids net, à 12 fr. le myriagramme,
ne ft*y trouvaient pas. Ainsi, en «upprimanl les raisonnemens, on a ridée du méinoriAi.
liorsqu'un tient note au mémorial de toutes les affaires que Ton fait , on passe les écritares en double partie an jonrnol d*aprés le mt^morial^ Xorsqae les notes sont distribuées dans différens livres aaxiliaires, telrs ^e celui de caiise , d* achats et f entes , eic. , on passe les écritures au |ournal d'après ces différens livres, qui ne sont que des subdivisions da anémorîal qui peut les comprendre tous $ ou d*apr^ les factures , effctt Acquittés 9 acceptés , souscrits , et d'après les missives^ etc« - ,
aB makieue de passer les écritures
payable en un biJlet de tîUc ci 1 5oo fh
[Ici je vois que je reçois des maixhandises ^ doue marchandises générales doivent être débitées (17). Que Dupui me les fournit^ donc Dupui doit être crédité (28), ] Je pasge alors Tarticle au journal. J'écris: (328).
Une doit être fait mention du billet de ville , qui doit être le prix de ces deux bariques de sucre, que comme d'une promesse ou d'une convention qui n'est pas encore exécutée.
■ Du 4 Janvier* < ■
35. J'ai vendu dix tonneaux de vin rouge à Dupui, ^ à 400 Ir» le tonneau , payable à un mois [fico fr.
[Ici je vois que Dupui reçoit le vin que je lui vends; donc il doit être débité (28). Que je fourni ce vin ; donc marchandises générales doivent être créditées.] Je passe alors l'article au journal: (329).
i- Du 5 Janvier . — *
36. J'ai vendu à Dupré deux barriques sucre brut, pesant net 125 myriagrammes , à 12 fr. le myriagramme, payable en son billet, ci . . , ^ . . i5oo ft\
[Ici je vois que Dupré reçoit le sucre que je lui vends et ne donne pas le billet qui en doit être le prix; donc il doit êlre débité. Que je fournis des marchandises 5 donc marchandises générales doivent êtie créditées. ] Je passe alors cet article au journal : (33o) (a). \
' Du 6 Janvier, ,1,
36. Mon père m'a fait présent , ce jour, de vingt tonneaux de vin de Médoc, que jai de suite vendus, au comptant, à raison de 1 000 francs le tonneau.
[Je reçois de l'argent, la caisse doit être débitée (18). Les vingt tonneaux de vin dont mon père m'a fait présent et dont
(tf) Les écniures relatives aux achats et ventes, dont le prix n'e«i pas payé lors de la livraison des marcbandiscs , pcayent être abrégées. A' oyez le l^ota de raff.(8o).
GooqIc
Â\J JOtTEITAté IQ
}e reçois le prix comptant , sont pour moî un pur bénéfice ; donc profits et pertes (21) doivent être crédités.] Je passe alors Tarticle au journal : (33 1) {a)k
Il est évident que le vin, qui me produit ces 20^000 francs , ne sort pas de mes magasins, c^est mon père qui le fournît^ mais comme il me le donne, je ne dois pas Ten créditer; je dois créditer le compte de profits et pertes, parce que ce don est un bénéfice pour moi.
— , Du 7 Jançîer. ■ ■ ■ «
38. J^ai acheté au comptant^de Dupré douze tonneaux de TÎn blanc, à sioo francs le tonneau, ci. • . 2400 fr^
[ Je vois que je reçois des marchandises ; donc marchandises génértiles doivent être débitées. Que je donne de Fargei^t, donc la caisse (18) doit être créditée.] Je passe alors Farticle au journal : (33^).
Il est évident que je ne dois pas créditer Dupré, puisque je ne lui dois rien, attendu que je lui paye le vin qu'il me . vend (27).
? f Du 8 Jançïer» *
39. J'ai vendu à Jean 12 tonneaux de vin au comptant, à 25o francs le tonneau, ci • . . . 3ooo fr.
[Je reçois le prix de mon vin , en argent; donc la caisse doit être débitée (18). Je donne des marchandises; donc màrchan^ dises générales doivent être créditées. [ Je passe alors Farticle au jeumal : (333).
