CAPITAL A DIVERS, fr. 3oooo
A EFFETS A PAYER. loooo
A PIERRE DUPRÉ. locx»
A MAUVOISIN looco
3oocx> fr.
Le compte de capital se tronrerait ainsi dëbilë de tout ce qo'^tni nëgociaiit doit , et crëdité de tout ce qu^il possède. L^ex— codant du crédit sur le débit serait le montant du rrai capital du négociant {a).
De la manière de passer écritures en double partie des différentes pièces d*une comptabilité non établie , et des notes inscrites sur des liçres auxiliaires.
489. S'il s'agit de passer les écritures arriérées d'mi comptable , ou même d'établir en entier ceUes qu'il a négligé de tenir y il faut :
(a) Le compte de balance d'entrée suppose qu*il a été &it une balance de sortie : néamnoios on pourrait encore commencer les libres en débitant loos les comptes débiteurs par le crédit de balance d'entrée, et en débitant celle-ci envers tons les comptfts qui sont créanciers , y compris celui du capital ; on pourrait encore commencer les livres par. un diyvs à divers : toutes les parties de l'actif fourniraient les débiteurs ; toutes celles du passif les créanciers ^ j comprii le compte de capital.
PRATIQUE. î6t
1*^. Obtenir de lui Tinventaire estimatif de Taclif qu'il pos*sëdait en commençant ses opérations , et de ses dettes passives ^ . «fin dVn passer ëcritores par capital y comme ci-dessus (4B6).
1^, Mettre en liasse, par ordre de dates, tous les documehs de sa comptabilité , afin d'^en passer écritures dans le même ordre , selon les principes généraux , ayant soin à chaque date , avant de passer à une autre , de prendre sur les livres auxiliaires les articles qu^ils fournissent de plus que les documens y et d'en passer écritures.
Hîen de plus -facîk , an premier coup d^œil et en principe ^ que cette opération , rien de plus ennuyeux et de plus pénible dans la pratique j non qu'il y ait dans ce travail aucune difficulté réelle , mais uniquement parce qu'il arrive presque toujours que les documens fournis étant incomplets , ta caisse , les eJOfets en portefeuille, les effets à payer en circulation, lasituation du magasin , et les comptes eourans dès particuliers , en un mot , l'inventaire actuel du comptable, ne cadrent j^as avec les résultats des écritures établies. On est donc assujetti à une infinité de recherches , de dépouillemens , et assez souvent , après avoir plusieurs fois surchargé les écritures du grand Kvre, à le refaire à plusieurs reprise?.
L'usage du registre appelé Journal grand liçre^ ou compte courant génép/al (a) , abrège cette opération d'une manière étonnante. En effet , en passant les articles wi journal grand livre , si on a le soin de laisser au-dessous de chacun un espace en blanc , comprenant deux ou trois Kgnes , le montant dés articles écrits, étant porté dans les colonnes qur tiennent lieu de
{a) J*ai fait faire de ces iegî»tx«s en papier grand-^jésas , rayé, arec colonnes , et têtes- de colonnes , ^svis eri taille - douce. « Chaque feuille peut contenir iio articles da journal en partie double, et 220 articles ^ grand livre. Prix l fr.. la Cenillctf La main , reliée à dos ^risé , en carton, dosen basanne , ^4 francs. On en trouve chez Fauteur , à.Parifr, me dea Vieux» Augnstins , n^. 10. Pour vous former une idée exacte de leur usage ^ rompez ma. aottftlie raétliode pour tenir les^liyres par le moyen d'un seul registre , p. 2gc^
262 IIISTBUCTION
grand livre, fait connaître si tout est d'accord avec Fétat, réel de situation du comptable ; et, dans le cas où il y a lieu à une quantité quelconque de rectifications pu à obvier à des omis^ sions , on en passe écritures dans les espaces laissés en blanc au journal } puis on porte les sommes dans les colonnes , ou on fait aux résultats toutes les rectifications nécessaires. Par ce mojen y on parvient à produire le résultat exact, en évitant non— seulement de refaire à plusieurs reprises toutes les écritures du grand livre y mais encore en évitant de les faire une seule fois.
