‹ La terre arableChapitre 44 sur 77 · PROPRIÉTÉS CHIMIQUES · texte numérisé non relu

PROPRIÉTÉS CHIMIQUES

tion du phosphate n'est pas intégrale. Même après un contact de quinze jours, il reste encore dans la solution 24 pour 100 de Tacide phosphorique initial. Au contraire, tout le phosphate est absorbé en huit jours par la tourbe incinérée. V humus serait-il un obstacle à la rétrogradation ? Cela paraît vraisemblable. Le même fait se produit, d'ailleurs, avec les tourbes de Palluel et d'Abbeville. La terre franche présente aussi ce caractère, cette particularité inattendue.

L'absorption des phosphates solubles est-elle proportionnelle à la quantité d'humus ou à la dose de calcaire ? Les essais que je viens de relater prouvent péremptoirement qu'il y a un rapport étroit entre la fixation de l'acide phosphorique et l'abondance de rhumus ; mais je n'ai pu, cependant, établir de proportionnalité absolue, puisqu'il y a simultanément absorption et rétrogradation.

Visiblement, si l'humus agissait seul, c'est la tourbe d'Abbeville — la plus riche en matières organiques — qui absorberait le maximum de phosphate ; en réalité, c'est celle de Brunémont qui vient en première ligne. Il en résulte que le coefficient d'absorption de ces sortes de sols ne dépend pas exclusivement des doses respectives d'humus et de calcaire, mais plutôt du rapport suivant lequel ces éléments sont associés. On trouve en effet :

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