11 est évident que Jean qui m'a payé mon vin , ne doit paa cire débité (27).
^ — — Du c^ lancier. ■- ■
- /|0. J'ai acheté de Dupui mille myriagrammes de savon ^ poids net 3^à 9 francs le myriagramme , et je lui en ai payé le montant en mon billet, à son ordre , à trois mois, ci. . . . 90CO fr. ■ ■ - ' ' ' ■ ■ ■* I I. . Il
(a) Voyez la noie du 4*». £olio du joursaJ , page 170»
:tO MASriEAE BE PlSSEK LES fCBITUBES
[Je reçois des marcliandisesy donc marcliandises générales doÎTent être débitées. Je donne mon billet en payement^ donc le compte d^efiets à payer (20) doit être crédité.] Je passe alors Farticle an journal : (334)*
■ Du 10 Jançier» .
4i. J^aiyenda à Pierre ico mjriagrammes de sayon, poids net, à 10 fr. le myriag^ramme, et il m'^a payé en son billet à mon ordre y à trois mois, cL • •.. 2000 fr*
[Je foomis des marcbandises, donc marchandises générale» doivent être créditées. J^en reçois le prix en un billet de Pierre; donc le compte d^elEets à recevoir (19) doit être débité.] Je passe alors farticle au journal; (335). -------———— Du 11 Janvier . ■
42. J'^ai acheté de Dupré dix tonneaux de vin rouge , à 200 fr. le tonneau , en payement desquels je lui ai donné un crédit sur Lecouteulx, à Paiis, ci 3000 fr»
[Je reçois des marchandises; donc le compte de marchandises générales doit être débité. Lecouteulx en fournit la valeur j puisque j''ai donné un crédit sur lui à Dupré j en payement de son vin; donc Lecouteulx doit être crédité (28). ] Je passe alors Tarticleau journal: (336).
43. Nota. Donner un crédit de 2000 fr. à une personne pur une autre , c'est donner à Tune la faculté de recevoir cetlc somme chez Tautre; dès lors il faut créditer celle qui doit payer, parce qu'un négociant qui charge un de ses correspon-* idaus de faire un payement pour son compte, doit considérer ce payement comme fait.
— — — — Du 12 Jançier. ■
44* J^^ acheté de Dupui douze tonneaux de vin blanc, à
200 francs le tonneau , en payement desquels je lui ai donné
dix tonneaux de yin rouge, à raison de 240 francs le tonneau,
ici « 2400 fr.
, [J^ reçois des marchandises et j'en donne en retour; le compte de Marchandises générales doit donc être débité et cré^ 4îté. ] Je passe alors Tarticle au journal : (337).
ATT JOUBITAL Ûl
I J)u i3 Janvier ■ ' " , i.i.»,
45. J ai acheté de Martin 2g tonneaux de vin ^ à 4co francs le tonneau , que je lui ai payés comptant, sous Fescompte de 3 pour cent, ci. . • 11,600 fr.
[ Je reçois des marchandises ; donc le compte de marchandises générales doit être déhîté, La caisse fournit Targent que je donne à Martin; elle doit donc être créditée (t^); mais la caisse ne fournit pas toute la valeur de ces marchandise^ , puis-^ que je les paye sous Tescompte de 3 pour cent, c'est-à-dîre, ien retenant 3 pour cent sur le prix de leur valeur: alors je Toîs que je fais un bénéfice ; car , retenir 3 pour cent sur une somme que Ton payerait en entier à une époque plus reculée , c'est faire un bénéfice de 3 pour cent; le compte de profits et pertes doit donc être crédité (21).] Je passe alors Farticle au journal: (338).
'■' Da^i4 Janvier. — »
4^' J^aî vendu à Pierre ^§4onneaux de vin, à 44^ francs le tonneau, qu^il m'a payés en argent, sous Tcscompte de 3 pour cent, cî. . , , 1 3,200 fr.