Lorsque tout est enfin régularisé par un travail qui n'est pas le quart de celui qu'aurait coûté le brouillon d'un journal et d'un grand livre ordinaires , et lorsqu'il s'agit de fournir un journal et un grand livre séparés , on fait mettre au net ^ mot à mot , sur un journal ordinaire , tous les articles de la page à gaucbe du grand livre , puis on les fait transporter sur un grand livre aux comptes respectifs qu'on j a ouverts ; et , cette opération étant bien exécutée , le résultat de ces écritures est nécessairement exact comme étant le même que celui da journal grand livre.
Mais ce qui prouve l'abréviation étonnante que celui-ci assure , c'est qu'un copiste emploie quatre fois plus de temps à mettre au net et à transporter au grand livre , que n'en a ena— ployé celui qui a passé les écritures au journal grand livre , et qui a produit le résultat dans toute sa perfection.
Le total de ces deux opérations réduit le. travail au tiers du travail ordinaire ; assurer cette vérité , cest répéler le secret de la simplification d'une opération si longue et sijatigemte , ^u elle est toujours trk s— chèrement payée , lorsqu'on ne peut éviter de la faire faire.
Mais , en outre de rétablissement des livres conformes à des documens produits et aux métbodes connues, il s'agît souvent d'en créer , soit Jour une comptabilité compliquée , ou d'un ordre extraordinaire , soit pour une brancbe nouvelle de commerce ou d'industrie qui nécessite la création d'un grand
nombre de comptes sépares , sans lesquels il serait impossible de coanaitre le résultat des opérations. ,
En un mot , il s^agît souyent de créer les livres les plus convenables à telle ou telle nature de comptabilité,
JJe r étahiissement des liçrts qui contiennent le mieux à chaque nature particulière de comptabilité,
490. Tout bonmie qui a le sens commun peut savoir la tenue des livres dans tout ce qui la constitue essentiellement; mai» pour établir les livres les plus convenables à une comptabilité quelconque , il faut d'abord savoir s'en former une idée exacte dans son ensemble et dans tous ses détails ^ comme dans tous les objets qu''elle se propose ; ensuite il faut considérer quels fiont les moyens d'exécution qui sont à sa disposition , et les frais qu'elle peut comporter j enfin il faut avoir des connaissances assez étendues pour être en état de créer les procédés nouveaux qui lui conviennent le mieux. Or , on conçoit que , lorsqu'il s'agit de se former l'idée de tous les détails d'une administration oii dVn commerce auquel on est étranger , il n'y a que l'bomme qui a l'esprit le plus exercé , les connaissances -et les vues les plus étendues et le travail le plus facile , qui soit propre à saisir tous ces détails sans s'y méprendre^ et à les coordonner de la manière la plus simple et la plus parfaite.
Tout routinier, tout bomme à vues courtes, ou entêté de ses procédés minutieux, ne pouvant réussir à bien juger de ce qu'il doît emprunter des autres et tirer de son propre fond , ni à se faire comprendre des agens subalternes , ni à les comprendre, n'est nullement propre à ce genre de travail.
491. Loi*sque les opérations d'une manufacture, 4'mi éta- Wîssement ou d'une administration quelconques , sont compliquées, et comprennent une multitude de détails, i*îen de plus important que le cboix de celui qui doit en établir les livres et en général rien de plus important que le choix cCun homme chargé d^ établir des liçres ; car , lorsqu'il a bien rempli cet objet ; les écritures étant établies sur des bases simples et so-*
264 iirsTRucTioir
lîdes , tout marclie ensuite avec une extrême facilite , et avec un petit nombre d^agens d'*un mérite commun ^ tandis que ce travail, ayant été confié originairement à un manœuvre de Tart j demeure toujours compliqué j toujours sujet à faire opérar d'Anne manière incertaine ceux qui doivent le continuer , toujours imparfait , ou plutôt toujours à refaire ; en même temps qu^il est jonmellemcnt double ou triple de celui qui» étant fait sous de meilleures directions , aurait donné sans effort tous les résultats désirables.
492. Comme il est presque impossible de donner des règles certaines sur cette nature de travail , je me bornerai à donner ici quelques indications.
1^. Il faut feire, ou faire faire un inventaire de l'actif et passif actuels ;
2^. Il faut prendre connaissance de Tusage et de la forme de tous les livres auxiliaires , s'il j en a , et de toutes écritures existantes , quelle que soit leur imperfection 5
à^. Il faut s'informer avec uije scrupuleuse attention de tous les objets qui peuvent étrp la matière des comptes à rendre séparément ;
4°« l^cs moyens déjà existansetde ceux dont on pourra disposer, pour tenir note des opérations , à mesure qu'elles auront lieu ;
5®. Il faut ensuite, autant que cela est possible, comprendre dans une même classe toutes les recettes et dépenses d'une même nature , afin de ne former que le plus petit nombre possible de classes distinctes des valeurs que l'on reçoit et que l'on fournit , qui sont souvent de différentes dénominations , quoique de même nature , et de former cependant luie classe séparée de cbaqué espèce de valeur , de recette ou de dépense , dont il s'agit de rendre compte en particulier.
