SELS EMPLOYÉS
augmentation
diminution
pour 100.
pour 100
Chlorure de calcium (1.37 °/oo). •
Nitrate de calcium (i °/o). • .
Sulfate de calcium (1.34^/00) . .
Superphosphate de chaux (i.4**/o)
Chlorure de sodium (3 °/oo). • .
Nitrate de sodium (3.5 °/oo) . . .
Sulfate de sodium ^3.5*^/00). . .
Phosphate de sodium (3 °/oo) . •
Carbonate de sodium (3 «/po) . .
Chlorure de potassium (3 °/o) . .
Sulfate de potassium (3 «/o). . .
Nitrate de potassium (3 ^/oo). • •
Phosphaté de potassium (3 °/oo) •
faible
Sulfate d'ammoniaque (3 «/oo) . •
Chlorure de magnésium (3 °/oo) .
Sulfate de magnésie (3 °/oo). • •
Tous ces essais (sauf pour le chlorure de calcium) ont été effectués sur la terre limoneuse d'Arcbevilliers dosant pour 100 :
S^ble siliceux 14,40
T^imon siliceux 64,40
Limon calcaire 0^05
Argile brute 21,15
On comprend trèsbiôn que les composés calcique,
PROPRIÉTÉS PHYSiaUES I35
accroissent la perméabilité et que le volume d'eau recueilli après 24 heures soit considérablement plus élevé Ces corps déterminent la coagulation de l'argile et provoquent une meilleure agglomération ; en outre, ainsi que je Tai observé maintes fois, ils mobilisent la potasse et transforment ainsi une fraction de Targile colloïdale en argile non colloïdale. Mais on ne voit pas pourquoi les sels de soude et de potasse exercent une action toute différente. A cet égard, les résultats de l'expérience paraissent plutôt douteux. J'ai reconnu, en effet, il y a une dizaine d'années, que les alcalis et les carbonates alcalins fixes modifient la nature et la plasticité de l'argile : le degré colloïdal augmente. Et l'action du carbonate de sodium^ qui est cinquante fois supérieure à celle des autres sels sodiques — dans ce sol très pauvre en calcaire — permet de supposer que le carbonate de potasse aurait produit le même effet.
La moindre influence des autres sels alcalins s'expliquerait par ce fait que leur transformation en carbonate n'est guère possible en raison de l'absence du calcaire terreux. D'autre part, leur dédoublement aboutit à la production d'un sel de chaux dont l'influence contraire peut, au début, modifier ou masquer le sens du phénomène. La moindre intensité des composés sodiques et potassiques, par rapport aux carbonates, ne peut avoir, selon nous, d'autre cause déterminante.
iVoiis adpfiettrons donc que si les composés ca/c/ques augmentent la perméabilité, les alcalis et les sels alcalins, amenés à l'état de carbonates, agissent toujours en sens inverse, mais à des degrés différents, suivant leur nature et la richesse du sol en calcaire.
Mouvement de l'eau dans le sol. . — Il se produit, dans le sol, des mouvements incessants qui ont pour
résultat de renouveler le contact des fluides avec les particules terreuses. Ces mouvements sont dus à des causes multiples : pesanteur, attraction moléculaire, évaporation. La pesanteur détermine un courant descendant : elle permet à Teau de s*infiltrer et de s'emmagasiner dans les couches profondes ; l'évaporation^ au contraire, provoque un courant ascendant : elle ramène Teau vers la surface. Quant aux actions moléculaires, elles se manifestent entre les particules et tendent surtout à rétablir l'équilibre à chaque instant troublé. 11 convient de remarquer, en effet, que si les molécules de liquide étaient soumises à la seule influence de la tension superficielle y elles n'auraient pas assez de mobilité pour provoquer un écoulement (infiltration) : les échanges ne se produiraient alors que par diffusion. Quand les canaux capillaires sont trop étroits (sols essentiellement argileux), l'infiltration de Teau s'affaiblit, l'écoulement s'arrête, parce que tout le liquide est soumis à l'attraction moléculaire. Celle-ci varie avec la nature des solutions : les engrais alcalins accroissent la tension superficielle de l'eau, tandis que les superphosphates et surtout les matières organiques (humâtes) la diminuent, comme en témoigne le tableau suivant :
VALEURS DE LA TENSION SUPERFICIELLE (en dynes par cm*)