[Je vends des marchandises; donc le compte de marchandises générales doit être crédité de la valeur de ces marchandises. L'acheteur, qui me payé comptant, retient \xxi escompte dé 3 pour cent sor la valeur de mon vin, et me donne le reste en argent; le compte de caisse doit donc êtreddiité délogent que je reçois, et celui de profits et pertes de Tescompte; car les 3 pour cent que Pierre retient sur la valeur de mon vin sont pour moi une perte. ] Je passe alors rartîde au journal : (339).
47. Dans ces dCux derniers exemples (45) > (4^) > "^ ^^^* con^ sidérer, \^. que, quand je paye comptant, sous Fescomptc, j© donne de Targent , et je fais un bénéfice quVn est convenu de m accorder; 2^. que, quand on me paye comptant, sous Tescompte, on me donne de Targent, et je fais une perte que j^ suis convenu de supporter.
On pourrait éviter dépasser éônturcs de ces articles de prxr-
2ft MAiriÈREDE PASSER LES ECRITURES
fits et pertes, en passant ëcrîtare de chaque achat on de chaque vente au prix seulement qu'on débourse ou qu'on reçoit en argent comptant, c'èst-à-dire , sans aucun égard pour Tescompte retenu ou accordé; alors Tarticle serait passé ainsi: Caisse à marchandises ge'nérales, ou au contraire, Marchandises GÉNÉRALES à CAISSE , ct ne comprchdrait que 1^ somme effectivement reçue. L^autre méthode est plus usitée, mais n'est pas préférable. La tenue des livres est Fart de tenir note, parles moyens les plus courts, de toutes les opérations que Ton fait j iconséquemment toutes les abréviations qui n'6tcnt rien à~ la clarté des écritures doivent être adoptées dans la pratique.
Il — — Du i5 J^nçler. ■
48. Tai acheté de Dupuî 10 tonneaux de vin de Médoc, à aocx)fr. le tonneau , et je lui ai fourni ce qui suit en payement dudit vin :
Mon billetà deuxmois de. acoo fiv
Un billet de Pierre, à trois mois. . , .• 2000
200 myriagr. , poids net , de savon, à 10 fr. . . . é 2000
En argent, sous Fcscompte de 3 pour cent. .... 4^®°
io,ocofr«
[Je vois que je reçois des marchandises; donc le compte de marchandises générales doit être débité. Je donne un billet à payer, un billet à recevoir, des marchandises, d^ l'argent, et je fais un bénéfice ; car Tcscompte que je retiens est un bé— tiéfice; donc effets à payer, effets à recevoir, marchandises générales, caisse et profits et pertes doivent être crédités.] Je passe alors Farticle au journal : (34o).
^ I ' ' — ■■ y' J)u 16 Jançier* • . '
49. J*ai vendu à Jean dix tonneaux de vin de Médoç , à 12Q0 fr. lé tonneau;' et il m^a fourni ce qui suit en payement s
ITT JO F EN AL. tB
Son Lîllet , à deux mois , à mon ordre , de. .... . 4^00 fr.
Un de mes billets qu^il m'*a remis ^ ordre de Dupui. . 20CO
200 mètres drap communia 10 fr* le mètre . • . aooo
JEn argent, sous Fescompte de 3 pour cent . • • . . 4^00
12,000 fr.
[Je reçois un billet à recevoir , un de mes billets que Ton me remet, des marchandises, de Fargent, et Je fais une perte ^47); donc eflfets à recevoir, effets à payer, marchandises générales, caisse et profits et pertes, doivent être débités. Je fournis des marchandises pour le tout^ donc le compte de marchandises générales doit être crédité du tout.] Je passe Fartice au journal; (341)* — ' ■ • Bu 17 Janvier,
5o. J'*ai pris, au pair, un billet de Jacques, de loooo fr. # et j^cn ai payé le montant compté, ci 10000 fr.
[ Prendre un billet sur la place, c'est Facheterj ^'ailleurs je vois que je reçois un billet à recevoir: donc le compte dVifettf à recevoir doit être débité. Je vois aussi que fcn fournis le montant en argent; donc la caisse doit être créditée.] Je passe Tarticle au journal: (34^).