6^. Lorsqu un trèp-grand nombre de détails oblige à ouvrir un nombre considérable de comptes particuliers sur des livres auxib'aîres tenus par les agens des opérations , il faut laisser tous CCS détails particuliers , ainsi que tous ces comptes relégués sur ces livres, et ouvrir un seul compte général pour
tous les indÎTidas que ces comptas particuliers concéi^ncnt. Par ce moyen on simplifie au plus haut point la comptabililë qu'il s^agit d'établir en double partie , sans rien changer aux détails.
7^. Conséquemment il faut conserver tous les livres auxiliaires nécessaires pour tenir note de ces détails , et ces livres seront le développement des comptes généraux par lesquels oa peut simplifier et centraliser la comptabilité à établir.
S^. Enfin , pour tracer la marche à suivre , il faut faire la liste de tous les comptes généraux à établir , et indiquer clairement les cas où ils doivent être débités et crédités.
Il faut auFsi faire celle des livres auxiliaires nécessaires , établis , autant que possible . sur des bases connues de ceux qui doivent les tenir , afin de ne pas les faire sortir du cercle de leurs habitudes.
9^. Il faut commencer les livres par les articles relatifs aux différentes parties de l'inventaire actuel , dont on passe écritures conformément au plan qu'on a adopté.
Pour sortir du vague de ces indications , faisons-en l'application à l'établissement des livres d'une manufacture qui a uii très-graud nombre de menus débiteurs et d'objets de comptabilité^ réunît des détails nombreux.
PROJET
If établissement de liçres comprenant tant les comptes relatifs à la manufacture de poteries et de vaisselle de terre à pipe ,
établie à C. , ^ue ceuœ relatifs au dépôt général de ces
objets établi à Paris y ainsi que les directions des écritures à tenir.
493. n 7 a deux associés principaux et des actionnaîi^es propriétaires du terrain sur lequel la fabrique est établie 5 ces actionnaires, outre les loyers , ont une part dans les bénéfices.
On fait des ventes , des receltes et dépenses à C.#..« , comme dans le dépôt général établi à Paris.
aflÔ ÎNSTRTTCTIOir
Les venle» faites à des marchands qui viennent successivement pendant la durée du jour se pourvoir , qui débattent les rabais avec les commis , qui payent des à-comptes ^ payent des livraisons anciennes y etc. , et qui se succèdent presque sans interruption en très grand nombre , nécessitent indispensablement un livre de rente et de recouvremens , tenu dans le magasin par les commis qui font les livraisons ^ et un livre de comptes courans , sur lequel chaque marchand ayant un compte établi voit coucher ses achats aux prix et rabais convenus , ainsi que ses payemens. H y a des livres auxiliaires semblables tant à C......
qu'^à Paris , et ils sont considérés comme brouillards ou mains courantes des ventes et de leurs produits.
Il y a , ou on peut avoir jusqu''à trois ou quatre mîUe comptes courans semblables , comprenant chacun ime mfinité de détails longs et minutieux.
Il y a également plusieurs comptes courans plus importans , avec de gros fournisseurs ou commettans.^ •
Il y a en outre des livres auxiliaires indispensables , tels que ceux de caisse y de frais ^ d^achats de matines premières , de comptes courans tenus pour de menus créanciers , tels qu^ou— vriers oti menus fournisseurs , etc.
On tient un livre de caisse et un livre de frais tant à C......
qu^'à Paris.
Il s^agit d'établir au dépàt de Paris la comptabilité générale
et d'y comprendre celle de C , qui doit cependant en être
en même temps distinguée.
Les associés ont fourni un inventaire général de leur actifs et de leur passif y où leur capital réel est liquidé , et où leurs dettes actives , litigieuses et mauvaises ^ sont distinguées y ainsi que quelques créances douteuses.
Cette comptid)ilité exige les comptes généraux suivans :
Comptes géjîérau,Té D'abord les cinq comptes généraux ordinaires tenus sur les
PIATTQTTE, 267
principes dëjà connus (i6). I^s comptes de meubles et frais généraux tenus idem.
