Quels que soient les rapports sous lesquels on eonsidère
{a) C» sont ceux dont on doit recevoir le moniant» ^\ C< sont ceux diont on doit payer le montant.
DE LA TKlflTE DES LIITftt»* 9
les comptes généraux , le négociant qui veut tenii^ ses livres en double partie doit se bien pénétrer des règles suivantes^ elles Mi^admettent aucune exception.
17. Le compte de marchandises civiuAhE» doit être d^itéée toutes celles que Ton achète , et crédité de toutes celles que Ton vend.
18. Le compte de caisse doit être débité de tout Taj^eat que Ton reçoit ^ et crédité de tout celui que Ton donne.
19. Le compte de BILLETS a recevoir doit être débité de ton* les billets de cette espèce que Ton reçoit, et crédité lorsqu^oa les donne ^ soit en payement, soit lorsqu^on les négocie^ ou après en avoir reçu la valeur à leur échéance.
20. Le compte de billets a payer doit être crédité .de tous les billets ^ue Ton souscrit et donne en payement, et débité lorsqu^on les reçoit y après en avoir pajé le montant à leur échéance , ou dans quelque autre cas que ce soît.
ai. Le compte de profits et pertes doit être débité de toutes les pertes que Ton prouve ^ et crédité de tous les bé^ néfices que Ton fait (a)** \
22. £nfin, pour se faire une idée exacte de ces comptes, il ne faut voir en eux que ceux du pëgocîant dont on tient les livres (^) , et il faut concevoir que débiter et créditer Tun de
(a) £n cpmptabiilité ob considère toutes les sommes perdoes ou dépensées pour compte du négociant dont on tient les livres , comme «jant été reçues par lui; et toutes celles produites par ses bénéfices oa revenus 9 comme ayant été fournies par lui. £tt un mot: quelle çue soit h» nature de ses pertes ou dépenses , ainsi (fue celle de ses^ bénéfices ou revenus^ il est censé rzcly oia. ou ayoia vleçv les sommes g ùe ses pertes absorbent, et vou^NIA ou Avoia fo^ami celles qu» ses bénéfices produisent*
(h) Le compte de marchandises générales fait voir le montant de toutes^ les marchandises 4U*il a reçues et fournies; celui de caisse ^ le montant de l'argent qn*il « reçu et fourni, celui des billets à recevoir^ ta totalité des billets de cette espèce qu^il a reçus et donnes; celui des billets à payer ^ ta totalité its billets qu*îl a faits en i>ayement cl de ceux qu'il a retirés; et enfin celui de profits et pertes lui fait voir ses pertes %% dépenses, ainsi (]i^ue sjês. bénéfices et leyenus*.
là I/A TEWUB DBS LIVRES»
ces comptes, cW débiter et créditer le négociant luî-méme: C^est sur cette invention qu'est fondé Tart de tenir les livres en double partie. ^
L'usage des cinq comptes généraux étant bicn^ conçu, tonte la science de la tenue des livres en double partie consiste à sa-^ voir passer, jour par jour, écritures sur un registre, de toutes les opérations du commerce que Ton fait à. mesure qu'elles ont Keu ; en débitant la personne (jid reçoit y ou le compte de Follet quetonreçoit^eten créditant ^dans le même article yla per-^ ^nne quijournit ou le compte de t objet que ton fournit*
23. La manière de passer les écritures sur ce registre, c*estâ-dirc, de rédiger les aiticles qu'on y inscrit, est aussi^ simple que natiirelle. Elle consiste à écrire en caractères d^u-gros,., en commençant chaque article, que tel individu ou tel comptedoit à tel autre individu ou à tel autre compte»
Ce qui s'exprime toujours par la formxde suivante : PiEBRE doit à Jean, etc., ou marchandises cifirERALEs doîventr à DuPtrrpour telle ou telle marchandise, ou pour telle raison , etc^ Et c'^est ce que l'on appelle débiter celui quîFdoît, etr créditer en même temps rîhdividu.ou le compte qui est créancier {a). a4« Après cela , il ne s'agit plus que d'ouvrir sur un second registre un compte par débit et crédit, tant pour chaque per*sonne que pour chaque nature d'objet qui est débitée et cré*ditée sur le premier j et de transporter sur le second, au déiit et crédit de chaque compte, tous les articles dont chaque compte est débité ou crédité sur le premier.
Voici l'ordre des écritures. Pour éviter les eixeurs, on écrit d'abord les articles sur un premier livre.
On les copie ensuite au net, mot à mot,, sur lé livre que laloi prescrit de tenir.
{a) En effet, débiter une. personne, c'est écrire qu'elle, doit; la créditpr, c'est écrire qu'on lui doit. Donc, écrire PiEREE doit à JEaR pour, etc., c'c^t bien réellement débiter le premier, et créditer eitmente temps le second..
DE LA TEHiTE DE§ LIVRES. tl
Ce n^est qn^après ces opérations que Ton ouvre des comptes sur uu troisième livre , tant aux personnes qu^aux choses qui iS9mt débitées ou créditées sur les précédens ; et que Ton transporte, au débit et au crédit de chaque compte^ les articles dont il est débité et crédité sur les livres prcédens.
2S. Trois registres sont donc nécessaires pour tenir les livres en partie double.
Le premier est cebii sur lequel on passe ou rédige en premier lieu les articles exactement , comme ils doivent Fétre au journal sur lequel ils sont copiés ensuite au net, mot à mot.. On le nomme Brouillard (à).