.^— ».— -..H— .— — JJu 19 Janvier. ■ ■ ■ ■ ■
5i. J'ai négocié^ au pair, le billet de 10000 fr. de Jacques , et J'en ai reçu le montant compté, ci. . . .^ . ^ • . . 10000 £r»
[Négocier un billet, c'est le vendre j d'ailleurs , je vois que Je reçois de Fargent: donc la caisse doit être débitée. Je fournis un billet à recevoir; donc le compte d'e£fetd à recevoir doit être crédité. ] J'écris : (343).
■ ' . . • Du 20 Janvier • ' ■■
52. J'ai fait un billet de 10000 fr., à quatre mois, à l'ordre d'André, et j'ai fait négocier ce billet pour mon compte, sous l'escompte de 3 pour cent, ci ; ► loooo-fr*'
[Négocier un de mes propres billets, c'est le vendre pour de Fargent. D'ailleurs, je vois que je reçois de l'argent j donc
^4 MANIERE DE PASSER LES l^CRITURES
la caissfe doit être débitée : et que je fais une perte (47) ; donc le compte de profits et pertes doit être dél>ité. Je vois que je fournis un billet à payer; donc le compte d'^eifets à payer doit être crédité.] J'écris: (344), -— — — — Du 11 Janvier. — — —-.————
53. J'ai pris mon billet de 9000 francs , ordre de Dupuî*, et j^en ai payé le montant, sous la déduction d^'un escompte de 3 jîour cent.
[Prendre un de mes propres billets, c^'est TacLeter ; d'ailleurs je reçois un billet à payer j donc le compte d'effets à payer doit être débité. Ten donne le montant en argent , moins Tescompte; c'est-à-dire, je donne de l'argent et je fais un bénéfice (47) ; donc la caisse et profits et pertes doivent être crédités.] J'écris: (345).
^— p— *— — ' Du 2rî Janvier. i ' ■
54. J'ai pris un billet de Bonnafous, de locdb fr., à deux mois de ce jour, et j'en ai payé le montant sous la déduction d'un escompte de 2 pour cent.
[Je reçois un billet à recevoir; donc le compte d'effets k recevoir doit être débité. Je donne en argent la valeur de ce billet, moins l'escompte que je gagne 9 donc la caisse et profits et pertes doivent être crédités. ] J'écris : (346).
■Notfi. *Si on négociait ce billet , l'article qu'il faudrait passer , au journal serait l'inverse du précédent (54).
55. Si on prenait ou négociait une lettre de change à bénéfice pour, la lettre, il ne s^agirait que de passer le bénéfice ou la peHepar profits et pertes, et de débiter ou créditer les billets à recevoir de la valeur exprimée dans le billet pris ou négocié.
Supposons, par exemple, i^. que nous avons pris à Paris un^ lettre de 3ocofr. à traite jours sur Bordeaux, et à demi pour cent bénéfice pour la lettres Effets à recevoir doivent être débités des 3oco fr. valeur exprimée dans cette lettre, et profits et pertes doivent être débités des i5 fr., valeur du changea demi
pQur cent qu'elle gagne; enfin k caisse doit être créditée de^
AIT JOtJRITAL. aS
fr. 3oi5; 2t^. que nous Favons négociée au contraire; la caisse qui en reçoit le prix doit fr. 3oi5, savoir: à eflfets à recevoir . fr. 3ooo , et h profits et pertes fr • 1 5*
Mais la méthode indiquée (5 19), en abrégeant les écritures, comprend tous les cas imaginables ^ et dispense de multiplier les exemples (a)*
' ' Du 28 Janvier. ■ ' ' ' ■ "•
56* Tai vendu et livré à Guillaume 1 00 mjriagrammes ^ ; poids net, de savon , à 12 fr. le mjriagramme; le feu a pris, chez ledit Guillaume , et il a péri dans Fincendie qui a consu-r ïné toute sa fortune ^ ci. . . • 1 200 fr.
[Guillaume étant mort insolvable^ le montant de la vente que je lui ai faite tourne en pure perte j donc le compte de profits et pertes doit être débité. Je lui ai cependant fourni des marchandises; donc le compte de marchandises générales doit être crédité. ] J'écris : (347)^
■' — Du 24 Janvier. "