TROISIÈME PARTIE
Instruction Pratique.
484- JlJ^exp^riefce a prouva depuis long-temps que la connaissance des principes établis dans les deux premières parties de cet ouvrage , et que leur application aux divers cas de la pratique qu^on y a proposés pour exemple , sufiiseutpour former de bons teneurs de livres.
Ce gui va suivre ne doit être considéré que comme des détails pratiques que Fusage ferait assez conaitre au besoin^ mais qu''il u^est pas inutile d^ajouter ici en faveur des personnes peu exercées à cbercher la solution de tous les problèmes possibles et Inapplication des principes généraux. . Par exemple , quelques routiniers , jetant les yeux sur la Tenue êtes livres rendue facile , ont cberché dans les pre inières pages la manière d'établir les livres^ et en tète du grand livre le compte de capital ^ ne trouvant ni Tun ni Tautre en ce lieu , ils en ont conclu que ce livre est de théorie , et non de pratique, (a) En effet; disent-ils , toutes les écritures
{à) Voyez dans ma Tenue des Ihres généralisée ce qaî est di;t d« Tab^ tnrdité de* préyentions des routiniers. La théorie de la tenue des liyrea est Tobjet de sept à huit pa^s d*inipression , on d*unc seule leçon ; tout le reste de renseignement est nécessairement pratique y puisqu*il coq« aîste à faire passer écritures anx élèves dNuie «uite d*a£faires sîmuUes , de U même manière que si elles étaient réelles y mais ils ne doivent
a58 ilf STRTJCTÎON
commencaDt par celles relatives à la mise de fonds et auî dî— Ters objets que possède Tindividu qui entre dans les affaires , renseignement de la tenue des livres doit commencer par cet objet important.
Cependant il est évident que, pour enseigner une science quelconque , il faut d'abord en dëmonti^er les principes généraux , et ensuite en faire graduellement l'application à tous les usages de la pratique : c'est ce que j'ai fait.
Démontrer en premier lieu les principes ; proposer une suite complète d'exemples sur la manière de les appliquer à tous les usages de la pratique ; ne compliquer ces exemples que graduellement 5 en faire passer écritures aux élèves d'euxnoLémes, sans autre guide que les principes 5. leur faire former y selon cette. méthode, un journal d'affaires simulées, commencées •ans capital, afin d'admeUre d'abord les. suppositions les plus simples , mais qui conduisent à en acquérir un ^ leur faire transporter les articles du journal au granfl livre ^ enfin leur faire faire la, balance générale des livres tn'est-^e pas rormer de vrais teneurs .de livres par la pratique comme par la tkéorie ? Etn^est-il pas évident que, par cette métbode^ ils acquièr^it une connaissance intime des principes , en même- temps qu'ils s^'exercent à remplir en tous points la tàcbe d'un teneur de livres , puisqu'ils tiennent effectivement les livres dans tous les détails dont ils sont susceptibles , qu'ils apprennent à les clore par balance de sortie , et par suite à les rouvrir par balance d'entrée, ce qui comprend la manière de les établir? Gom-
Itre guidés que- par les principe* généraux , et non par des explications propres à chaque cas en particulier. Tel est Tunique secret de former en très-peu de temps d*excellens élèves : avant que je Teusse divulgué , la longueur extrême- de Venseignement routinier , ainsi que' Tincertitude et rembarras des teneurs de livres qui passaient d^une maison daiis une autre ^ Ae prouvaient que trop l'absurdité de la méthode d'enseignement , à laquelle ^n a généuleoàcnt 9ub<titné la mienne.
PïlATÎQtJE. SiSg
tnenter renseignement dé' la tenue des livres par rétablissement des livres , ce serait commencer Tapprentissagè d^un sujet dont on voudrait former un aixhitecte , en exigeant qu'il conçût et dressât le plan d'une maison avec toutes les distributions désirables , et qu'il en combinât la construction selon toutes les règles d'un art qui lui est encore inconnu.
De Ici manière de commencer les liçres.
485. La manière de commencer de nouveaux Jivres ^ lorsqu'on a soldé tous les comptes ouverts sur les anciens est déj4 connue (3p4)»
De la manière cT établir des liçres en double partie ^pour unç personne qui r^en a jamais tenu*
486. Il faut faire faire à cette personne un inventaire général de tout ce qu'elle possède en immeubles , meubles 9 marchandises , effets en portefeuille , dettes actives , et de ce qu'elle doit par billets ou par compte \ et en supposant qu'elle possédât ,
En marchandises • • loooo fir*
£n argent. ....,........••» ^ ».••• • 2000a
En billets en portefeuille. • . • sSooo
En une maison en ville . • 35ooo
Que Pierre lui dût. ....•*..,... 5oooo
Et Jean. .......•••. 5ooco
487. Elle devrait créditer le compte de capital de tous cea objets, dont elle débiterait comme suit les débiteurs ordinaires:
DIVERS A CAPITAL, 190000 fr. comme suit :
M**'. G'*'. , pour celles en magasin , . « lOooO fr»
CAISSE, pour les fonds en caisse xoooo
EFFETS A RECEVOIR , pour ceux en porte-
feuille^ • • • 35ooo
MAISON EN VILLE, pour celle que je possède,
rue •••.....•••. .••••.•••^•••* 35ooô
Transportée • . • • 9Ô000 fr*
^^ i»»TBrrTio»
TroMspart^ • poooo fr*
FIERBE, qnTI me doit. 5oooo
JEA5 , idem. 5ocoo
1(XXXX> fr.
Et si tUe dewt :
Par billets. toxo fr.
A Pierre Dnprë locoo
A ManToidn » icoco
2ocoo fr.
Elle derrait passer Farticle suÎTant :