Compte de lajabrique de C...»
Ce compte est ouvert :
494» i^« Pour être débité, de la valeur de toutes les parties du mobilier qui constituent et agencent cette fabrique ; de toutes les matières premières , biscuits et potrTÎes achevées qui existent tant à C qu'à Paris; le tou^ au prix de l'estimation
porté sur Tinventaire. Il sera débité en outre dans le courant de Tannée de tous les frais de fabrication , de construction , loyers , achats de bois , de matières premières , de confection d'ustensiles , etc, ; en un mot , de toutes les dépenses qu'occasionnera la fabrique ;
7^, On le créditera chaque jour , en un seul article , du produit des ventes , déduction faite de toutes les remises ou rabais par le débit de caisse pour les ventes au comptant , et par le débit du compte de divers débiteurs (499) pour celles faites à terme ;
3^. A la fin de Tannée , on le créditera par balance d'entrée de la valeur de tout le mobilier et marchandises qui existeront à cette époque j et on le soldera par profits et pertes.
Du mouvement des matières premières.
495. Si on voulait se rendre compte en particulier de l'emploi de chaque nature des matières premières , on le pourrait par des comptes qui leur seraient ouverts par entrée et sortie sur des livres auxiliaires.
Des détails ^relatifs aux Jrais,
496. n y aura à C... un livre de frais , où ceux de chaque nature pourraient avoir un compte courant séparé.
Le compte de frais généraux tenu à Paris ne comprendra que les frais de commerce j tels que loyers des magasias et comptoirs du dépôt , frais de bureaux ^ appointemens de commis, etc.
^68 itrsTRvcrfoir
Du mouçement des objets fabriqués.
497. Toute comptabilité en double partie ne peut avoir pour objets que les valeurs numéraires seulement.
Les mouvemens des objets en nature ne peuvent être étaUis et suivis que sur des livres auxiliaires tenus par entrée et sortie j et sur lesquels on ouvre autant de comptes que Ton veut établir de distinctions entre les divei'scs natures d'objets^ ou que par de simples notes.
Ainsi , si ou voulait avoir le mouvement général des objets fabriqués à C , il faudrait porter sur le livre auxiliaire destiné pour cet objet, comme entrés y tous les biscuits et toutes les poteries confectionnées ; comme sorties toutes les poteries vendues et toutes celles expédiées au dépôt général établi à Paris j observant de porter en entrée ou en sortie cbaque objet au compte qui lui serait ouvert en particulier.
Ce qui ne serait pas en sortie devrait être en magasin. On tiendrait un semblable livre à Paris , Ar lequel on porterait
comme entrés tous les objets de Tenvoi de C. -, et comme sor-^
tisj tous ceux vendus ou cassés, soit en route ou en magasin.
Mais lorsqu^il s'agit d^objets aussi fragiles , et que les associés ont réciproquement la confiance , saQS laquelle nul établisse-* ment ne peut prospérer , les livres auxiliaires relatifs aux moumens d'objets en nature ne sont pas indispensables.
Des emballages.
498. n 7 a un commis cbargé des détails des frais d'emballage j it tient note de ce qu'ils coûtent , et on lui donne une somme pour les payer , dont il rend compte en détail.
Du compte cCemballage. .
i^. n faut le débiter des sommes confiées au commis, qui en rendra compte en détail ^
2^. Il faut le créditer des emballages fournis , et portés esk compte aux acbeteurs.
On le soldera par profits et pertes.
l»RATÏQtrE. 26q
Du compte de ^jHçers débiteurs.
ioQ. Ce compte est ouyert pour réunir les résultats de touf les comptes courans {a) tenus dans les magasins par les commis chargés de la vente (5oo).
1^. Ce compte doit être débité en un seul article du total des sonmies dues par les bons débiteurs nommés au détail sur Tinventaire , cl qui ont chacun un compte courant particulier sur le livre auxiliaire tenu eh magasin 5 ensuite il doit être débité chaque jour , en un seul article , du total du produit net des ventes faites à terme dans la journée ^ et détaillées sur lea livres auxiliaires des ventes et des comptes courans \
1*^. 11 doit être crédité chaque jour , en un seul article , des pa^emens faits par les divers débiteurs , et des rabais qu^ils ont exigés pour diminuer leur débit \
3°. A la fin de Tannée, ce compte doit être crédité par balance de la valeur des sommes dues par les bons débiteurs feulement , négligeant entièrement les sommes dues par les mauvais.