Le second, dont le précédent n^est que le brouillon , esMa base de tous les autres; doit être timbré,, paraphé, et fait foi en justice. Cest celui sur lequel il faut écrire jour par joue toutes ■ les affaires que Ton fait en déhitant le débiteur y et en créditant dans le même article le créancier. On le nomme'
JoURHJkL.
Le troisième est celui sur lequel on ouvre un compte par débit et crédit à chaque individu, ou à chaque objet qui est débité ou crédité au journal; et on porte, au débit et au crédit de ces comptes, les sommes dont ils sont débités et crédités au. journal.
Ce troisième registre est vulgairement nommé Grand livre eu Extrait, parce qu'il est ordinairement d^un grand format, et pai'ce qu'il est extrait du journal.
Mais on s*en forme une juste idée lorsqu'on le considère cemmC' le compte courant général de toutes les affaires inscrites au journal, puisqu'on les retrouve au grand livre clas- 1 ■ ■ ■ . ^
{a) Lorsque les parties doubles paraissareiii obscures et compliquées, ît pouvait être utile que Ton eût la précaution de passer en premier lien les articles sur un. brouillon, afin de les transcrire ensuite au net an îpamal. Maintenant que l'ïrt de tenir les livres est réduite à l'application <l*un seul et même principe , plusieurs négocians passent directement ias articles au journal sans (aire un br^iiillon., et tiennent un simplt mémorial au lieu de brouillon.. Yojres (3o).
*» DË'LA TXïrifE DES? LIVtttS. ^ »
fëes cft autant de comptes dîffërens que h nature de ces mé^es^ afiaires Texige {a).
Comme on le voit, cette méthode fait obtenir tous les r^ sultats d\in6 comptabilité générale parfaite^ par le moyen le plus simple^
En effet, en commençant cbaque article du journal par celte formule : tel doit à tel , etc. , toutes les affaires j étant inscrites par ordre de date comme la loi le prescrit (a) , et y étant par conséquent mêlées les unes avec les autres., on y distingue cependant clairement ce que le négociant, auquel ap?-
(a) En outre du purnal et du grand li>Te, il y a j^Iusieors tutrealivres en usages nommé , auxiliaires ou d^atde, tels que ceux de caisse^ .de marchandises^, de profits et pertes, le carnet d'échéances , etc«^ mais il ne sont tous- que des> recueils de notes- extraites du journaL, ou qu(S* l*on fait pour y consigner des détails dont on yeut que le journal ae soit pas surchargé»
Le nombre dés livres auxiliaires dépend de l^a volonté du négociant ou de la nature de ses affaires. 11 suffit de les \oir une fois ou d*c«i sentir rulilité comme moyen d*abréyiation , ou comme mémorial , pour être- aapable de^ \ti bien tenrr^ et même de- les établir par soi^méme^
On verra , dans la troisième partie de cet ouvrage, quMls sont d'un ^rand secours dans la pratique.
Mais ce qui consUtue en pasticulîer lia théorie des parties doublea offre seul un objet d*etude ;. tout ce qui concernent les livres auxiliaire» doit en être séparé , et se réduit à de simples notes, tenues dans un ordre ^ue chacun détermine arbitraivement , selon son goût ou s%s besoins»
Voyez If compte de caisse, folio 4 ^^ grand livre. £n supprimant rindication de» débiteurs et créanciers , il peut servir d« modèle d« livre de caisse, parce que ce dernier est tenu de la même manlèic, à cela près. Voyez aussi dans le même objet le compte de marchandise» ^nérales , folio I ; et celui de profits et pertes , fbliô 5 du grand, livre» Voyez encore, à la fin de ce registre-, folio i>6, le modèle diL carnet d^échéances.
On écrit , sur la page à gauche du lîvi>e de- caisse , ou de celut des. narchandises^etc, Targent ou les marchandises que l'on reçoit ; et sur la. page à droite, Targent ou les marchandises que Ton fournit; et il en est de même des autres livres. Le livre de factures n*est que U copie dca factures des mârchandi^s que l'on achète et ycnd ^ etc.
m LA TEVtrE J>B« LITACS. %3
{lartient le jçumal, a reçu en marchandises^ en. ai^^t, en billets, ses profit^ et pertes , comme aussi ce que cfaaque personne a reçu de lui et lui a fourni à terme ^ et cVst ainsi que Toa y prépare le dépouillement et la classification des différens articles de débit et de crédit quW y inscrit.
Classification 4{ui s^opère ensoîie. jour par jour^ lorsque transporte, au grand livre, au débit et au crédit de chaque compte^ les articles dont il est débité et crédité au jocumal.
On doit fdonc être, déjà conyaîncu que Texplication du principe sur lequel U faut rédiger le$ articles du journal avec celle de Tusage des cinq comptes généraux y constitue seule ce qui appartient en particulier à la tliéorie des parties doubles.
Tout ce qui n^est pas cela se compose de détails appartenant à la pratique , et qu^il suffit de voir une seule fois peur les bien connaître. Tels sont entre autres ceux relatifs au transport des écriturfss du joui:nal, aux comptes ouverts au grand livre ^ et, pour cette raison^ il nVn sera traité ^que dans la partie affectée, dans le présent ouvrage^ aux divçrs usages de la pratique.
En un mot, tunique objet d'étude qm appartienne en, partie isulier à la tenue des liçres en double partie , ofi qui constitue sa théorie j se réduit <i ce qui concerne la rédaction des articles du
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