{a) Supposons, par exemple , qu*!! y ail cinquante mille légionnaires, leur nombre exige que le payement de leurs pensions %s\\ fait par divers agens. Ces demiess tiennent note de ces paycmens au compte ouvert à chaque légionnaire tous le numéro qui lui est affecté , etc. ; voilà cinquante mille comptes courans. Cependant la grande chancellerie de la légion a une comptabilité générale relative aux diverses propriétés de la légion , à la gestion de it^ agens, aux affectations de fonds faites par le gouvernement pour le payement d'une partie des pensons; aux recouvremens et paycmens faits pour compte de U légion par les riceveurs et payeurs généraux, aux affectations de fonda qu'elle fait à tt% payemens particuliers , et aux payemens effectués des pen-sîons , etc. On conçoit que cette comptabilité a un certain degré de complication : pour la simplifier en ce qui concerne les légionnaires en particulier, on leur ouvre un seul compte, que l'on peut créditer en masse ^z% fonds affectés chaque semestre, par exemple, an payement de leurs pensions, et 00 peut débiter par contre les comptes on les agens qui reçoivent la valeur de CCS affectations de fonds. Les bordereaux des payemens effectués étant fournis par ceux qui ont fait ces payemens « on peut en débiter en masse chaque semestre le compte des légionnaires , et créditer par contre les comptes ou les agens qui ont fourni la valeur dç ces payemens. ^
2^0 INSTRUCTIO]»
EnGn il faut solder ce compte par profits et pertes , sî tous le& mauraîs débiteurs ^ont insolvables.
Dans le cas oii une partie des débiteurs serait douteuse , il
faudrait créditer le compte de divers débiteurs par le débit du
compte ouvert aux débiteurs douteux , et solder par profits et pertes.
Du livre auxiliaire des ventes*
5oo. n sera tenu en deux parties , Tune pour les jours pairs , l^autre pour les jours impairs, afin que le teneur de livres puisse avoir une des deux parties ^ tandis qu^on couche les articles sur Tautre.
Pour faciliter les écritures en double partie , on pratiquera au livre des ventes et recettes qui leur sont relatives , en outi*e de la colonne ordinaire où Ton place le montant de chaque vente et recette , i'^. une colonne po'ur y sortir le produit net de chaque vente au comptant ; 2®. une autre pour y sortir celui des ventes à terme 5 3^^. une troisième pour y sortir les recou— vremens faits sur les ventes à terme , ainsi que les remises ou rabais exigés par les marchands , en déduction des sommes précédemment portées à leur débit.
Chaque soir les sommes seront sorties dans ces colonnes», au bas de chacune desquelles on en fera Taddition. Par ce moyen , le livre auxiliaire des ventes et recouvremens relatifs étant remis le lendemain au teneur de livres , il verra au bas de chaque colonne, 1^.' la somme totale des ventes au comptant de la veille , dont il passera écritures en un seul arlicle j 2^. des ventes à terme j 3^. et des recouvremens ou rabais , dont il passera également écritures pour chaque objet en un seul article.
Ces colonnes ont pour objet d^épargner au teneur de livres la perte de temps qu^exigerait chaque jour le dépouillement du livre des ventes et recettes relatives.
Du compte des diçers débiteurs de C»
Chaque mois , lé gérant de la fabrique établie à C envoie
-au dëpôt gënëral établi à Paiis la note des opérations faîtes à C
On tient à C....... pour les opérations qui s'y font, un lîvre
auxiliaire de caisse , un livre de ventes et recettes relatives à ces ventes , sur les mêmes principes que ceux tenus à Paris pour les opérations faites au dépôt général établi.
'5oi. Cela posé , les divers débiteurs de C..:.., ont un compte ouvert sur les livres en double partie tenus au débit établi à Paris.
1^* Ce compte doit être débité en niasse de toutes les ventes à terme faites à C... par le crédit de la fabrique 5
2*^. Il doit être crédité du montant des payentens effectués
par ces débiteurs, par le débit de la caisse de C (5o2). U
sera soldé par balance.
Du compte de caisse de C......
502. i^. Ce compte doit être débité de tous les fonds que les agens du dépôt établi à Paris envoient à C pour les dépenses journalières , desquels fonds la caisse de Paris sera créditée , ou celui qui les fournit j il sera aussi débité du produit
net de toutes les ventes opérées au comptant à C , dont la
fabrique sera créditée (494) ^^ t<>"S les payemens faits en espèces par les divers débiteurs de C...... , qui en seront crédités
(5oi), et de tous les fonds qui pourraient y être versés appar-^ tenant à Tun des associés qui en serait crédité ;
2°. Ce compte doit être crédité de tous les débours faits à C..... , parle gérant, desquels débours la fabrique ou les comptes respectifs seront débités , à mesure qu'on en aura connaissance , par le compte de recettes et dépenses fourni chaque premier du mois par le gérant de C.
Écritures relatives aux opérations faites a C. , étrangères a
la caisse,
503. Quant aux écritures à passer , relatives aux opérations étrangères à la caisse de &.# »• ; faites dans le courant d^ moift
:t^2 ÎKSTBrCTIOJf.
par Ifî garant , telles qu^achats à terme , rentes à terme y mandats fournis sur le dépôt général établi à Paris ^ il en sera passé écritures chaque mois à Paris ^ quand on recevra le compte du gérant , et on y débitera et créditera les comptes respectifs des articles dont il n^aura pas déjà été passé écritures dans le courant du mois : car on passera écritures à Paris de tous les débours faits pour acquitter les mandats du gérant de G...^. et de ces achats payables à Paris y à mesure qu on y fera ces débours , dont on créditera les comptes qui en fourniront la valeur ^ et dont on débitera les comptes à la décbai'ge desquels
on les fera.
Des débiteurs douteux.
5o4. i"« Ce compte sera débité, en commençant les livres du montant des sommes dues par les débiteurs de ce genre ^ nommés au détail sur Tinventaire , et débité ensuite par le crédit des divers débiteurs du montant des sommes dues par ceux de ces derniers qui seront devenus douteux (49*)) î
2^. Ce compte sera crédité des recouvremens qu''oD opérera , et lors de la balance il sera crédité par le débit de celle-ci des sommes qui se trouveront dues aloi^ par les .débiteurs qui peuvent encore être considérés comme étant douteux.
Le montant des sommes dues par les débiteurs devenus mauvais sera passé pour solde par profits et pertes.
Des diçers créanciers litigieux.
1®. On créditera ce compte des dettes passives litigieuses portées sur Tinven taire ; et dans la suite on le créditera de celles de même nature qui s'établiront j ,
2*^. On débitera ce compte des valeurs fournies en payement aux créanciers litigieux \
3*^. Lors de la balance générale , on le débitera envers balance du montant des sommes qui resteront dues aux créanciers litigieux.
On soldera enfin par profits et pertes.
Des divers déhiteurs litigieux.
So5; 1 ^. On débitera ce compte des sommes dues par les dëbî-* leurs lîgîtieux portés sur rinvenlaîre , et des nouvelles créances litigieuses qu^on pourra acquérir dans la suite;
a**. On le créditera des valeurs reçues en payement des créances litigieuses ; et lors de la balance générale , on le créditera par balance de la valeur de celles des4;réances qui seront encore à recouvrer à cette époque j
On soldera ensuite par profits et pertes.
Des divers menus créanciers.
5o6. Divers ouvriers ou fournisseurs de menus objets ont chacun ou peuvent avoir chacun un compte courant ouvert sur un livre auxiliaire ^ qui suffît pour qu^on soit en règle avec «ux.
607. Oft crédite leur compte courant des fournitures qu^ils font ou des journées qui leur sont dues.
On débite leur compte courant des sommes qu^on leur donne en payement.
Or , lorsqu^on les paye en argent , les sommes qu^on leur donne font partie de celles portées au crédit du livre de caisse.
Cela posé , en passant les écritures en double partie , il ne g^agit que de débiter la fabrique et de créditer la caisse.
5o8. Mais si Tinventaire fourni comprend les menus créanciers , îl faut leur ouvrir un compte ,
1*^. Qui doit être crédité en masse de ce qui est dA à ces créanciers diaprés l'inventaire , et qui devra être crédité dans^ la suite , chaque mois , de ce qip leur '-era dA d'^après le livre cil leurs comptes courans sont établis ;
2^. Qui devra être débité de toutes les valeurs qu^on leur donnera en payement, et soldé par balance.
jj^^ IKSTEUCTlOir
Des particuliers qui doiçerU açoir chaàun un compte séparé.